SCÈNE XI. — ARGAN , LOUISON
LOUISON
Qu'est-ce que vous voulez, mon papa? ma belle-maman ru à dit que vous me demandez.
LE MALADE ÎSÎACn^ViRE.
ARGAW.
OuL Venez çà. Avancez là. Tournez-vous. Levez les yeux. Regardez -moi. Hé?
LOUISON
Quoi, mon papa?
Là.
Quoi?
ARGAN
LOUISON
ARC AN
N'avez-vous rien à me dire?
LOUISON
Je vous dirai , si vous voulez ', pour vous déseiiuuyer, le 5onle de Peau d'Ane, ou bien la fable du Corbeau et du Renard, qu'on m'a apprise depuis peu '.
AUGAN.
Ce n'est pas là ce que je demande.
LOUISON
\juoi doue?
aRGAN.
Ah! rusée, vous savez bien ce que je veux dire!
LOUISON
Pardonnez-moi, mon papa.
ARGAN
Est-ce là comme vous m'obéissez?
LOUISON
yuoi ?
ARGAN
Ne vous ai-je pas recommandé de me venir dire d'ubord U)\d ce que vous voyez?
LOOISON.
Oui, mon papa.
ARGAN
'.>'avez-vous fait?
LOUISON
Oui, mon papa. Je vous suis venue dire tout ce q-jjS i'ai vu.
' "iTraii'i i.s publia le conle de Peau (TAne qu en 1694. Il le recueillit de la ttn.ii'tit; des nourrices et des (letits enlants, comme le coostaie ce passage d« Bi.ii, 10, (écrii en 1673), ci comme on peui !e voir dans le Recueil des pièce: et». ruums tt nouvtlUs, tant en prose quen vers. La Haye, 16$4, tome 11, p. 21, 8tc«