‹ uvres complètes de MolièreChapitre 511 sur 553 · ACTE II, SCÈNE XI. (j.y · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XI. (j.y

ARGAN

Et a'avez-vous rien vu aujourd'hui?

LODISON.

Non mou papa.

Non?

Non, mou papa.

Assurément?

Vîsurémeut.

ARGAN

LOUISON

ARGAR. LOtlSON.

ARGAN

ûli çà, je m'en vais vous faire voir quelque chose, moi.

LOIISON , voyant une poignée de verges qu'Argan a été prendre»

Ah ! men papa !

ARGaN.

Ah! ah! petite masque, vous ne me dites pas que vous Bvez vu un homme dans la chambre de votre sœur !

LOCISON, pleurant.

Mon papa !

ARGAN , prenant Louison par le bru

Voici qui vous apprendra à mentir.

LOUISON , se jeiaut à genoux.

Ah! mon papa, je vous demande pardon. C'est que ma lœur mavoit dit de ne pas vous le dire ; mais je m'en vaii TOUS dire tout.

ARGAN

Il faut premièrement que vous ayez le fouet pour avsiî Lfenti. Puis après nous verrons au reste.

LOCISON.

Pardon, mon papa.

ARGAN

Non, non.

LOUISON

Mou pauvre papa, ne me donnez pas le fouet. '

ARGAN

Vous l'aurez.

LOUISON

Au nom de Dieu, mon papa, que je ne i'aie pas: "»• 37

t)ôO LE MALADE IMAGINAIRE.

âRGAN , vouiaot la fouetter.

Allons, allons.

LOLISON.

Ah ! mon papa , vous m'avez blessée. Âllendez ; je sak morte.

(Bile contrerai l la morte.) ARGAN.

lloià ! Qu'est-ce là? Louison, Louison ! Ah! mon Dieu! i^iOuison ! Ah! ma fille! Ah! malheuieux! ma pauvre fille est morte! Qu'ai-je fait, misérable! Ah! chiennes de verges! La peste soit des verges! Ah! ma pauvre fille, ma pauvre petite Louison!

LOUISON

Là, là, mon papa, ne pleurez point tant : je oe suis pas morte tout à fait.

ARGAN

Voyez-vous la petite rusée? Oh! çà) qk, je vous pardonne pour cette fois-ci, pourvu que vous me disiez bien tout.

LOUISON

Oh! oui, mon papa.

Prenez-y bien garde, au moins; car voilà un petit doigt qui sait tout, et qui me dira si vous meniez.

LOUISON

Mais, mou papa, ne dites pas à ma sœur que je vous l'ai dit.

ARGAN

Nôu, non.

LOUISON , après avoir écoule si personne n'écoute.

C'est, mon papa, qu'il est vinu un homme dans le .harabre de ma sœur, comme j'y étois.

AR(.AN

Hé bien?

LOUiSON.

.]". lui ai demandé ce qu'il demandoit, et il m'a dit qu'il étoii son maître à chanter. '

AKC.AN , è part.

lioni! hom! voilà l'affaire, (a Lomson.) Hé bien?

LOUISOM.

Ma sœur est venue après.

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