‹ uvres complètes de MolièreChapitre 513 sur 553 · SCÈNE XII. — BÉRALDE, ARGAN · texte numérisé non relu

SCÈNE XII. — BÉRALDE, ARGAN

BÉRALDE.

Hé bien, mon frère! qu'est-ce^ Comment vous portezvous?

ARGAN

Ah! mon frère, fort mal.

BÉRALDE.

Comment ! fort mal ?

ARGAN

Oui , je suis dans une foiblesse si grande , que cela n'est 98S croyable.

BÉRALDE.

Voilà qui est fâcheux.

ARGAN

Je n'ai pas seulement ia force de pouvoir parler.

BÉRALDE.

J'étois venu ici , mon frère , vous proposer un parti pour Dia nièce Angélique.

ARGAN , parlant avec emporlemeot , et se levant de sa chaise.

Mon frère, ne me parlez point de cette coquine-Ià. C'est une friponne, une impertinente, une effrontée que je mettrai dans un couvent avant qu'il soit deux jours.

Ah! voilà qui est bien ! Je suis bien aise que la force vous revienne un peu , et que ma visite vous fasse du bien. Oh çà , nous parlerons d'affaires tantôt. Je vous amène ici un divertissement que j'ai rencontré, qui dissipera votre cLa-

DEUXIEME INTERMEDE. e:i^

grkx , et vous rendra Tame mieux disposée aux choses que cous avons à dire. Ce sont des Égyptiens vêtus en Mores, qui font des danses mêlées de chansons, où je suis sûr que vous prendre/ plaisir; et cela vaudra bien une ordonnance de monsieur Pu rgon. Allons*.

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