‹ uvres complètes de MolièreChapitre 523 sur 553 · SCÈNE IV. — MONSIEUR FLEURANT, une lehi^ue i i. au-.^ ARGAN, BÉRALDE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — MONSIEUR FLEURANT, une lehi^ue i i. au-.^ ARGAN, BÉRALDE

AaGA>'.

Ah! iiiou frère, avec votre permission.

EKRALDE.

Comment? Que voulez-vous faire?

ARGAN

Prendre ce petit lavement-là : ce sera bientôt fait.

BÉRALDE.

Vous vous moquez. Est-ce que vous ne sauriez être un moment sans lavement ou sans médecine? Remettez cela à une autre fois, et demeurez un peu en repos.

AUGÀN.

Monsieur Fleurant, à ce soir, ou à demain au matin

MONSIEUR FLEURANT, à Béralde.

De quoi vous mêlez-vous, de vous opposer aux ordonnances de- la médecine, et d'empêcher monsieur de prendre mon cly stère? Vous êtes bien plaisant d'avoir celte hardiesse-là !

BÉRALDE.

Allez, monsieur; on voit bien que vous n'avez pas accoutumé de parler à des visages'.

MONSIEUR FLECRANT.

On ne doit point ainsi se jouer des remèdes, et me faire perdre mon temps. Je ne suis venu ici que sur une bonne ordonnance ; et je vais dire à monsieur Purgon comme on ma empêché d'exécuter ses ordres, et de faire ma fonction. Vous verrez, vous verrez...

' « La première fois que cette comédie fut jouée, Bëralde rêpondoil à l'apothieaii e : ÀlU%, moniieur, on voit bien que vous avei coutume de ne parler qu'à du t... Toui le» auditeurs s'en indignèrent ; au lieu qu'on fui ra\i d'entendre dire,\ la ^econde reprèsentaiion -.Allez, monsieur, on voit bien que vous n'avetpa* tccuvlumé de par 1er à des visages. > [Lettres de Boursault, tome I, page 120.)

664 LE MALaT>E IMAGINAIRE.

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