‹ uvres complètes de MolièreChapitre 55 sur 553 · CI.ÉANTE · texte numérisé non relu

CI.ÉANTE

Tout cela est fort bien pensé.

FROSINE

Laissez-moi fau-e. Je viens de me ressouvenir d'une de mes amies qui sera noire fait.

Sois assurée , Frosine , de ma reconnoissance , si tu viens à" bout de la chose. Mais, charmante Mariane, commençons, je vous prie, par gagner votre mère ; c'est toujours beaucoup faire que de rompre ce mariage. Faites-y de votre part, je vous en conjure, tous les efforts qu'il vous sera possible. Servez-vous de tout le pouvoir que vous donne sur elle cette amitié qu'elle a pour vous. Déployez sans réserve les grâces éloquentes, les charmes tout-puissants que le ciel a placés dans vos yeux et dans votre bouche ; et n'oubliez rien , s'il vous plaît, de ces tendres paroles, de ces douces prières, et de ces caresses touchantes, à qui je suis persuadé qu'on ne sauroit rien refuser.

MARIANE

J'y ferai tout ce que je puis , et n'oublierai aucune chose.

'Diantre, pour diable. Rabelau s dit : Créalurtdu grand vilain dianlTt ttKftr.

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