‹ uvres complètes de MolièreChapitre 86 sur 553 · III · texte numérisé non relu

III

110 MONSIEUR DE POURGEAUGNAC

MONSIEUR DE POURCEAIGNAC.

Saus doute.

SBRIGANI

Monsieur n'est point une personne à faire rire.

MONSIEUR DE POURCEA€GNAC

Assurément.

SBRIGANI

Et quiconque rira de lui aura affaire à moi.

SIONSIELR DE POURCEAUGNAC , a Slingani.

Nîonsieur, je vous suis infiniment obligé .

SBRIGAM.

Je suis fâché, monsieur, de voir recevoir de la sorte u.ixpersonne comme vous; et je vous demande pardon ville.

Je suis votre serviteur.

SBRIGAM.

Je vous ai vu, ce matin, monsieur, avec le coche, lorsque vous avez déjeuné ; et la grâce avec laquelle vous mandiez votre pain ma fait naître d'abord de l'amitié pour vous; et, comme je sais que vous n'êtes jamais venu en ce pays, et que vous y êtes tout neuf, je suis bien aise de vous avoir trouvé, pour vous offrir mon service à cette arrivée, et vous aider à vous conduire parmi ce peuple, qui n'a pas parfois, pour les honnêtes gens, toute la considération qu'il faudroit,

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

C'est trop de grâce que vous me faites.

SBRIGANI

Je vous l'ai déjà dit : du moment que je vous ai vu , je aie suis senti pour vous de l'inclination.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Je vous suis obligé.

SBRIGANI

Votre physionomie m'a plu.

MONSIEUR DE POURCrAUCNAC.

Ce m'est beaucoup d'honneur.

SBUIGANI.

l'y ai vu quelque chose d'honnête.

MONSIEUfi DE POURCEAUfillAC

Je suis votre serviteur.

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