ACTE 1, SCENE V, Jll
SBRIGAKI.
Quelque chose d'aimable.
MONSIEUR DE POURCEAIGNAC.
Ah ! ah !
SBRIGAM.
De gracieux.
SIONSlEtR DE POURCEAUGNAC.
Ah! ah!
SBRIGANI
De doux.
MONSIEUR DE POIUCEAUGNAC
Ah ! ah !
SBRIGANI
De majestueux
MONSIEUR DE POURCEAU GNAS-
Al ! ah !
SBRIGAM*
De franc.
MONSIEUR DE POURCEAIIGNAC»
Ah! ah!
SBRIGANI
Et de cordial.
Ah ! ah !
SBRIGANI
le VOUS assure que je suis tout à vous.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC
Je vous ai beaucoup d'obligation.
SBRIGANI
C'est du fond du cœur que je parle.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC
Je le crois.
SBRIGANI
Si j'avois l'honneur d'être connu de vous* , vous saune |ue je suis un homme tout à fait sincère.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC
Je n'en doute point.
SBRIGANI
2nncnii de la fourberie.
.MONSIEUR DE P«<. VCEAUGMAC.
l'eo suis persuadé.
412 MONSIEUR DE POTjRCEAUGNAC.
SBRIGANI
Et qui n'est pas capable de déguiser ses sentiments.
MONSIEUR DE POIRCEAIOAC
C'est ma pensée.
SBRIGAOT.
Vous regardez mon habit, qui n'est pas fait comme k* ulrcs; mais je suis originaire de Naples, à votre servie* et jai voulu conserver un peu et la manière de s'habille: et la sincérité de mou pays.
MONSIEIR DE POCRCEACGNAC.
C'est fort bien fait. Pour moi , j'ai voulu me mettre à !8 Èiode de î^i "our pour la campagne.
SBRIGAM
Ma foi, cela vous va mieux qu'à tous nos courtisans.
MCNSIELR DE POIRCEAUGNAC.
C'est ce que m'a dit mon tailleur. L'habit est propre el riche, et il fera du bruit ici.
SBRIGAM.
Sans doute. N'irez-vous pas au Louvre?
«ONSIEl'R DE POURCEAIGNAC.
11 faudra bien aller faire ma cour.
SBRIGAM.
Le roi sera ravi de vou^ voir.
MONSIEUR DE POCRCEAOGNAC.
Je le crois.
SBRIGAM.
Avez-vous arrêté un logis?
MONSIELR DE POIRCEAUGNAC
Non; j'allois en chercher un.
SBRIGAM.
Je serai bien aise d'être avec vous pour cela; et je contois tout ce pays-ci.