‹ uvres complètes de MolièreChapitre 89 sur 553 · ACTE I, SCÈNE VI. llii · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI. llii

ERASTE

Hélas! la pauvre femme! elle étoit si bonne personne!

MONSIEUR DE POliRCEAL'GNAC.

Nous avons aussi mon neveu le chanoine qui a pensé mourir de la petite vérole.

Quel dommage ç'auroit été !

MONSIEIR DE POUBCEÂUGNÂC.

Le connoissez-vous aussi?

ÉRASTE

Vraiment; si je le connois! Un grand garçon bien faiL

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Pas des plus grands.

ÉRASTE

Non ; mais de taille bien prise.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Hé! oui.

ÉRASTE

Qui est votre neveu?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Oui.

ERASTE

Fils de votre frère ou de votre sœur?

MONSIEUR DE POLRCEAUCNAC.

Justement.

ÉRASTE

Chanoine de l'église de... Comment l'appelez-vou» ?

De Saint-Étienne.

ÉRASTE

Le voilà : je ne connois autre.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, * SHigaa..

11 dit toute la parenté.

SBRIGANI

11 vous connoît plus que vouo ne croyez.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

A ce que je vois, vous avez demeuré longtemps dans notre ville ?

ËRASÏS.

Deux ans entiers

H6 MONSIEUR DE PODKCEAUGNAC.

MONSIEUR DE POURCEAl'GNAC.

Vous étiez donc là quand mon cousin l'élu fit tenir 8ca enfant à monsieur notre gouverneur?

ÉRASTB.

Vraiment oui ; j'y fus convié des premiers.

MONSIEUR DE rOURCEAOGNAC.

Cela fut galar\

ÉhASTE.

Très galant. Oui.

MONSIEUR DE POCRCEADGHâC.

C'éloit un repas bien troussé.

ÉRASTE

Sans doute.

MONSIEUR DE POURCEAOGWAC.

Vous vîtes donc aussi la querelle que j'eus avec ce gentilhomme périgordin ?

ERASTE

Oui.

MONSIEDR DE PODRCEAUGNAC.

Parbleu ! il trouva à qui parler.

ÉRASTE

Ah! ah!

MONSIEUR DE POURCEADGNAC.

D me donna un soufGat; mais je lui dis bien son fait.

ÉRASTE

Assurément. Au reste , je ne prétends pas que vous proniez d'autre logis que le mien.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Je u'ai garde de...

ÉRASTE

Vous moquez-vous' je ne souffrirai point <lu tout qus mon meilleur ami soit autre part que dans ma maison.

MONSIEUR DE PnCRCEAUGNAC.

Ce seroit vous...

Non. Vous avez beau faire! vous logerez chez moi'.

SBRIGANI, à monsieur de Pourceaugnac.

Puisqu'il le veut obslmémeut, je vous conseille d'accepta l'offre.

* Tau. Vos, le diable m'emp»rie, vo«s logerez cbei m«i/

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