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!2. n fut toujours ami de M. le cardinal do Polignac, et rendit Justice à ses talents avec cette critique délicate qui ne blesse point, parce que Teatime y domine. Voici ce qu'il m'écrivoit :
« VAnti ' Lucrèce du cardinal de Polignac paroi t, et il a eu un grand succès. C'est un enfant qui ressemble à son père; il décrit agréablement et avec grâce, mais il décrit tout et s'amuse partout. J'aurois voulu qu'on en eût retranché environ deux mille vers; mais ces deux mille vers étoient l'objet du culte de *** * comme les autres, et on a mis à la tète de cela des gens qui connoissoient le latin de VÊnéide, mais qui ne connoissoient pas VÉnéide, N. est admirable ; il m'a expliqué tout l'Anti-Lucrèce, et Je m'en trouve fort bien. Pour vous, Je vous trouve encore plus extraordinaire ; vous me dites de vous aimer, et vous savez que Je ne puis faire autre chose. » (Maup.)