XX
BàLun. Erreur de cet auteur prouvée et redressée, XXXI, 2,
Ban. Ce que c'étoit dans le commencement de la monarchie, XXX, 17.
Banqu**- Sont un établissement propre aux états qui font le commerce d'économie : c'est trop en risquer les fonds, que d'en établir dans une monarchie, XX, 10. Ont avili l'or et l'argent, XXI, 22.
Banque de saint Georges. L'influence qu'elle donne au peuple de Gènes, dans le gouvernement, fait toute la prospérité de cet eut, II, 3.
Banquiers. En quoi consiste leur état et leur habileté, XXII, 10.
Sont les seuls qui gagnent, lorsqu'un état hausse ou baisse sa mon noie, ibid. Comment peuvent être utiles à un état, XXII, 16.
Bantam. Comment les successions y sont réglées, V, 14. Il y a dix femmes pour un homme : c'est un cas bien particulier de la polygamie, XVI, 4. On y marie les filles à treize et quatorze ans, XVI, 19.
Il y naît trop de filles pour que la propagation y puisse être proportionnée à leur nombre, XXHI, 12.
Barbares. Différence entre les barbares et les sauvages, XVm, 2.
Les Romains ne vouloient point de commerce avec eux, XXI, 15.
Pourquoi tiennent peu à leur religion, XXV, 2.
Barbares qui conquirent V empire romain. Leur conduite, après la conquête des provinces romaines, doit servir do modèle aux conquérants, X, 3. C'est de ceux qui ont
conquis l'empire romain et apporté l'ignorance dans l'Europe, que nous vient la meilleure espèce de gouvernement que l'homme ait pu imaginer, XI, 8. Ce sont eui qui ont dépeuplé la terre, XXID, 23. Pourquoi ils embrassèrent si facilement le christianisme, XXV, 3. Furent appelés à l'e«prit d'équité par l'esprit de liberté : faisoient les grands chemins aux dépens de ceux à qui ils étoient utiles, XXVI, 15. Leurs lois n'étoient point attachées à un certain territoire : elles étoient toutes personnelles, XXVIII, 2.
Chaque particulier suivoit la loi de la personne à laquelle la nature l'avoit subordonné, tottf.
Étoient sortis de la Germanie :
c'est dans leurs mœurs qu'il faut chercher la source des lois féodales XXX, 2. Est-il vrai qu'après la conquête des Gaules, ils firent un règlement général pour établir partout la servitude de la glèbe?
XXX, 5. Pourquoi leurs lois sont écrites en latin : pourquoi on y donne aux mots latins un sens qu'ils n'avoient pas originairement: pourquoi on y en a forgé de nouveaux, XXX, 14.
Barons. C'est ainsi que Ton nommoit autrefois les maris nobles, XXVin, 25.
Basile, empereur. Bizarreries des punitions qu'il faisoit souffrir, \1, 16,
Bâtards. Il n'y en a point à la Chine : pourquoi, XXIII, 5. Sont plus ou moins odieux, suivant les divers gouvernements, suivant que la polygamie ou le divorceront permis ou défendus, ou autres circonstances, XXm,0. Leurs droits aux successions, dans les différents
ET ALPHABÉTIQUE
pays, sont réglés par les lois civiles ou politiques, XXVI, 6.
Bâton, C'a été/ pendant quelque temps, la seule arme permise dans les duels; ensuite on a permis le choix du bâton ou des armes; enfin la qualité des combattants a décidé, XXVIII, 20. Pourquoi encore aujourd'hui regardé comme l'instrument des outrages, ibid.
Bavarois. Quand et par qui leurs lois furent rédigées, XXVIII, 1.
Simplicité de leurs lois; causes de cette simplicité, ibid. On ajoute plusieurs capitul aires à leurs lois ; suite qu'eut cette opération , XXVIII, 10. Leurs lois criminelles étoient faites sur le même plan que les lois ripuaires, XXVIII, 13.
Voyez Ripuaires. Leurs lois permettaient aux accusés d'appeler au combat les témoins que l'on produisoit contre eux, XXVIII,
Batle. Paradoxes de cet auteur, XXIV, 2, 6. Est-ce un crime de dire que c'est un grand homme?
et est-on obligé de dire que c'étoit un homme abominable? D, I, h, seconde objection.
Beau-fils. Pourquoi il ne peut épouser sa belle-mère, XXVI, 14.
Beaux-frères. Pays où il doit leur être permis d'épouser leur bellesœur, XXVI, 14.
Beaum anoir. Son livre nous apprend que les Barbares, qui conquirent l'empire romain, exercèrent avec modération les droits les plus bar-
r bares, XXVI, 15. En quel temps il vivoit, XXVIII, 18. C'est chez lui qu'il faut chercher la juris-
: prudence du combat judiciaire, XXVIII, 23. Pour quelles provinces il a travaillé, XXVIII, 38. Son excellent ouvrage est une des sources
des coutumes de France, XXVm,
Beau-père. Pourquoi ne peut épouser sa belle-Aile, XXVI, 14.
Bbuèvrb (le président de). Son discours à Louis XIII, lorsqu'on jugeoit, devant ce prince, le duc de la Valette, VI, 5.
Belle-fille. Pourquoi ne peut épouser son beau-père, XXVI, 14.
Belle-mère. Pourquoi ne peut épouser son beau-fils, XXVI, 14.
Belles-sœurs. Pays où il leur doit être permis d'épouser leur beaufrère, XXVI, 14.
Bénéfices. La loi qui, en cas de mort de l'un des deux contendants, adjuge le bénéfice au survivant, fait que les ecclésiastiques se battent, comme des dogues anglois, jusqu'à la mort, XXIX, 4.
Bénéfices. C'est ainsi que l'on nommoit autrefois les fiefo et tout ce qui se donnoit en usufruit, XXX, 16. Ce que c'étoit que se recommander pour un bénéfice, XXX,
Bénéfices militaires Les fiefs ne tirent point leur origine do cet établissement des Romains, XXX, 12. Il ne s'en trouve plus du temps de Charles Martel ; ce qui prouve que le domaine n'étoit pas alors inaliénable, XXXI, 7.
Bengale (golfe de). Comment découvert, XXI, 9.
Benoît Lévite. Bévue de ce malheureux compilateur des capitulai re s, xxvm, 8.
Besoins. Comment un état bien policé doit soulager et prévenir ceux des pauvres, XXIII, 29.
Bêtes. Sont-elles gouvernées par les lois générales du mouvement, on par une motion particulière?
Quelle sorte de rapport elles ont
TABLE ANALYTIQUE
avec Dieu? comment elles conservent leur individu, leur espèce :
quelles sont leurs lois : les suivent-elles invariablement? Leurs avantages et leurs désavantages comparés aux nôtres, I, 1.
Bétu . Combien les mines d'or, qui étoient à la source de ce fleuve, produisent aux Romains, XXI, 2.
Bien. Il est mille fois plus aisé de /aire le bien, que de le bien faire, XXVin, 41.
Bien (gens de). Il est difficile que les inférieurs le soient, quand la plupart des grands d'un état sont malhonnêtes gens, m, 5. Sont fort rares dans les monarchies :
ce qu'il faut avoir pour l'être, ffl, 7.
Bien particulier. C'est un paralogisme de dire qu'il doit céder au bien public, XXVI, 15.
Bien public. Il n'est vrai qu'il doit l'emporter sur le bien particulier que quand il s'agit de la liberté du citoyen, et non quand il s'agit de la propriété des biens, XXVI,
Biens. Combien il y en a de sortes parmi nous : la variété dans leurs espèces est une des sources de la multiplicité de nos lois et de la variation dans les Jugements de nos tribunaux, VI, 1. Il n'y a point d'inconvénient dans une monarchie qu'ils soient inégalement partagés entre les enfants, V, 9.
Biens (cession de). Voyez Cession de biens.
Biens ecclésiastiques. Voyez Clergé, Êvéques.
Biens fiscaux. C'est ainsi que l'on nommoit autrefois les fiels, XXX,
Bienséances. Celui qui ne s'y conforme pas se rend incapable de
| faire aucun bien dans la société : pourquoi, IV, 2.
Bignok. Erreur de cet auteur, XXX, 22.
Billon. Son établissement à Rome prouve que le commerce de l'Arabie et des Indes n'étoit pas avantageux aux Romains, XXI, 16.
Bills d'attainder. Ce que c'est en Angleterre ; comparés à l'ostracisme d'Athènes, aux lois qui se faisoient à Rome contre les citoyens particuliers, XII, 19.
Bled. C'étoit la branche la pi us considérable du commerce intérieur des Romains, XXI, 14. Les terres fertiles en bled sont fort peuplées :
pourquoi, XXIII, 14.
Bohême. Quelle sorte d'esclavage y est établi, XV, 10.
Boissons. On lève mieux, en Angleterre, les impôts sur les boissons qu'en France, XIII, 7.
Bonne-Espérance. Voyez Cap.
Bon sens. Celui des particuliers consiste beaucoup dans la médiocrité de leurs talents, V, 3.
Bonzes. Leur inutilité pour le bien public a fait fermer une infinité de leurs monastères à la Chine, VII, 6.
Bouclier. C'étoit, chez les Germains une grande infamie de l'abandonner dans le combat, et une grande insulte de reprocher à quelqu'un de l'avoir fait : pourquoi cette insulte devint moins grande, XXVHI, 21.
Boulangers. C'est une justice outrée que d'empaler ceux qui sont pris en fraude, XXVI, 24.
BouLMflviLLiERS (le marquis de). A manqué le point capital de son système sur l'origine des fiefs; jugement sur son ouvrage ; éloge de cet auteur, XXX, 10.
ET ALPHABÉTIQUE
Bourguignons. Leur loi excluoit les filles de la concurrence avec leurs frères à la succession des terres et de la couronne, XVIII, 22. Pourquoi les rois portoient une longue chevelure, XVIII, 23. Leur majorité étoit fixée à quinxe ans, XVIII, 26. Quand et pour qui firent écrire leurs lois, XXVIII, 1.
Par qui elles furent recueillies, ibid. Pourquoi elles perdirent de leur caractère, ibid. Elles sont assez judicieuses, ibicL Différences essentielles entre leurs lois et les lois saliques, XXVIII, 3. Gomment le droit romain se conserva dans les pays de leur domaine et de celui des Goths, tandis qu'il se perdit dans celui des Francs, XXVIII, 4.
Conservèrent longtemps la loi de Gondebaud, XXVIII, 5. Comment leurs lois cessèrent d'être en usage chez les François, XXVIII, 9.
Leurs lois criminelles étoient faites sur le même plan que les lois ripuaires, XXVIII, 13. Voyez Ripuaires. Époque de l'usage du combat judiciaire chez eux, XXVIII, 18. Leur loi permettoit aux accusés d'appeler au combat les témoins que Ton produisoit contre eux, XXVIII, 26. S'établirent dans la partie orientale de la Gaule; y portèrent les mœurs germaines : de là les fiefs dans ces contrées, XXX, 6.
Boussole. On no pouvoit, avant son invention, naviguer que près des côtes, XXI, 6. C'est par son moyen qu'on a découvert le cap de Bonne- Espérance, XXI, 10. Les Carthaginois en avoient-ils l'usage? XXI, 11. Découvertes qu'on lui doit, XXI, 21.
Brésil. Quantité prodigieuse d'or qu'il fournit à l'Europe, XXI, 22.
Bretagne. Les successions dans le duché de Rohan, appartiennent au dernier des mâles ; raison de cette loi, XVIII, 21. Les coutumes de ce duché tirent leur origine des assises du duc Geoffroî, XXVIII,
Brigues. Sont nécessaires dans un état populaire, II, 2. Dangereuses dans le sénat, dans un corps de nobles, nullement dans le peuple, ibid. Sagesse avec laquelle le sénat de Rome les prévint, VI, 14.
Bkunbhault. Son éloge, ses malheurs : il en faut chercher la cause dans l'abus qu'elle faisoit de la disposition des fiefs et autres biens des nobles, XXXI, 1. Comparée avec Frédégonde, XXXI, 2.
Son supplice est l'époque de la grandeur des maires du palais, XXXI, 6.
Brutos. Par quelle autorité il condamna ses propres enfants, XI, 18. Quelle part eut, dans la procédure contre les enfants de ce consul, l'esclave qui découvrit leur conspiration pour Tarquin, XII, 15.
Bulle unigenitus. Est-elle la cause occasionnelle de V Esprit des Lois?
D. I, h, dixième objection.
Cadhisja, femme de Mahomet, XVI, 2.
Calicuth, royaume de la côte du Coromandel, XXI, 21 . On y regarde comme une maxime d'état que toute religion est bonne, XXV,
Calmouks, peuple de la grande Tartarie. Se font une affaire de conscience de souffrir chez eux toutes sortes de religions, XXV, 15.
TABLE ANALYTIQUE
Calomniateurs» Maux qu'ils causent lorsque le prince fait lui-même la fonction de juge, VI, 5. Pourquoi accusent plutôt devant le prince que devant les" magistrats, XII, 24.
Calvin. Pourquoi il bannit la hiérarchie de sa religion, XXIV, 5.
Calvinisme. Semble être plus conforme à ce que Jésus-Christ a dit, qu'à ce que les apôtres ont fait, XXIV, 5.
Calvinistes, Ont beaucoup diminué les richesses du clergé, XXXI, 10*
Cambtse. Comment profita de la superstition des Égyptiens, XXVI, 7.
Camoens (le). Beautés de son poème, XXI, 21.
Campagne. Il y faut moins de fêtes que dans les villes, XXIV, 23.
Canada. Les habitants de ce pays brûlent ou s'associent leurs prisonniers, suivant les circonstances, XXIII, 18,
Cananéens. Pourquoi détruits si facilement, IX, 2.
Candeur. Nécessaire dans les lois, XXIX, 16.
Canons. Différents recueils qui en
l ont été faits : ce qu'on inséra dans ces différents recueils : ceux qui ont été en usage en France, XXVIII, 9. Le pouvoir qu'ont les évêques d'en faire, étoit, pour eux, un prétexte de ne pas se soumettre aux capitulaires, ibid.
Cap de Bonne-Espérance. Cas où il seroit plus avantageux d'aller aux Indes par l'Egypte que par ce cap. XXI, 0. Sa découverte étoit le point capital pour faire le tour
. de l'Afrique : ce qui empêchoit de le découvrir, XXI, 10. Découvert par les Portugais, XXI, 21.
Capétiens. Leur avènement à la couronne, comparé avec celui des
Cariovingiens, XXXI, 16. Comment la couronne de France passa dans leur maison, XXXI, 32.
Capitale. Celle d'un grand empire est mieux placée au nord qu'au midi de l'empire, XVII, 8.
Capitulaires. Ce malheureux compilateur, Benoit Lévite, n'a-t-il pas transformé une loi wisigothe en capitulaire? XXVIII, 8. Ce que nous nommons ainsi, XXVm, 9.
Pourquoi il n'en fut plus question sous la troisième race, ibid. De combien d'espèces il y en avoit ; on négligea le corps des capitulaires, parce qu'on en avoit ajouté plusieurs aux lois des barbares, ibid. Comment on leur substitua les coutumes, XXVIII, 12. Pourquoi tombèrent dans l'oubli, XXVffl, 19.
Cappadociens. Se croyoient plus libres dans l'état monarchique que dans l'état républicain, XI, 2.
Captifs. Le vainqueur a-t-il droit de les tuer, XV, 2.
Caracalla. Ses rescrits ne devraient pas se trouver dans le corps des lois romaines, XXIX, 17.
Caractère. Comment celui d'une nation peut être formé par les lois, XIX, 27.
Caravane <TAlep. Sommes immenses qu'elle porte en Arabie, XXI, 16.
Carlovingiens. Leur avènement à la couronne fut naturel, et ne fut point une révolution, XXXI, 16.
Leur avènement à la couronne comparé avec celui des Capétiens, ibid. La couronne de leur temps, étoit tout à la fois élective et héréditaire ; preuves, XXXI, 17.
Causes de la chute de cette maison, XXXI, 20. Causes principales de leur affaiblissement, XXXI, 25.
Perdirent la couronne, parce qu'ils
ET ALPHABÉTIQUE
se trouvèrent dépouillés de tout leur domaine, XXXI, 30. Comment la couronne passa, de leur maison, dans celle des Capétiens, XXXI, Carthage. La perte de sa vertu la conduisit à sa ruine, III, 3. Époques des différentes gradations de la corruption de cette république,
VIII, 14. Véritables motifs du refus que cette république fit d'envoyer des secours à Annibal, X, 6. Étoit perdue , si Annibal avoit pris Rome, ibid. A qui le pouvoir de juger y fut confié, XI, 18. Nature de son commerce, XX, 4. Son commerce ; ses découvertes sur les côtes d'Afrique, XXI, 12. Ses précautions pour empêcher les Romains de négocier sur mer, tbid. Sa ruine augmenta la gloire de Marseille, ibid.
Carthaginois. Plus faciles à vaincre chez eux qu'ailleurs , pourquoi,
IX, 8. La loi qui leur défendoit de boire du vin, étoit une loi de climat, XIV, 10. Ne réussirent pas à faire le tour de l'Afrique, XXI, 10. Trait d'histoire qui prouve leur zèle pour leur commerce, XXI, 11. A voient-ils l'usage de la boussole? ibid. Bornes qu'ils imposèrent au commerce des Romains ; comment tinrent les Sardes et les Corses dans la dépendance, XXI, 21.
Carvilids Rcga. Est-il bien vrai qu'il soit le premier qui ait osé, à Rome, répudier sa femme ? XVI, 16.
Caspienne. Voyez Mer.
Cassitérides. Quelles sont les lies que l'on nommoit ainsi, XXI, 11.
Cassids. Pourquoi ses enfants ne furent pas punis pour raison de la conspiration de leur père, XII,
Caste. Jalousie des Indiens pour la
leur, XXVI, 6.
Castille. Le clergé y a tout envahi, parce que les droits d'indemnité et d'amortissement n'y sont point connus, XXV, 5.
Catholicisme. Pourquoi haï en Angleterre : quelle sorte de persécution il y essuie, XIX, 27. Il s'accommode mieux d'une monarchie que d'une république, XXIV, 5. Les pays où il domine peuvent supporter un plus grand nombre de fêtes que les pays protestants, XXIV, 23. Catholiques. Pourquoi sont pi us attachés à leur religion que les protestants, XXV, 2.
Cato* . Prêta sa femme à Hortensias,
Catoh V Ancien. Contribua de tout son pouvoir pour faire recevoir à Rome les lois Voconienne et Oppienne : pourquoi, XXVII, 1.
Causes majeures. Ce que c'étoit autrefois parmi nous : elles étoient réservées au roi, XXVIII, 8.
Célibat. Comment César et Auguste entreprirent de le détruire à Rome, XXIII, 21. Comment les lois romaines le proscrivirent : le christianisme le rappela, ibid. Comment et quand les lois romaines contre le célibat furent énervées, ibid. L'auteur ne blâme point celui qui a été adopté par la religion, mais celui qu'a formé le libertinage, ibid. Combien il a fallu de lois pour le faire observer à de certaines gens, quand, de conseil qu'il étoit, on en fit un précepte, XXIV, 7. Pourquoi il a été plus agréable au peuple, à qui il sembloit convenir le moins, XXV, 4.
Il n'est pas mauvais en lui-même:
il ne Test que dans le cas où il
TABLE ANALYTIQUE
seroit trop étendu, ibid. Dans quel esprit l'auteur a traité cette matière. A-t-il eu tort de blâmer celui qui a le libertinage pour principe? et a-t-il, en cela, rejeté sur la religion des désordres qu'elle déteste, D. à l'article Célibat.
Cent. Comment doit être fixé dans une démocratie, pour y conserver l'égalité morale entre les citoyens, V, 5. Quiconque n'y étoit pas inscrit à Rome, étoit au nombre des esclaves : comment se faisoitil qu'il y eût des citoyeus qui n'y fussent pas inscrits, XXVII, 1.
Cens. Voyez Census.
Censeurs. Nommoient à Rome les nouveaux sénateurs : utilité de cet usage, II, 3. Quelles sont leurs fonctions daus une démocratie, V, 7. Sagesse de leur établissement à Rome, V, 8. Dans quels gouvernements ils sont nécessaires, V, 19. Leur pouvoir, et utilité de ce pouvoir à Rome, XI, 17. Avoient toujours, à Rome, l'œil sur les mariages , pour les multiplier , XXIII, 21.
Censives. Leur origine : leur établissement est une des sources des coutumes de France, XXVIII, 45.
Censuré. Qui l'exerçoit à Lacédémone, V, 7. A Rome, ibid. Sa force ou safoiblesssedépendoit, à Rome, du plus ou du moins de corruption, VIII, 16. Époque de son extinction totale, ibid. Fut détruite à Rome par la corruption des mœurs, XXIII, 21.
Census ou Cens. Ce que c'étoit dans le commencement de la monarchie françoise, et sur qui se levoit, XXX, 14. Ce mot est d'un usage si arbitraire dans les lois barbares, que les auteurs des systèmes par-
ticuliers sur l'état ancien de notre monarchie, entre autres l'abbé Dubos, y ont trouvé tout ce qui favorisoit leurs idées, ibid. Ce qu'on appeloit ainsi dans les commencements de la monarchie, étoit des droits économiques, et non pas fiscaux, XXX, 15. Étoit, indépendamment de l'abus que Ton a fait de ce mot, un droit particulier levé sur les serfs par les maîtres :
preuves , ibid. Il n'y en avoit point autrefois de général dans la monarchie qui dérivât de la police générale des Romains; et ce n'est point de ce cens chimérique que dérivent les droits seigneuriaux :
preuves, ibid.
Centeniers. Étoient autrefois des officiers militaires; par qui et pourquoi furent établis, XXX, 17.
Leurs fonctions étoient les mêmes que celles du comte et du gravion, XXX, 18. Leur territoire n'étoit pas le même que celui des fidèles, XXX, 22.
Centumvirs. Quelle étoit leur compétence à Rome, XI, 18.
Centuries. Ce que c'étoit; à qui elles procuroient toute l'autorité, XI,
Cérémonies religieuses. Comment multipliées, XXV, 4.
Cérites (tables des). Dernière classe du peuple romain, XXVII, 1.
Cerné. Cette Ho est au milieu des voyages que fit Hannon sur les côtes occidentales d'Afrique, XXI,
César. Enchérit sur la rigueur des lois portées par Sylla, VI, 15.
Comparé à Alexandre, X, 14. Fut souffert, parce que, quoiqu'il eût la puissance d'un roi, il n'en affectoit point le faste, XIX, 3. Par une loi sage, il fit que les choses
ET ALPHABÉTIQUE
qui représentaient la monnoie, devinrent monnoie comme la monnoie même, XXII, 2. Par quelle loi il multiplia les mariages, XXm, 21. La loi par laquelle il défendit de garder chei soi plus de soixante sesterces, étoit sage et juste : celle de Law, qui portoit la même défense, étoit injuste et funeste, XXIX, 6. Décrit les mœurs des Germains en quelques pages : ces pages sont des volumes:
on y trouve le code des lois barbares, XXX, 2.
Césars. Ne sont point auteurs des lois qu'ils publièrent pour favoriser la calomnie, XII, 16.
Cession de biens. Ne peut avoir lieu dans les états despotiques :
utile dans les états modérés, V, 15. Avantages qu'elle auroit procurés à Rome, si elle eût été établie du temps de la république, ibid.
Ceylan. Un homme y vit pour dix sols par mois : la polygamie y est donc en sa place, XYI, 3.
Chaikdasujnde. Fut un des réformamateurs des lois des Wisîgoths, XXVIII, 1. Proscrivit les lois romaines, XXVIII, 7. Veut inutilement abolir le combat judiciaire, XXVIII, 18.
Champagne. Les coutumes de cette province ont été accordées par le roi Thibault. XXVIII, 45.
Champions. Chacun en louoitun pour un certain temps, pour combattre dans ses affaires, XXVIII, 10.
Peines que Ton infligeoit à ceux qui ne se battoient pas de bonne foi, XXVIII, 24.
Change. Répand l'argent partout où il a lieu, XXII, 6. Ce qui le forme.
Sa définition : ses variations; causes de ses variations : com-
ment il attire les richesses d'un état dans un autre : ses différentes positions et ses différents effets, XXII, 10. Est un obstacle aux coups d'autorité que les princes pourroient faire sur le titre des mon noies, XXII, 13. Comment gêne les états despotiques, XXII, Voyex ! ettres d$ chance.
Charbon de terre. Les pays qui en produisent sont plus peuplés que d'autres, XXIII, 14.
Charges. Doivent-elles être vénales V,19.
Charles Mabtbl. C'est lui qui fit rédiger les lois des Frisons, XXVIII, 1. Les nouveaux fiefs qu'il fonda prouvent que le domaine des rois n'étoit pas alors inaliénable, XXXI, 7. Opprima, par politique, le clergé que Pépin, son père, avoit protégé par politique, XXXI, 0. Entreprit de dépouiller le clergé dans les circonstances les plus heureuses : la politique lui attachoit le pape, et Tattachoit au pape, XXXI, 11. Donna les biens de l'Église indifféremment en fiefs et en alleux : pourquoi, XXXI, 14. Trouva l'état si épuisé qu'il ne put le relever, XXXI, 22.
A-t-il rendu la comté de Toulouse héréditaire, XXXI, 28.
Charlemagne, Son empire fut divisé, parce qu'il étoit trop grand pour une monarchie, VIII, 17. Sa conduite envers les Saxons , X, 3. Est le premier qui donna aux Saxons la loi que nous avons, XXVIII, 1. Faux capitulaire que l'on lui a attribué, XX Vin, 8. Quelle collection de canons il introduisit en France, XXVIII, 0. Les règnes malheureux qui suivirent le sien,
TABLB ANALYTIQUE
firent perdre jusqu'à l'usage de récriture, et oublier les lois romaines, les lois barbares et les capitulaires, auxquels on substitua les coutumes, XXVIII ,11.
Rétablit le combat judiciaire, XXY11I, 18. Étendit le combat judiciaire des affaires criminelles aux affaires civiles, ibid. Comment il veut que les querelles qui pourroient naître entre ses enfants soient vidées, ibid. Veut que ceux à qui le duel est permis se servent du bâton : pourquoi, XXVIII, 20. Réforme un point de la loi salique : pourquoi, XXVIII, 21. Compté parmi les grand»
esprits, XXIX, 18. N'avoit d'autre revenu que son domaine, preuves, XXX, 13. Accorda aux évêques la grâce qu'ils lui demandèrent, de ne plus mener eux-mêmes leurs vassaux à la guerre : ils se plaignirent quand ils l'eurent obtenue, XXX, 17. Les justices seigneuriales existoient de son temps, XXX, 22. Étoit le prince le plus vigilant et le plus attentif que nous ayons eu, XXXI, 8. C'est à lui que les ecclésiastiques sont redevables de l'établissement des dîmes, XXXI, 12. Sagesse et motif de la division qu'il fit des dîmes ecclésiastiques, ibid. Éloge de ce grand prince : tableau admirable de sa vie, de ses mœurs, de sa sagesse, de sa bonté, de sa grandeur d'àme, de la vaste étendue de ses vues, et de sa sagesse dans l'exécution de ses desseins, XXXI, 18. Par quel esprit de politique il fonda tant de grands évêchés en Allemagne, XXXI, 19. Après lui, on ne trouve plus de rois dans sa race, XXXI, 20. La force qu'il avoit mise dans la nation subsista
sous Louis le Débonnaire, qui perdoit son autorité au-dedans sans que la puissance parût diminuée au-dehors, XXXI, 21. Comment l'empire sortit de sa maison, XXXI, 31.
Charles II, dit le Chauve. Défend aux évoques de s'opposer à ses lois, et de les négliger, sous prétexte du pouvoir qu'ils ont de faire des canons, XXVIII, 0. Trouva le fisc si pauvre , qu'il donnoit et faisoit tout pour de l'argent : il laissa même échapper, pour de l'argent, les Normands, qu'il pouvoit détruire, XXXI, 22. A rendu héréditaires les grands offices, les fiefs et les comtés : combien ce changement affoiblit la monarchie, XXXI, 28. Les fiefs et les grands offices devinrent, après lui, comme la couronne étoit sous la seconde race, électifs et héréditaires en même temps, XXXI, 29.
Charles IV, dit le Bel. Est auteur d'une ordonnance générale concernant les dépens, XXVIII,
Charles VII, Est le premier roi qui ait fait rédiger par écrit les coutumes de France : comment on y procéda, XXVIII, 45. Loi de ce prince, inutile parce qu'elle étoit mal rédigée, XXIX, 16.
Charles IX. Il y avoit sous son règne vingt millions d'hommes en France, XXIII, 24. Davila s'est trompé dans la raison qu'il donne de la majorité de ce prince à quatorze ans commencés, XXIX, 16.
Charles II, roi d'Angleterre. Bon mot de ce prince, VI, 16.
Charles XII, roi de Suède. Son projet de conquête étoit extravagant causes de sa chute : comparé avec Alexandre, X, 13.
ET ALPHABÉTIQUE
Charles-Qcwt. Sa grandeur, sa fortune, XXI, 21.
Charondas. Ce fut lui qui trouva le premier le moyen de réprimer les faux té moi lis, XII, 3.
Chartres. Celles des premiers rois de la troisième race, et celles de leurs grands vassaux, sont une des sources de nos coutumes, XXVIII, 45.
Chartres d'affranchissement. Celles que les seigneurs donnèrent à leurs serfs, sont une des sources de nos coutumes, XXVIII, 45.
Chaste. Son influence sur les mœurs, IV, 8.
Chemins. On ne doit jamais les construire aux dépens du fonds des particuliers, sans les indemniser, XXVI, 15. Du temps de Beaumanoir, on les faisoit aux dépens de ceux à qui ils étoient utiles, ibid.
Cherba Son exemple prouve qu'un prince ne doit Jamais insulter ses sujets, XII, 28.
Chevalerie. Origine de tout le merveilleux qui se trouve dans les romans qui en parlent, XXVIII,
Chevaliers romains. Perdirent la république quand ils quittèrent leurs fonctions naturelles, pour devenir juges et financiers en même temps, XI, 18.
Chicane. Belle description de celle qui est aujourd'hui en usage : elle a forcé d'introduire la condamnation aux dépens, XXVIII, 35.
Childebbrt. Fut déclaré majeur à quinze ans, XVIII, 26. Pourquoi il égorgea ses neveux, XVIII, 27.
Comment il fut adopté par Gontran, XVIII, 28. A établi les centeniers : pourquoi, XXX, 17.
Son fameux décret mal inter-
prété par l'abbé Dubos, XXX, 25.
Childemc. Pourquoi fut expulsé du trône, XVIII, 25.
Chilperic. Se plaint que les évoques seuls étoient dans la grandeur, tandis que lui, roi, n'y étoit plus, XXXI, 9.
Chine. Établissement qui parolt contraire au principe du gouvernement de cet empire, V, 19.
Comment on y punit les assassinats, VI, 16. On y punit les pères pour les fautes de leurs enfants : abus dans cet usage, VI, 20. Le luxe en doit être banni : est la cause des différentes révolutions de cet empire : détail de ces révolutions. On y a fermé une mine de pierres précieuses aussitôt qu'elle a été trouvée : pourqnoi, VII, 6. L'honneur n'est point le principe du gouvernement de cet empire : preuves, VIII, 21 . Fécondité prodigieuse des femmes : elle y cause quelquefois des révolutions : pourquoi, ibid. Cet empire est gouverné par les lois et le despotisme en même temps, explication de ce paradoxe, ibid.
Son gouvernement est un modèle de conduite pour les conquérants d'un grand état, X, 15. Quel est l'objet de ses lois, XI, 5. Tyrannie injuste qui s'y exerce, sous prétexte du crime de lèse-majesté,
XII, 7. L'idée qu'on y a du prince y met peu de liberté, XII, 29.
On n'y ouvre point les ballots de ceux qui ne sont pas marchands,
XIII, 11. Les peuples y sont heureux, parce que les tributs y sont en régie, XIII, 19. Sagesse de ses lois qui combattent la nature du climat, XIV, 5. Coutume admirable de cet empire pour encourager l'agriculture, XIV, 8. Les lois n'y
TABLE ANALYTIQUE
peuvent pas Tenir à bout de ban- ( nir les eunuques des emplois civils et militaires, XV, 19. Pourquoi les mahométans y font tant de progrès, et les chrétiens si peu,
XVI, 2. Ce qu'on y regarde comme un prodige de vertu, XVI, 8. Les peuples y sont plus ou moins courageux, à mesure qu'ils approchent plus ou moins du midi,
XVII, 2. Causes de la sagesse de ses lois : pourquoi on n'y sent point les horreurs qui accompagnent la trop grande étendue d'un empire, XVIII, 6. Les législateurs y ont confondu la religion, les lois, les mœurs et les manières :
pourquoi, XIX, 16. Les principes qni regardent ces quatre points sont ce qu'on appelle les rites, XIX, 17. Avantage qu'y produit la façon composée d'écrire, ibid.
Pourquoi les conquérants de la Chine sont obligés de prendre ses mœurs ; et pourquoi elle ne peut pas prendre les mœurs des conquérants, XIX, 18. Il n'est presque pas possible que le christianisme s'y établisse jamais : pourquoi, ibid. Comment les choses qui paraissent de simples minuties de politesse y tiennent à la constitution fondamentale du gouvernement, XIX, 19. Le vol y est défendu ; la friponnerie y est permise : pourquoi, XIX, 20. Tous les enfants d'un même homme, quoique nés de diverses femmes, sont censés n'appartenir qu'à une seule : ainsi point de bâtards, XXIII, 5. Il n'y est point question d'enfants adultérins, ibid. Causes physiques de la grande population de cet empire, XXIII, 13. C'est le physique du climat qui fait que les pères y vendent leurs filles;
et y exposent leurs enfants, XXm, 16. L'empereur y est le souverain pontife; mais il doit se conformer aux livres de la religion : il entreprendrait en vain de les abolir,
XXV, 8. Il y eut des dynasties où les frères de l'empereur lui succédoient, à l'exclusion de ses enfants : raisons de cet ordre,
XXVI, 6. n n'y a point d'état plus tranquille , quoiqu'il renferme dans son sein deux peuples dont le cérémonial et la religion sont différents, XXIX, 18. Sont gouvernés par les manières, XIX, 4.
Leur caractère comparé avec celui des Espagnols : leur infidélité dans le commerce leur a conservé celui du Japon : profits qu'ils tirent du privilège exclusif de ce commerce, XIX, 10 et XX, 9.
Chinais. Pourquoi ne changent jamais de manières, XIX, 13. Leur religion est favorable à la propagation, XXHI, 21. Conséquences funestes qu'ils tirent de l'immortalité de l'âme établie par la religion de Fofi, XXIV, 19.
Chrétiens. Un état composé de vrais chrétiens pourrait fort bien subsister quoi qu'en dise Bayle, XXIV, 6. Leur système sur l'immortalité de l'âme, XXIV, 21.
Christianisme. Nous a ramené l'âge de Saturne, XV, 7. Pourquoi s'est maintenu en Europe, et a été détruit en Asie, XVI, 2. A donné son esprit à la jurisprudence, XXIII, 21. Acheva de mettre en crédit dans l'empire le célibat, que la philosophie y avoit déjà introduit, ibid. N'est pas favorable à la propagation, tbid. Ses principes bien gravés dans le cœur, feraient beaucoup plus d'effet que l'honneur des monarchies, la vertu
ET ALPHABÉTIQUE
des républiques, et la crainte des eut» despotiques, XXIV, 6. Beau tableau de cette religion, XXIV, 13. A dirigé, admirablement bien pour la société, les dogmes de l'immortalité de l'ame et de la résurrection des corps, XXIV, 10.
Il semble, humainement parlant, que le climat lui a prescrit des bornes, XXIV, 26. Il est plein de bon sens dans les lois qui concernent les pratiques de culte :
il peut se modifier suivant les climats, ibid. Pourquoi il fut si facilement embrassé par les barbares qui conquirent l'empire romain, XXV, 3. La fermeté qu'il inspire, quand il s'agit de renoncer à la foi, est ce qui l'a rendu odieux au Japon, XXV, 14. Il changea les règlements et les lois que les hommes a voient faits pour conserver les mœurs des femmes, XXVI, 9. Effets qu'il produisit sur l'esprit féroce des premiers rois de France, XXXI, 2. Est la perfection de la religion naturelle :
il y a donc des choses qu'on peut, sans impiété, expliquer sur les principes de la religion naturelle, D. I, n, dixième objection.
Voyex Religion chrétienne.
Christophe Colomb. Voyez Colomb.
CiciaoN. Regarde comme une des principales causes de la chute de la république, les lois qui rendirent les suffrages secrets, II, 2.
Vouloit que l'on abolit l'usage de faire des lois touchant les simples particuliers, XII, 10. Quels étoient selon lui, les meilleurs sacrifices,
XXV, 7. A adopté les lois d'épargne faites par Platon, sur les funérailles, ibid. Pourquoi regardoit les lois agraires comme funestes,
XXVI, 15. Trouve ridicule de vou-
loir décider des droits des royaumes par les lois qui décident du droit d'une gouttière, XXVI, 16.
Blâme Verres d'avoir suivi l'esprit plutôt que la lettre de la loi Voconienne, XXVII, 1. Croit qu'il est contre l'équité de ne pas rendre un fldéicommis, ibid.
CuiQ-MABs (de). Prétexte injuste de sa condamnation, XII, 8.
Circonstances. Rendent les lois ou justes et sages, ou injustes et funestes, XXIX, 6.
Citation en justice» Ne pouvoit pas se faire, à Rome, dans la maison du citoyen; en France, elle ne peut pas se faire ailleurs : ces deux lois, qui sont contraires, partent du même esprit, XXIX,
Citoyen. Revêtu subitement d'une autorité exorbitante devient monarque ou despote, II, 3. Quand il peut, sans danger, être élevé dans une république à un pouvoir exorbitant, ibid. Il ne peut y en avoir dans un état despotique, IV, 3. Doivent ils être autorisés à refuser les emplois publics? V, 19.
Comment doivent se conduire dans le cas de la défense naturelle, X, 2. Cas où, de quelque naissance qu'ils soient, ils doivent être jugés par les nobles, XI, 6. Cas dans lesquels ils sont libres de fait, et non de droit; XII, 1. Ce qui attaque le plus leur sûreté, XII, 2. Ne peuvent vendre leur liberté, pour devenir esclaves, XV, 2. Sont en droit d'exiger de l'état une subsistance assurée, la nourriture, un vêtement convenable, et un genre de vie qui ne soit point contraire à la santé : moyen que l'état peut employer pour remplir ces obligations, XXIII, 29. Ne satisfont pas
TABLE ANALYTIQUE
aux lois en se contentant de ne pas troubler le corps de l'état $ il faut encore qu'ils ne troublent pas quelque citoyen que ce soit, XXV, 9.
CUoym romain. Par quel privilège il étoit à l'abri de la tyrannie des gouverneurs de province, XI, 19 Pour l'être, il falloit être inscrit dans le cens: comment se faisoitil qu'il y en eût qui n'y fussent pas inscrits? XXVII, 1.
Civilité. Ce que c'est : en quoi elle diffère de la politesse : elle est, ches les Chinois, pratiquée dans tous les états ; à Lacédémone, elle ne l'étoit nulle part : pourquoi cette différence, XIX, 16.
Classes. Combien il est important que celles dans lesquelles on distribue le peuple dans les états populaires soient bien faites, II, 2.
Il y en avoit six à Rome : distinction entre ceux qui étoient dans les cinq premières, et ceux qui étoient dans la dernière : comment on abusa de cette distinction pour éluder la loi Voconienne, XXVII, 1.
Claude, empereur. Se lait juge de toutes les affaires, et occasionne par là quantité de rapines, VI, 5.
Fut le premier qui accorda à la mère la succession de ses enfants, XXVII, I.
Clémence. Quel est le gouvernement où elle est le plus nécessaire : fut outrée par les empereurs grecs, VI, 21.
Clergé. Point de vue sous lequel on doit envisager sa juridiction en France. Son pouvoir est convenable dans une monarchie; il est dangereux dans une république, II, 4. Son pouvoir arrête le monarque dans la route du despotisme, ibid. Son autorité sous la
première race, XVIII, 31. Pourquoi les membres de celui d'Angleterre sont plus citoyens qu'ailleurs : pourquoi leurs mœurs sont plus régulières : pourquoi ils font de meilleurs ouvrages pour prouver la révélation et la providence : pourquoi on aime mieux lui laisser ses abus que de souffrir qu'il devienne réformateur, XIX, 27. Ses privilèges exclusifs dépeuplent un état; et cette dépopulation est très-difficile à réparer, XXIII, 28. La religion lui sert de prétexte pour s'enrichir aux dépens du peuple; et la misère qui résulte de cette injustice est un motif qui attache le peuple à la religion, XXV, 2. Comment on est venu à en faire un corps séparé; comment il a établi ses prérogatives, XXV, 4. Cas où il serait dangereux qu'il format on corps trop étendu, XX V, 4. Bornes que les lois doivent mettre à ses richesses, XXV, 5. Pour l'empêcher d'acquérir, il ne faut pas lui défendre les acquisitions, mais l'en dégoûter : moyens d'y parvenir, ibid. Son ancien domaine doit être sacré et inviolable ; mais le nouveau doit sortir de ses mains, ibid. La maxime qui dit qu'il doit contribuer aux charges de l'état est regardée à Rome, comme une maxime de maltète, et contraire à l'Écriture, ibid. Refondit les lois des Wisigoths, et y introduisit les peines corporelles, qui furent toujours inconnues dans les autres lois barbares auxquelles il ne toucha point, XXVIII, 1. C'est des lois des Wisigoths qu'il a tiré, en Espagne, toutes celles de l'inquisition, ibid. Pourquoi continua de se gouverner
ET ALPHABÉTIQUE
par le droit romain bous la première race de nos rois, tandis que la loi salique gouvernoit le reste des sujets, XXVIII, 4. Par quelles lois ses biens étoient gouvernés sous les deux premières races, XXVIII, 9. Il se soumit aux décrétâtes, et ne voulut pas se soumettre aux capitulaires :
pourquoi, ibid. La roideur avec laquelle il soutint la preuve négative par serment, sans autre raison que parce qu'elle se faisoit dans l'Église, preuve qui faisoit commettre mille parjures, fit étendre la preuve par le combat particulier, contre lequel il se déchalnoit, XXVIII, 18. C'est peutêtre par ménagement pour lui, que Charlemagoe voulut que le bâton fût la seule arme dont on pût se servir dans les duels, XXVIII, 20. Exemple de modération de sa part, XXVIII, 41.
Moyens par lesquels il s'est enrichi, ibid. Tous les biens du royaume lui ont été donnés plusieurs fois : révolutions dans sa fortune ; quelles en sont les causes, XXXI, 10. Repousse les entreprises contre son temporel par les révélations de rois damnés, XXXI, il. Les troubles qu'il causa pour son temporel furent terminés par les Normands, ibid. Assemblé à Francfort pour déterner le peuple à payer la dîme, raconte comment le diable avoit dévoré les épis de bled lors de la dernière famine, parce qu'on ne l'avoit pas payée, XXXI, 12. Troubles qu'il causa après la mort de Louis le Débonnaire, à l'occasion de son temporel, XXXI, 23. Ne peut réparer, sous Charles le Chauve, les maux qu'il avoit
faits sous ses prédécesseurs, ibtd.
Clermont (le comte de). Pourquoi faisoit suivre les Établissements de saint Louis, son père, dans ses justices, pendant que ses vassaux ne les faisoient pas suivre dans les leurs, XXVIII, 29.
Climat. Forme la différence des caractères et des passions des hommes : raisons physiques , Livre XIV. Raisons physiques des contradictions singulières qu'il met dans le caractère des Indiens, XIV, 3. Les bons législateurs sont ceux qui s'opposent à ses vices, XIV, 5. Les lois doivent avoir du rapport aux maladies qu'il cause, XIV, 1t. Effets qui résultent de celui d'Angleterre : il a formé, en partie, les lois et les mœurs de ce pays, XIV, 13. Détail curieux de quelques-uns de ces différents effets, XIV, 14. Rend les femmes nubiles plus tôt ou plus tard : c'est donc de lui que dépend leur esclavage ou leur liberté, XVI, 2. Il y en a où le physique a tant de force, que la morale n'y peut presque rien, XVI, 8 et 10. Jusqu'à quel point ses vices peuvent porter le désordre : exemple, ibid. Comment il influe sur le caractère des femmes, XVI, 11. Influe sur le courage des hommes et sur leur liberté : preuves par faits, XVII, 2. C'est le climat presque seul, avec la nature, qui gouverne les sauvages, XIX, 4. Gouverne les hommes concurremment avec la religion, les lois, les mœurs, etc.
De là naît l'esprit général d'une nation, ibid. C'est lui qui Uh qu'une nation aime à se communiquer; qu'elle aime, par conséquent, à changer; et par la même conséquence, qu'elle se forme le
TABLE ANALYTIQUE
goût, XIX, 8. Il doit régler les vues du législateur au sujet de la propagation, XXIII, 16. Ioflue beaucoup sur le nombre et la qualité des divertissements des peuples :
raison physique, XXIV, 23. Rend la religion susceptible de lois locales relatives à sa nature, et aux productions qu'il fait naître, ibid. Semble, humainement parlant, avoir mis des bornes au christianisme et au mahométisme, XXIV, 26. L'auteur ne pouvoit pas en parler autrement qu'il a fait, sans courir le risque d'être regardé comme un homme stupide, D., article climat.
Climats chauds. Les esprits et les tempéraments y sont plus avancés, et plus tôt épuisés qu'ailleurs : conséquence qui en résulte dans Tordre législatif, V, 15. On y a moins de besoins , il en coûte moins pour vivre ; on y peut donc avoir un plus grand nombre de femmes, XVI, 3.
Clodomir. Pourquoi ses enfants furent égorgés avant leur majorité, XVIII, 27.
Clotaire. Pourquoi égorgea ses neveux, XVIII, 27. A établi les centeniers : pourquoi, XXX, 17. Pourquoi persécuta Brunehault, XXXI, 1. Cest sous son règne que les maires du palais devinrent perpétuels et si puissants, ibid. Ne peut réparer les maux faits par Brunehault et Frédégonde, qu'en laissant la possession des fiefs à vie, et en rendant aux ecclésiastiques les privilèges qu'on leur avoit ôtés, ibid.
Comment réforma le gouvernement civil de la France, XXXI, 2.
Pourquoi on ne lui donna point de maire du palais, XXXI, 3.Fausse
interprétation que les ecclésiastiques donnent à sa constitution, pour prouver l'ancienneté de leur dîme, XXXI, 12.
Glovis. Comment il devint si puissant et si cruel, XVIII, 29. Pourquoi lui et ses successeurs furent si cruels contre leur propre maison, ibid. Réunit les deux tribus de Francs, les Saliens et les Ripuaires; et chacune conserva ses usages, XX VIII, 1. Toutes les preuves qu'apporte l'abbé Dubos, pour prouver qu'il n'entra point dans les Gaules en conquérant, sont ridicules et démenties par l'histoire, XXX, 24. A-t-il été fait proconsul , comme le prétend l'abbé Dubosî ibid. La perpétuité des offices de comte, qui n'étoient qu'annuels, commença à s'acheter sous son règne : exemple, à ce sujet, de la perfidie d'un fils envers son père, XXX, 1.
Cochon. One religion qui en défend l'usage ne peut convenir que dans les pays où il est rare, et dont le climat rend le peuple susceptible des maladies de la peau, XXIV, 25. Singulière loi des Wisigoths, XXIX, 16.
Code civil. Cest le partage des terres qui le grossit : il est donc fort mince chex les peuples où ce partage n'a point lieu, XVIII, 13.
Code des établissements de saint Louis. Il fit tomber l'usage d'assembler les pairs dans les justices seigneuriales pour juger, XXVIII,
Code de Justinien. Comment il a pris la place du code théodosien, dans les provinces de droit écrit, XXVIII, 12. Temps de la publication de ce code, XXVIII, 42. N'est pas lait avec choix, XXIX, 17.
ET ALPHABÉTIQUE
Code des lois barbares. Roule presque entièrement sur les troupeaux : pourquoi, XXX, 0.
Code Théodosien, De quoi est composé, XXIII, 21. Gouverna, avec les lois barbares, les peuples qui habitoient la France |sous la première race, XXVIII, 4. Alaric en fit faire une compilation pour régler les différends qui naissoient entre les Romains de ses états, ibid. Pourquoi il fut connu en France ayant celui de Justinien, XXV11I, 42.
Cognais, Ce que c'était : pourquoi exclus de la succession, XXVII, 1.
Courre (le père Le) . Le raisonnement de cet historien en faveur du pape Zacharie détruiroit l'histoire, sll étoit adopté, XXXI, 16.
Colchide. Pourquoi étoit autrefois si riche et si commerçante, et est aujourd'hui si pauvre et si déserte, XXI, 5.
Collèges, Ce n'est point là que, dans les monarchies, on reçoit la principale éducation, IV, 2.
Colomb (Christophe). Découvre l'Amérique, XXI, 21. François 1er eut-il tort ou raison de le rebuter? XXI, 22.
Colonies, Comment l'Angleterre gouverne les siennes, XIX, 27. Leur utilité, leur objet : en quoi les nôtres diffèrent de celles des anciens : comment on doit les tenir dans la dépendance, XXI, 21.
Nous tenons les nôtres dans la même dépendance que les Carthaginois teooient les leurs, sans leur imposer des lois aussi dures, ibid.
Combat judiciaire, Étoit admis comme une preuve par les lois barbares, excepté par la loi salique, XXVIII, 13. La loi, qui l'ad-
mettoit comme preuve , étoit la suite et le remède de celle qui établissoit les preuves négatives, ibid. On ne pouvoit plus, suivant la loi des Lombards, l'exiger de celui qui s'étoit purgé par serment, XXVIII, 14. La preuve que nos pères en tiroient dans les affaires criminelles, n'étoit pas si imparfaite qu'on le pense, XXVIII, 17.
Son origino : pourquoi devint une preuve juridique : cette preuve avoit quelques raisons fondées sur l'expérience, ibid. L'entêtement du clergé, pour un autre usage aussi pernicieux, le fit autoriser, XXVIII, 18. Comment il fut une suite de la preuve négative, ibid. Fut porté 'en Italie par les Lombards, ibid. Charlemagoe, Louis le Débonnaire et les Othons retendirent des affaires criminelles aux affaires civiles, ibid. Sa grande extension est la principale cause qui fit perdre aux lois saliques, aux lois ripuaires, aux lois romaines et aux capitulaires leur autorité, XXVIII, 19. C'étoit l'unique voie par laquelle nos pères jugeoient toutes les actions civiles et criminelles, les incidents et les interlocutoires, ibid. Avoit lieu pour une demande de douze deniers, ibid. Quelles armes on y employoit, XXVIII, 20. Mœurs qui lui étoient relatives, XXVIII, 22.
Étoit fondé sur un corps de jurisprudence, XXVIII, 23. Auteurs à consulter pour en bien connolrre la jurisprudence, ibid. Règles qui s'y observoient, XXVIII, 24. Précautions que l'on prenoit pour maintenir l'égalité entre les combattants, ibid. Il y avoit des gens qui ne pou voient l'offrir ni le recevoir : on leur
TABLE ANALYTIQUE
donnoit des champions, ibid. Détail des cas où il De pouvoit avoir
rr lieu, XXVIII, 25. Ne laissoit pas d'avoir de grands avantages, même dans l'ordre civil, ibid Les femmes no ponvoient l'offrir à personne sans nommer leur champion; mais on pouvoit les y appeler sans ces formalités, ibid.
A quel âge on pouvoit y appeler et y être appelé, ibid. L'accusé pouvoit éluder le témoignage du second témoin de l'enquête, en offrant de se battre contre le premier, XXVm, 26. De celui entre une partie et un des pairs du seigneur, XXVIII, 27. Quand, comment et contre qui il avoit lieu, en cas de défaute de' droit, XXVIII, 26. Saint Louis est celui qui a commencé à l'abolir, XXVIII, 29. Époque du terap.* où l'on a commencé à s'en passer dans les jugements, ibid. Quand il avoit pour cause l'appel de faux jugement, il ne faisoit qu'anéantir le jugement sans décider la question, XXVIII, 33. Lorsqu'il étoit en usage, il n'y avoit point de condamnation de dépens, XXVIII, 35. Répugnoità l'idée d'une partie publique, XXVIII, 36. Cette façon de juger demandoit très-peu de capacité dans ceux qui jugeoient, XXVIII, 42.
Comédiennes, Il étoit défendu à Rome, aux ingénus, de les épouser, XXIII, 21.
Comices par tribus. Leur origine :
ce que c 'étoit à Rome, XI, 16.
Commerce. Comment une nation vertueuse le doit foire pour ne pas se corrompre par la fréquentation des étrangers, IV, 6. Les Grecs regardoient la profession de tout bas commerce comme infâme,
et par conséquent comme indigne du citoyen, IV, 8. Vertus qu'il inspire au peuple qui s'y adonne :
comment on en peut maintenir l'esprit dans une démocratie, V, 6. Doit être interdit aux nobles dans une aristocratie, V, 8. Doit être favorisé dans une monarchie ; mais il est contre l'esprit de ce gouvernement que les nobles le fassent; il suffit que les commerçants puissent espérer de devenir nobles, V, 9 ; XX, 21 . Est nécessairement très-borné dans un état despotique, V, 15. Est-il diminué par le trop grand nombre d'habitants dans la capitale? VII, I.
Causes, économie et esprit de celui d'Angleterre, XIX, 27; XX, 8. Adoucit et corrompt les mœurs, XX, 1. Dans les pays où il règne, tout, jusqu'aux actions humaines et aux vertus morales, se trafique.
Il détruit le brigandage, mais il entretient l'esprit d'intérêt, XX, 2.
Entretient la paix entre les nations; mais n'entretient pas l'union entre les particuliers, ibid. Sa nature doit être régléee, ou même se règle d'elle-même par celle du gouvernement, XX, 4. Il y en a de deux sortes : celui de luxe et celui d'économie ; à quelle nature de gouvernement chacune de ces espèces de commerce convient le mieux, ibid. Le commerce d'économie force le peuple qui le fait à être vertueux : exemple tiré de Marseille, XX, 5. Le commerce d'économie a fondé des états composés de fugitifs persécutés, ibid.
11 y a des cas où celui qui ne donne rien, celui même qui est désavantageux, est utile, XX, 6.
Ses intérêts doivent l'emporter sur les intérêts politiques, XX, 7.
ET ALPHABÉTIQUE
Moyens propres à abaisser les états qui font le commerce d'économie.
Est-il bon d'en faire usage? XX, 8. On ne doit, sans de grandes raisons, exclure aucune nation de son commerce, encore moins s'assujettir à ne commercer qu'avec une seule nation, XX, 9. L'établissement des banques est bon pour le commerce d'économie seulement, XX, 10. L'établissement des compagnies de négociants ne convient point dans la monarchie; souvent même ne convient pas dans les états libres, ibid. Ses intérêts ne sont point opposés à l'établissement d'un port franc dans les états libres ; c'est le contraire dans les monarchies, XX, 11. Il ne faut pas confondre la liberté du commerce avec celle du commerçant : celle du commerçant est fort gênée dans les états libres, et fort étendue dans les états soumis à un pouvoir absolu, XX, 12. Quel en est l'objet, ibid.
La liberté en est détruite par les douanes, quand elles sont affermées, XX, 13. Est-il bon de confisquer les marchandises prises sur les ennemis, et de rompre tout commerce, soit passif, soit actif, avec eux, XX, 14. Il est bon que la contrainte par corps ait lieu dans les affaires qui le concernent, XX, 15. Des lois qui en établissent la sûreté, XX, 16 et 17. Des Juges pour le commerce, XX, 18.
Dans les villes où il est établi, il faut beaucoup de lois et peu de Juges, ibid. Il ne doit point être fait par le prince, XX, 19. Celui des Portugais et des Castillans dans les Indes orientales fut ruiné quand leurs princes s'en emparèrent, XX, 20. 11 est avantageux
anx nations qui n'ont besoin de rien, et onéreux à celles qui ont besoin de tout, XX, 23. Avantages qu'en peuvent retirer les peuples qui sont en état de supporter une grande exportation, et une grande importation en même temps, ibid. Rend utiles les choses superflues; et les choses utiles nécessaires, ibid. Considéré dans les révolutions qu'il a eues dans le monde, XXI, 1. Pourquoi, malgré les révolutions auxquelles il est sujet, sa nature est irrévocablement filée dans certains états, comme aux Indes, ibid.
Pourquoi celui des Indes ne se fait et ne se fera Jamais qu'avec de l'argent, XXI, 6. Pourquoi celui qui se fait en Afrique est et sera toujours si avantageux, XXI, 2* Raisons physiques des causes qui en maintiennent la balance entre les peuples du nord et ceux du midi, XXI, 3. Différence entre celui des anciens et celui d'aujourd'hui, XXI, 4. Fuit l'oppression et cherche la liberté ; c'est une des principales causes des différences qu'on trouve entre celui des anciens et le nôtre, XXI, 5. Sa cause et ses effets, XXI, 6. Celui des anciens, ibid. Comment et par où il se faisoit autrefois dans les Indes, ibid. Quel étoit autrefois celui d'Asie : comment et par où il se faisoit, ibid. Mature et étendue de celui des Tyriens, ibid. Combien celui des Tyriens tiroit d'avantages de -l'imperfection de la navigation des anciens, ibxd.
Étendue et durée de celui des Juifs, ibid* Nature et étendue de celui des Égyptiens, ibid. — de celui des Phéniciens, ibid. — de celui des Grecs, avant et depuis
Alexandre, XXI, 7. Celui d'Athènes fut plus borné qu'il n'auroit dû l'être, ibid. — de Corinthe, ibid. — de la Grèce, avant Homère, ibid. Révolutions que lui occasionna la conquête d'Alexandre, XXI, 8. Préjugé singulier qui empêchoit et qui empêche encore les Perses de faire celui des Indes, ibid. De celui qu'Alexandre a voit projeté d'établir, ibid. De celui des rois Grecs après Alexandre, XXI, 9. Comment et par où on le fit aux Indes, après Alexandre, ibid. Celui des Grecs et des Romains aux Indes n'étoit pas si étendu, mais étoit plus facile que le nôtre, ibid. Celui de Carthage, XXI, 10. La constitution politique, le droit civil, le droit des gens, l'esprit de la nation, chez les Romains, étoient opposés au commerce , XXI, 14. Celui des Romains avec l'Arabie et les Indes, XXI, 16.
Révolution qu'y causa la mort d'Alexandre, ibid. —intérieur des Romains, ibid. De celui de l'Europe après la destruction des Romains en Occident, XXI, 17. Loi des Wisigoths contraire au commerce, ibid. Autre loi du même penple, favorable au commerce, XXI, 18.
Comment se fit jour en Europe, à travers la barbarie, XXI, 20.
Sa chute, et les malheurs qui raccompagnèrent dans les temps de barbarie , n'eurent d'autre source que la philosophie d'Aristote et les rêves des scolastiques, ibid. Ce qu'il devint depuis l'affoiblissement des Romains en Orient, ibid. Les lettres de change l'ont arraché des bras de la mauvaise foi, pour le faire rentrer dans le sein de la probité, XXI, 20. Comment se fait celui des
Indes orientales et occidentales,
XXI, 21. Lois fondamentales de celui de l'Europe, ibid» Projets proposés par l'auteur sur celui des Indes, XXI, 23. Dans quels cas il se fait par échange, XXII, 1. Dans quelle proportion il se fait, suivant les différentes positions des peuples qui le font ensemble,
XXII, 1. On en devrait bannir les monnoies idéales, XXII, 3.
Croit par une augmentation successive d'argent, et par de nouvelles découvertes de terres et de mers, XXII, 8. Pourquoi ne peut fleurir en Moscovie, XXH, 14. Le nombre de fêtes, dans les pays qu'il maintient, doit être proportionné à ses besoins, XXIV,
Commercé d'économie. Ce que c'est:
dans quels gouvernements il convient et réussit le mieux, XX, 4.
Des peuples qui ont fait ce commerce, XX, 5. Doit souvent sa naissance à la violence et à la vexation, ibid. Il faut quelquefois n'y rien gagner, et même y perdre, pour y gagner beaucoup, XX, 6. Comment on l'a quelquefois gêné, XX, 8. Les banques sont un établissement qui lui est propre, XX, 10. On peut, dans les états, où il se fait, établir un port franc, XX, 11.
Commerce de luxe. Ce que c'est : dans quels gouvernements il convient et réussit le mieux, XX, 4.
Il ne lui faut point de banques, XX, 10. Il ne doit avoir aucuns privilèges, XX, 11.
Commissaires. Ceux qui sont nommés pour juger les particuliers, ne sont d'aucune utilité au monarque; sont injustes et funestes à la liberté des sujets, XII, 22.
ET ALPHABÉTIQUE
CoinioDE. Ses rescrits ne devraient pas se trouver dans le corps des lois romaines, XXIX, 17.
Communauté de biens. Est pins on moins utile dans les différents gouvernements, VII, 15.
Communes. Il n'en étoit point question aux assemblées de la nation sous les deux premières races de nos rois, XXVIII, 9.
Communion. Étoit refusée à ceux qui mouroient sans avoir donné une partie de leurs biens à l'Église, XXVIII, 41.
Compagnies de négociants. Ne conviennent presque jamais dans une monarchie ; pas* toujours dans les républiques, XX, 10. Leur utilité ; leur objet, ibid. Ont avili l'or et l'argent, XXI, 22.
Compagnons. Ce que Tacite appelle ainsi chez les Germains : c'est dans les usages et les obligations de ces compagnons qu'il faut cherl'origine du vasselage, XXX, 3 et 16.
Compositions. Quand on commença à les régler plutôt par les coutumes que par le texte des loix, XXVIII, 11. Tarif de celles que les lois barbares avoient établies pour les différents crimes, suivant la qualité des différentes personnes, XXVIII, 3 et 20. Leur grandeur seule constituoit la différence des conditions et des rangs, XXVIII, 4 et XXX, 19. L'auteur entre dans le détail de la nature de celles qui étoient en usage chez les Germains, chez les peuples sortis de la Germanie pour conquérir l'empire romain, afin de nous conduire, par la main, à l'origine des justices seigneuriales, XXX, 19.
A qui elles appartenoient : pourquoi on appeloit ainsi les satis-
factions dues chez les barbares, parles coupables, à la personne offensée, ou à ses parents, ibid.
Les rédacteurs des lois barbares crurent en devoir fixer le prix, et le firent avec une précision et une finesse admirable, ibid. Ces règlements ont commencé à tirer les Germains de l'état de pore nature, ibid. Étoient réglées suivant la qualité de l'offensé, ibid. Formoient, sur la tête de ceux sur qui elles étoient établies, une prérogative proportionnée au prix, dont le tort qu'ils éprouvotent devoit être réparé, ibid. En quelles espèces on les payoit, ibid. L'offensé étoit le maître, chez les Germains, de recevoir la composition, ou de la refuser, et de se réserver sa vengeance : quand on commença à être obligé de la recevoir, ibid.
On en trouve, dans le code des lois barbares, pour les actions involontaires, ibid. Celles qu'on payoit aux vassaux du roi étoient plus fortes que celles qu'on payoit aux hommes libres, XXXI, 8.
Comte. Étoit supérieur au soigneur, XXVIII, 24. Différence entre sa juridiction, sous la seconde race, et celle de ses officiers, XXVIII, 28. Les jugements rendus dans sa cour ne ressortissoient point devant les missi dominici, ibid. Renvoyoit au jugement du roi les grands qu'il prévoyoit ne pouvoir pas réduire à la raison, ibid. On étoit autrefois obligé de réprimer l'ardeur qu'ils avoient de juger et de faire juger, ibid. Leurs fonctions sous les deux premières races, XXX, 13. Comment et avec qui ils alloient à la guerre dans les commencements de la monarchie, XXX, 17. Quand menoit
TABLE ANALYTIQUE
les Ytssaux des leudes à la guerre, ibid. Sa Jurisdiction à la guerre, ibid. C'étoit un principe fondamental de la monarchie, que le comte réunit sur sa tète et la puissance militaire et la Juriadiction civile ; et c'est dans ce double pouvoir que l'auteur trouve l'origine des justices seigneuriales, ibid. Pourquoi ne menoieot pas à la guerre les vassaux des évoques et des abbés, ni les arrièrevassaux des leudes, XXX, 18.
Étymologie de ce mot, ibid. N'avoient pas plus de droits dans leurs terres, que les autres seigneurs dans la leur, ibid. Différence entre eux et les ducs, ibid.
Quoiqu'ils réunissent sur leur tête les puissances militaire, civile ot fiscale, la forme des Jugements les em Déchoit d'être despotiques : quelle étoit cette forme, ibid. Leurs fonctions étoient les mêmes que celles du gravion et du centenier, ibid. Combien il lui falloit d'adjoints pour Juger, ibid.
Commencèrent dès le règne de Clovis, à se procurer, par argent, la perpétuité de leurs offices, qui, par nature, n'étoient qu'annuels :
exemple de la perfidie d'un fils envers son père, XXXI, 1. Ne pouvoient dispenser personne d'aller à la guerre, XXXI, 27.
Quand leurs offices commencèrent à devenir héréditaires et attachés à des fiefs, XXXI, 28.
Comtés. Ne furent pas donnés à perpétuité en même temps que les fiels, XXXI, 8.
Concubinage. Contribue peu à la propagation : pourquoi, XXIII, 2.
Il est plus ou moins flétri, suivant les divers gouvernements, et suivant que la polygamie ou le di-
vorce sont permis ou défendus,
XXIII, 6. Les lois romaines ne lui avoient laissé de lien que dans le cas d'une très-grande corruption de mœurs, ibid.
Condamnation d$ dépens. N'avoit point lieu autrefois en France en cour laie : pourquoi, XXVIII, 35.
Condamnés. Leurs biens étoient consacrés à Rome : pourquoi, VI, 5.
Conditions. En quoi consistoient leurs différences chex les Francs, XXVIII, 4.
Confesseur des rois. Sages conseils qu'ils devraient bien suivre, X, 2.
Confiscations. Fort utiles et justes dans les états despotiques : pernicieuses et injustes dans les états modérés. V, 15.
Voyez Juifs.
Confiscation des marchandises. Lois excellentes des Anglois sur cette matière, XX, 14.
Confrontation des témoins avec roccusé. Est une formalité requise par la loi naturelle, XXVI, 3.
Confucius. Sa religion n'admet point l'immortalité de l'âme; et tire, de ce faux principe, des conséquences admirables pour la société,
Conquérants. Causes de la dureté de leur caractère. Leurs droits sur le peuple conquis, X, 3. Voyez Conquête. Jugement sur la générosité prétendue de quelques-uns, X, 17.
Conquête. Quel en est l'objet, 1, 3.
Lois que doit suivre un conquérant, X, 3. Erreurs dans lesquelles sont tombés nos auteurs dans le droit public. Ils ont admis un principe aussi fanx qu'il est terrible, et en ont tiré des conséquences encore plus terribles,
ET ALPHABÉTIQUE
ibid. Quand elle est faite, le conquérant n'a plus droit de tuer : pourquoi, ibid. Son objet n'est point la servitude, mais la conservation : conséquences de ce principe, ibid. Avantages qu'elle peut apporter au peuple conquis, X, 4. (Droit de). Sa définition, ibid. Bel usage qu'en firent le roi Gélon et Alexandre, X, 5. Quand et comment les républiques en peuvent faire, X, 6. Les peuples conquis par une aristocratie, sont dans l'état le plus triste, X, 7, 8. Comment on doit traiter le peuple vaincu, X, 11.
Moyens de la conserver, X, 15.
Conduite que doit tenir un état despotique avec le peuple conquis, ibid.
Conrad, empereur. Ordonna le premier que la succession des fiefs passeroit aux petits enfants ou aux frères, suivant l'ordre de succession : cette loi s'étendit peu à peu pour les successions directes à l'infini, et pour les collatérales au septième degré, XXXI, 30.
Conseil du prince. Ne peut être dépositaire des lois, I, 4. Ne doit point Juger les affaires contentieuses : pourquoi, VI, 6.
Conseils. Si ceux de l'évangile étoient des lois , ils seroient contraires à l'esprit des lois évangéliques, XXIV, 6.
Conservation. C'est l'objet général de tous les états, XI, 5.
Conspirations. Précautions que doivent apporter les législateurs dans les lois pour la révélation des conspirations, XII, 17.
Constance, Belle loi de cet empereur, XII, 24.
Constantin. Changement qu'il apporta dans la nature du gouver-
nement, VI, 15. C'est à ses idées sur la perfection que nous sommes redevables de la jurisdiction ecclésiastique, XXIII, 21. Abrogea presque toutes les lois contre le célibat, ibid. A quels motifs Zozime attribue sa conversion, XXIV, 13. Il n'imposa qu'aux habitants des villes la nécessité de chômer le dimanche, XXIV, 23.
Respect ridicule de ce prince pour les évêques, XXIX, 16.
Constantin Docas (le faux). Punition singulière de ses crimes, VI,
Consuls. Nécessité de ces Juges pour le commerce, XX, 18.
Consuls romains. Par qui et pourquoi leur autorité fut démembrée, XI , 14. Leur autorité et leurs fonctions. Quelle étoitleur compétence dans les jugements, XI, 18.
Avantage de celui qui avoit des enfants sur celui qui n'en avoit point, XXIII, 21.
Contemplation. Il n'est pas bon pour la société que la religion donne aux hommes une vie trop contemplative, XXIV, 11.
Continence absolue. C'est une vertu qui ne doit être pratiquée que par peu de personnes, XXIII, 21. Voyez Célibat.
Continence publique. Est nécessaire dans un état populaire, VII, 8.
Contrainte par corps. Il est bon qu'elle n'ait pas lieu dans les affaires civiles : il est bon qu'elle ait lieu dans les affaires de commerce, XX, 15.
Contumace. Comment étoit punie dans les premiers temps de la monarchie, XXXI, 8.
Copies. Les Saxons appelloient ainsi ce que nos pères appeloient comtes, XXX, 18.
TABLE ANALYTIQUE
Corinthe. Son heureuse situation :
son commerce : sa richesse : la religion y corrompit les mœurs, XXI, 7. Sa ruine augmenta la gloire de Marseille, XXI, 12.
Cornéliennes. Voyez Lois cornéliennes.
Corps législatif. Quand, pendant combien de temps, par qui doit être assemblé, prorogé, et renvoyé, dans un état libre, XI, 6.
Corruption. De combien il y en a de sortes, Livre vm. Combien elle a de sources dans une démocratie :
quelles sont ces sources, VIII, 2.
Ses effets funestes, VIII, 11.
Cosmes, magistrats de Crète. Vices dans leur institution, XI, 6.
Coccy (le sire de). Ce qu'il pensoit de la force des Anglois, IXf 8.
Coups de bâton. Comment punis par les lois barbares, XXVIII, 20.
C(furonne. Les lois et les usages des différents pays en règlent différemment la succession : et ces usages qui paraissent injustes à ceux qui ne jugent que sur le* idées de leur pays, sont fondés en raison, XXVI, 6. Ce n'est pas pour la famille régnante qu'on y a fixé la succession, mais pour l'intérêt de l'état, XXVI, 1G. Son droit ne se règle pas comme les droits des particuliers : elle est soumise au droit politique ; les droits des particuliers le sont au droit civil, ibid. Ou en peut changer l'ordre de succession , si celui qui est établi détruit le corps politique pour lequel il a été établi, XXVI, 23. La nation a droit d'en exclure, et d'y faire renoncer, ibid.
Couronne de France. C'est par la loi salique qu'elle est affectée aux maies exclusivement, XXVIII, 22.
Sa figure ronde est-elle le fonde-
ment de quelque droit du roi?
XXIX, 16. Étoit élective sous lt seconde race XXXI, 17. Le droit d'aînesse ne s'y est établi, que quand il s'est établi dans les fiefs, après qu'ils sont devenus perpétuels, XXXI, 33. Pourquoi les ftlies en sont exclues, tandis qu'elles ont droit à celles de plusieurs autres royaumes, XXXI, 33.
Cours des princes. Combien ont été corrompues dans tous les temps, III, 5.
Courtisans. Peinture admirable de leur caractère, III, 5. En quoi, dans une monarchie, consiste leur politesse : cause de la délicatesse de leur goût, IV, 2. Différence essentielle entre eux et le peuple, XII, 27.
Courtisanes. Il n'y a qu'elles qui soient heureuses à Venise, VU, 3. Corinthe en étoit le séminaire.
XXI, 7. Leurs enfants sont-Us obligés, par le droit naturel, de nourrir leurs pères indigents,
Cousins germains. Pourquoi le mariage entre eux n'est pas permis, XXVI, 14. Étoient autrefois regardés et se regardoient eux-mêmes comme frères, ibid. Pourquoi et quand le mariage fut permis entre eux à Rome, ibid. Chef quels peuples leurs mariages doivent être regardés comme incestueux, ibid.
Coutumes anciennes. Combien il est important pour les mœurs de les conserver, V, 7.
Coutumes de France. L'ignorance de l'écriture, sous les règnes qui suivirent celui de Charlemagne, fit oublier les lois barbares, le droit romain, et les capitulaires, auxquels on substitua les cou-
ET ALPHABÉTIQUE
tûmes, XXVIII, 11. Pourquoi ne prévalurent pas sur le droit romain dans les provinces voisines de l'Italie, ibid. 11 y en avoit dès la première et la seconde race des rois : elles n'étoient point la même chose que les lois des peu* pies barbares ; preuves : leur véritable origine, XXVIII, 12.
Quand commencèrent à faire plier les lois sous leur autorité, ibid.
Ce seroit une chose inconsidérée de les vouloir toutes réduire en une générale, XXVIII, 37. Leur origine ; les différentes sources où elles ont été puisées : comment, de particulières qu'elles étoient pour chaque seigneurie, sont devenues générales pour chaque province : quand et comment ont été rédigées par écrit, et ensuite réformées, XXVIII, 45. Contiennent beaucoup de dispositions tirées du droit romain, ibid.
Coutumes de Bretagne. Tirent leur source des assises de Geoffroi, duc de cette province, XXVIII, 45. — de Champagne. Ont été accordées par le roi Thibault, ibid. — de Montfort. Tirent leur origine des lois du comte Simon, ibid. — de Normandie. Ont été accordées par le duc Raoul, ibid.
Crainte. Est un des premiers sentiments de l'homme en état de nature. A fait rapprocher les hommes, et a formé les sociétés, I, 2. Est le principe du gouvernement despotique, III, 9.
Créancière. Quand commencèrent à être plutôt poursuivis à Rome par leurs débiteurs , qu'ils ne poursuivoient leurs débiteurs , XII, 21.
Création. Est soumise à des lois invariables, I, 1. Ce que l'auteur
en dit prouve-t-il qu'il est athée?
D. 1, 1, troisième objection.
Créature. La soumission qu'elle doit au créateur dérive d'une loi antérieure aux lois positives, 1, 1.
Crédit. Moyens de conserver celui d'un état, ou de lui en procurer un, s'il n'en a pas, XXII, 18.
Ckemuttos Cobjhjs injustement condamné, sous prétexte de crime de lèse-majesté, XII, 13.
Crète. Ses lois ont servi d'original à celles de Lacédémone, IV, 0. La sagesse de ses lois la mit en eut de résister longtemps aux efforts des Romains, ibid. Les Lacédémoniens avoient tiré de la Crète leurs usages sur le vol, XXIX, 13.
Cretois. Moyen singulier dont ils usoient avec succès, pour maintenir le principe de leur gouvernement : leur amour pour la patrie, VIII, 11. Moyen infâme qu'ils employoient pour empêcher la trop grande population, XXIII, 17. Leurs lois sur le vol étoient bonnes à Lacédémone, et ne valoient rien à Rome, XXIX, 13.
Grillon. Sa bravoure lui inspire le moyen de concilier son honneur avec l'obéissance à un ordre injuste de Henri III, IV, 2.
Crimes. Quels sont ceux que les nobles commettent dans une aristocratie, III, 4. Quoique tous publics de leur nature, sont néanmoins distingués relativement aux différentes espèces de gouvernement, III, 5. Combien il y en avoit de sortes à Rome; et par qui y étoient jugés, XI, 18. Peines qui doivent être infligées à chaque nature de crime. XII, 4. Combien il y en a de sortes, ibid. Ceux qui ne font que troubler l'exercice de la religion, doivent être renvoyés
TABLE ANALYTIQUE
dans la classe de ceux qui sont contre la police, ibid. Ceux qui choquent la tranquilité des citoyens, sans en attaquer la sûreté :
comment doivent être punis.
Peines contre ceux qui attaquent la sûreté publique, ibid. Les paroles doivent-elles être mises au nombre des crimes, XII, 12. On doit, en les punissant, respecter la pudeur, XII, 14. Dans quelle religion on n'en doit point admettre d'inexpiables, XXIV, 13.
Tarif des sommes que la loi salique imposoit pour punition , XXVIII, 3. On s'en purgeoit,dans les lois barbares, autres que la loi salique, en jurant qu'on n'étoit pas coupable, et en faisant jurer la même chose à des témoins en nombre proportionné à la grandeur du crime, XXVIII, 13. N'étoient punis, par les lois barbares, que par des peines pécuniaires; il ne falloit point alors de partie publique, XXVIII, 36. Les Germains n'en connoissoient que deux capitaux : la poltronnerie et la trahison, XXX, 19.
Crimes cachés. Quels sont ceux qui doivent être poursuivis, XII, 4.
Crimes capitaux. On en faisoit justice, chez nos pères, par le combat judiciaire, qui ne pou voit se terminer par la paix, XX VIII, 24.
Crimes contre Dieu. C'est à lui seul que la vengeance en doit être réservée, XII, 4.
Crimes contre la pureté. Comment doivent être punis, XII, 4.
Crime contre nature. Il est horrible, très-souvent obscur, et trop sévèrement puni : moyens de le prévenir. Quelle en est la source parmi nous, XII, 6.
Crime de lèse-majesté. Par qui et
comment doit être jugé dans une république, VI, 5.
Voyez Lèse-majesté.
Criminels. Pourquoi il est permis de les faire mourir, XV, 2. A quels criminels on doit laisser des asiles, XXV, 3. Les uns sont soumis à la puissance de la loi, les autres à l'autorité du magistrat, XXVI, 24.
Critique, Préceptes que doivent suivre ceux qui en font profession, et surtout le gazetier ecclésiastique, D. troisième partie.
Croisades. Apportèrent la lèpre dans nos climats : comment on l'empêcha de gagner la masse du peuple, XIV, 11. Servirent de prétexte aux ecclésiastiques pour attirer toutes sortes de matières et de personnes à leurs tribunaux, XXVIII, 40.
Crohwell. Ses succès empêchèrent la démocratie de s'établir en Angleterre, III, 3.
Cuivre. Différentes proportions de la valeur du cuivre à celle de l'argent, XXII, 5 et 12.
Culte. Le soin de rendre un culte à Dieu, est bien différent de la magnificence de ce culte, XXV, 7.
Culte extérieur. Sa magnificence attache à la religion, XXV, 2. A beaucoup de rapport avec la magnificence de l'état, XXV, 7.
Culture des terres. M'est pas en raison de la fertilité, mais en raison de la liberté, XVIII, 3. La population est en raison de la culture des terres et des arts, XVIII, 10. Suppose des arts, des connoissances , et la monnoie, XVIII, 15.
Cumes. Fausses précautions que prit Aristodème pour se conserver la tyrannie de cette ville, X, 12»
ET ALPHABÉTIQUE
Combien les lois criminelles y ôtoient imparfaites, XII, 2.
Curies. Ce que c'étoit à Rome : à qui elles donnoieni le plus d'autorité, XI, 14.
Cynète. Les peuples y étoieot plus cruels que dans tout le reste de la Grèce, parce qu'ils ne culti- Toient pas la musique, IV, 8.
Ctrds. Fausses précautions qu'il prit pour conserver ses conquêtes, X, 12.
Czar. Voyez Piètre /.
Czarine (Anne). Injustice qu'elle commit, sous prétexte du crime de lèse-majesté, XII, 12.
Dagobert. Pourquoi fut obligé de se défaire de l'Austrasie en faveur de son fils, XXXI, 3. Ce que c'étoit que sa chaire, XXXI , 33.
Danois, Conséquences funestes qu'ils tiroient du dogme de l'immortalité de rame, XXIV, 19.
Dantiik. Profits que cette ville tire du commerce de bled qu'elle fait avec la Pologne, XX, 9.
Darius. Ses découvertes maritimes ne lui furent d'aucune utilité pour le commerce, XXI, 8.
Davila. Mauvaise raison de cet auteur touchant la majorité de Charles IX, XXIX, 16.
Débiteurs, Comment devroient être traités dans une république. Époque de leur affranchissement de la Servitude à Rome : révolution qui en pensa résulter, XTJ, 21.
Déconfès. Ce que c'étoit : étoient punis par la privation de la communion et de la sépulture, XXVIII, 41.
Décenwirs. Pourquoi établirent des
peines capitales contre les auteurs de libelles et contre les poètes, VI, 15. Leur origine, leur maladresse, et leur injustice dans le gouvernement : causes de leur chute, XI, 15. Il y a, dans la loi des douze tables, plus d'un endroit qui prouve leur dessein de choquer l'esprit de la démocratie, XII, 21.
Décrétâtes. On en a beaucoup inséré dans les recueils des canons, XXVIII, 9. Comment on en prit les formes Judiciaires, plutôt que celles du droit romain, XXVIII, 40. Sont, à proprement parler, dos rescrits des papes ; et les rescrits sont une mauvaise sorte de législation : pourquoi, XXIX,
Défaute de droit. Ce que c'étoit, XXVIII, 27. Quand, comment, et contre qui donnoit lieu au combat judiciaire, XXVIII, 28. Voyez Appel de défaute de droit.
Defontaine. C'est chez lui qu'il faut chercher la jurisprudence du combat judiciaire, XXVIH, 23. Passage de cet auteur, mal entendu jusqu'ici, expliqué, XXVIII, 31.
Pour quelles provinces il a travaillé, XXVIH, 38. Son excellent ouvrage est une des sources des coutumes de France, XXVIH, 45.
Déisme. Quoiqu'il soit incompatible avec le spinosisme, le gazetier ecclésiastique ne laisse pas de les cumuler sans cesse sur la tête de l'auteur : preuve qu'il n'est ni déiste, ni athée, D. I, 1.
Délateurs. Comment, à Venise, ils font parvenir leurs délations, V, 8. Ce qui donna naissance, à Rome, à ce genre d'hommes funestes. Établissement sage, parmi nous, à cet égard, VI, 8.
TABLE ANALYTIQUE
t Voyez Accusateurs, Accusés, Accusations.
Délicatesse du qoûL Source de celle des courtisans, IV, 2.
Dèlos. Son commerce : sources de ce commerce : époque de sa grandeur et de sa chute, XXI, 12.
Démenti. Origine de la maxime qui impose à celui qui en a reçu un, la nécessité de se battre, XXVIII,
DtHETRius de Phalbre. Dans le dénombrement qu'il fit des citoyens d'Athènes, il en trouva autant dans cette ville esclave, qu'elle en avoit lorsqu'elle défendit la Grèce contre les Perses, III, 3.
Démocratie. Quelles sont les lois qui dérivent de sa nature. Ce que c'est. — Quelles en sont les lois fondamentales. Quel est l'état du peuple dans ce gouvernement. — Le peuple y doit nommer ses magistrats et le sénat. — D'où dépend sa durée et sa prospérité. — Les suffrages ne doivent pas s'y donner comme dans l'aristocratie.
— Les suffrages du peuple y doivent être publics; ceux du sénat secrets : pourquoi cette différence.
— Gomment l'aristocratie peut s'y trouver mêlée, quand elle est
ji renfermée dans le corps des nobles, II, 2. La vertu en est le principe, III, 3 . Ce que c'est que cette vertu, IV, 5. Pourquoi n'a pu s'introduire en Angleterre, m, 3.
Pourquoi n'a pu revivre à Rome après Sylla, ibid. Les politiques Grecs ont eu, sur son principe, des vues bien plus justes que les modernes, III, 3. La vertu est singulièrement affectée à ce gouvernement. La vertu doit y être le principal objet de l'éducation.
Manière de l'inspirer aux enfants,
IV, 5. Quels sont les attachements qui doivent y régner sur le cœur des citoyens, V, 3. Comment on y peut établir l'égalité, V. 4. Comment on y doit fixer le cens, pour conserver l'égalité morale, V, 5.
Gomment les lois y doivent entretenir la frugalité, V, 6. Dans quel cas les fortunes peuvent y être inégales sans inconvénient, ibid. Moyens de favoriser le principe de ce gouvernement, V, 7. Les distributions faites au peuple y sont pernicieuses, V, 8. Le luxe y est pernicieux, VII, 2. Causes de la corruption de son principe, VIII, 2. Point juste de l'égalité qui doit y être introduite et maintenue, VIII, 3. Preuve tirée des Romains, VIII, 12. Un eut démocratique peut-il faire des conquêtes? quel usage il doit faire de celles qu'il a faites, X, 6. Le gouvernement y est plus dur que dans une monarchie : conséquence de ce principe, X, 7. On croit communément que c'est le gouvernement où le peuple est le plus
, libre, XI, 2. Ce n'est point un état libre par sa nature, XI, 4. Pourquoi on n'y empêche pas les écrits satiriques, XII, 13. Il n'y frnt point d'esclaves, XV, 1. On y change les lois touchant les bâtards, suivant les différentes circonstances, XXIII, 6.
Denier. Révolutions que cette mon* noie essuya dans sa valeur à Rome, XXII, 11.
Deniers publics. Qui, de la puissance exécutrice ou de la puissance législative, en doit fixer la quotité, et en régler la régie dans un état libre, XI, 6.
Dénonciateurs. Voyez Accusateurs, Accusés, Accusations, Délateurs.
ET ALPHABÉTIQUE
Denrées. En peut-on fixer le prix, XIII, 8 ; XXII, 7.
Dents. Injustice de ce tyran, XII, 11 .
Dents le Petit. Sa collection des canons, XXVIII, 9.
Dépens. Il n'y avoit point autrefois de condamnation de dépens en cour laie, XXVIII, 35.
Dépopulation, Gomment on peut y remédier, XXIII, 29.
Dépôt des lois. Nécessaire dans une monarchie : à qui doit être confié, 11,4.
Derviches. Pourquoi sont en si grand nombre aux Indes, XIV, 7.
Descahtes. Fut accusé, ainsi que l'auteur de V Esprit des Lois, d'athéisme, contre lequel il avoit fourni les plus fortes armes, D. troisième partie.
Déserteurs. La peine de mort n'en a point diminué le nombre : ce qu'il y faudroit substituer, VI, 12.
Désirs, ftègle sûre pour en connoltre la légitimité, XV, 9.
Despote. L'établissement d'un visir est pour lui une loi fondamentale,
II, 5. Plus son empire est étendu, moins il s'occupe des affaires, ibid. En quoi consiste sa principale force : pourquoi ne peut pas souffrir qu'il y ait de l'honneur dans ses états, III, 8. Quel pouvoir il transmet à ses ministres,
III, 9. Avec quelle rigueur il doit gouverner, ibid. Pourquoi n'est point obligé de tenir son serment, s6td.Pourquoi ses ordres ne peuvent Jamais être révoqués, III, 10. La religion peut être opposée' à ses volontés, ibid. Est moins heureux qu'un monarque, V, 11. Il est les lois, l'état et le prince, V, 14. Son pouvoir passe tout entier à ceux à qui il le confie, V, 10. Ne peut récompenser ses sujets qu'en ar-
gent» V, 18. Sa volonté ne doit trouver aucun obstacle, VI, I. Il peut être juge des crimes de ses sujets, VI, 5. Peut réunir sur sa tête le pontificat et l'empire : barrières qui doivent être opposées à son pouvoir spirituel, XXV, 8.
Despotisme. Le mal qui le limite est on bien, II, 4. Loi fondamentale de ce gouvernement, H, 5.
Pourquoi dans les états où il règne, la religion a tant de force, II, 4. Gomment est exercé par le prince qui en est saisi, II, 5. Langueur affreuse dans laquelle il plonge le despote, ibid. Quel en est le principe, III, 3, 9, V, 14.
Peut se soutenir sans beaucoup de probité, III, 3. État déplorable où il réduit les hommes, m, 8.
Horreur qu'inspire ce gouvernement, III, 9. Ne se soutient souvent qu'à force de répandre du sang, ibid. Quelle sorte d'obéissance il exige de la part des sujets, in, 10. La volonté du prince y est subordonnée à la religion, ibid. Quelle doit être l'éducation dans les états où il règne, IV, 3.
L'autorité du despote et l'obéissance aveugle du sujet supposent de l'ignorance dans l'un et dans l'autre, ibid. Les sujets d'un état où il règne n'ont aucune vertu qui leur soit propre, ibid. Comparé avec l'état monarchique, V, 11. La magnanimité en est bannie: V, 12. Comment les lois sont relatives à ses principes, V, 14. Portrait hideux et fidèle de ce gouvernement, du prince qui le tient en main, et des peuples qui y sont soumis, ibid. Pourquoi, tout horrible qu'il est, la plupart des peuples y sont soumis, V, 14.
Il règne plus dans les climats
TABLE ANALYTIQUE
chauds qu'ailleurs, V, 15. La cession de biens ne peut y être autorisée, ibid. L'usure y est comme naturalisée, ibid. La misère arrive de toutes parts dans les états qu'il désole, ibid. Le péculat y est comme naturel, ibid. L'autorité du moindre magistrat y doit être absolue, V, 16. La vénalité des charges y est impossible, V, 19. Il n'y faut point de censeurs, ibid.
Cause de la simplicité des lois dans les états où il règne, VI, 1.
Il n'y a point de loi, VI, 3. La sévérité des peines y convient mieux qu'ailleurs, VI, 9. Outre tout, et ne connoit point de tempérament, VI, 13. Désavantage de ce gouvernement, VI, 16. La question ou torture peut convenir dans ce gouvernement, VI, 17.
La loi du talion y est fort en usage, VI, 19. La clémence y est moins nécessaire qu'ailleurs, VI, 21. Le luxe y est nécessaire, VII, 4. Pourquoi les femmes y doivent être esclaves, VII, 9, XVI, 9. XIX, 15. Les dots des femmes y doivent être, à peu près, nulles,
VII, 15. La communauté des biens y seroit absurde, ibid. Les gains nuptiaux des femmes y doivent être très-modiques, ibid. C'est un crime contre le genre humain de vouloir l'introduire en Europe,
VIII, 7. Son principe même, lorsqu'il ne se corrompt pas, est la cause de sa ruine, VIII, 10. Propriétés distinctives de ce gouvernement, VIII, 19. Comment les états où il règne pourvoient à leur sûreté, IX, 4. Les places fortes sont pernicieuses dans les états despotiques IX, 5. Conduite que doit tenir un état despotique avec le peuple vaincu, X, 16.
Objet général de ce gouvernement, XI, 5. Moyens d'y parvenir, XI, 6. Il n'y a point d'écrits satiriques dans les états où il règne :
pourquoi, XII, 13. Des lois civiles qui peuvent y mettre un peu de liberté, XII, 29. Tributs que le despote doit lever sur les peuples qu'il a rendu esclaves de la glèbe, XIII, 6. Les tributs y doivent être très-légers : les marchands y doivent avoir une sauvegarde personnelle, XIII, 10. On n'y peut pas augmenter les tributs, XIII, 13. Nature des présents que le prince y peut faire à ses sujets :
tributs qu'il peut lever, XIII, 14.
Les marchands n'y peuvent faire de grosses avances, ibid. La régie des impôts y rend les peuples plus heureux que dans les états modérés où ils sont affermés, XIII, 19. Les traitants y peuvent être honorés; mais ils ne le doivent être nulle part ailleurs, XIII, 20. Cest le gouvernement où l'esclavage civil est le plus tolérable, XV, I.
Pourquoi on y a une grande facilité à se vendre, XV, 6. Le grand nombre d'esclaves n'y est point dangereux, XV, 12.N'avoit lien en Amérique que dans les climats situés vers la ligne : pourquoi, XVII,
2. Pourquoi règne dans l'Asie et dans l'Afrique , XVII, 3. On n'y voit poi nt changer les mœurs et les manières, XIX, 12. Peut s'allier très-difficilement avec la religion chrétienne : très -bien avec la mahométane, XIX, 1S; XXIV,