XXV
Mahométans. Furent redevables de l'étrange facilité de leurs conquêtes aux tributs que les empereurs levoient sur leurs peuples, XIII, 10. Sont maîtres de la vie, et même de ce qu'on appelle la vertu ou l'honneur de leurs femmes esclaves, XY, 12. Sont jaloux par principe de religion, XVI, 13.
Il y a, chez eux, plusieurs ordres de femmes légitimes, XXIII, 5.
Leur religion est favorable à la propagation, XXIII, 21. Pourquoi sont contemplatifs, XXIV, 11.
Raison singulière qui leur fait détester les Indiens, XXIV, 22.
Motifs qui les attachent à leur religion, XXV, 2. Pourquoi Gengtskan, approuvant leurs dogmes, méprisa si fort leurs mosquées, . XXV, 3. Sont les seuls Orientaux intolérants en fait de religion, XXV, 15.
Mahométisme. Maxime funeste de cette religion, V, 14. Pourquoi a trouvé tant de facilité à s'établir en Asie, et si peu n Europe. XVI, 2. Le despotisme lui convient mieux que le gouvernement modéré, XVI, 3. Maux qu'il cause, comparé avec les biens que cause le christianisme , XXIV, 3. Il semble que le climat lui a prescrit des bornes, XXIV, 26.
ET ALPHABÉTIQUE
Main~mor tables. Gomment les terres, de libres, sont devenues mainmortables, XXX, 11.
Main-morte. Voyez Clergé, Monastères,
Majorais. Pernicieux dans une aristocratie, V, 8.
Majorité, Doit être plus avancée dans les climats chaods, et dans les états despotiques, qu'ailleurs, V\ 15.
A quel âge les Germains et leurs rois étoient majeurs, XVIII, 26.
S'acquéroit, chez les Germains, par les armes, ibia\, et XVIII, 28.
C*est la vertu qui faisoit la majorité chez les Goths, XVIII, 26.
Étoit fixée, par la loi des Ripuaires, à quinze ans, ibid., et chez les Bourguignons, ibid. L'âge où elle étoit acquise chez les Francs a varié, ibid.
Maires du palais. Leur autorité et leur perpétuité commença à s'établir sous Clotaire, XXXI, 1. De maires du roi, ils devinrent maires du royaume : le roi les choisissoit : la nation les choisit.
Tel est le progrès de leur grandeur, XXXI, 3. Cest dans les mœurs des Germains qu'il faut chercher la raison de leur autorité et de la foiblesse du roi, XXXI, 4. Comment parvinrent au commandement des années, XXXI, 5. Époque de leur grandeur, XXXI, 6. Il étoit de leur intérêt de laisser les grands offices de la couronne inamovibles, comme ils les avoient trouvés, XXXI, 7. La royauté et la mairie furent confondues à l'avènement de Pépin à la couronne, XXXI,
Mal vénérien. D'où il est venu :
comment on aurait dû en arrêter la communication, XIV, 11.
Malabar. Motifs de la loi qui y permet à une seule femme d'avoir plusieurs maris, XVI, 5.
Malais. Causes de la fureur de ceux qui, chez eux, sont coupables d'un homicide, XXIV, 17.
Maldives. Excellente coutume pratiquée dans ces lies, XII, 30.
L'égalité doit être entière entre les trois femmes qu'on y peut épouser, XVI, 7. On y marie les Ailes à dix et onze ans, XVI, 10.
On y peut reprendre une femme qu'on a répudiée : cette loi n'est pas sensée, XVI, 15. Les mariages entre parents, au quatrième degré, y sont prohibés : on n'y tient cette loi que de la nature, XXVI, 14.
Maltôte. C'est un art qui ne se montre qne quand les hommes commencent à jouir de la félicité des autres arts, XXX, 12. Cet art n'entre point dans les idées d'un peuple simple, XXX, 13.
Mammelus ou Mammelvuck*. Leur exemple ne prouve pas que le grand nombre d'esclaves est dangereux dans un état despotique, XV, 13.
Mandarins chinois. Leurs brigandages, VIII, 21.
Manières. Gouvernent les hommes concurremment avec le climat, la religion, les lois, etc. De là naît l'esprit général d'une nation, XIX, 4. Gouvernent les Chinois, ibid. Changent chez un peuple, à mesure qu'il est sociable, XIX, 8. Celles d'un état despotique ne doivent jamais être changées :
pourquoi, XIX, 12. Différence qu'il y a entre les mœurs et les manières, XIX, 16. Comment celles d'une nation peuvent être réformées par les lois, XIX, 27.
TABLE ANALYTIQUE
Cas où les loi6 en dépendent, ibid.
Manlios. Moyens qu'il employoit pour réussir dans ses desseins ambitieux, XII, 21.
Mansus. Ce que signifie ce mot dans le langage des capitulaires, XXX,
Manuel Comnbne. Injustices commises sous son règne, sous prétexte de magie, XII, 5.
Manufactures. Sont nécessaires dans nos gouvernements ; doit-on chercher à en simplifier les machines ? XXIII, 15.
Marc Anton in. Sénatus- consulte qu'il fit prononcer touchant les mariages, XXVI, 14.
Marchands. Il est bon, dans les gouvernements despotiques, qu'ils aient une sauvegarde personnelle, XIII, 11. Leurs fonctions et leur utilité dans un état modéré, XIII, 14. Ne doivent point être gênés par les difficultés des fermiers, XX, 13. Les Romains les rangeoient dans la classe des plus vils habitants, XXI, 14.
Marchandises. Les impôts que Ton met sur les marchandises sont les plus commodes et les moins onéreux, XIII 7. Ne doivent point être confisquées, même en temps de guerre, si ce n'est par représailles ; bonne politique des Ànglois ; mauvaise politique des Espagnols sur cette matière, XX, 14.
En peut-ou fixer le prix? XXII, 7.
Gomment on en fixe le prix dans la variation des richesses de signe, ibid. Leur quantité croît par une augmentation de commerce, XXII, 8.
Maeculpe. La formule qu'il rapporte, et qui traite d'impie la coutume qui prive les filles de la succession de leur père, est-elle
Juste? XXVI, 6. Appelle antrastions du roi ce que nous appelons t»es vassaux, XXX, 10.
Mariage, Pourquoi celui do plus proche parent avec l'héritière e*t ordonné chez quelques peuples, V, 5. Il étoit permis, à Athènes, d'épouser sa sœur consanguine, et non pas sa sœur utérine ; esprit de cette loi, ibid. A Lacédémone, il étoit permis d'épouser sa sœur utérine, et non pas si sœur consanguine, ibid. A Alexandrie, on pouvoit épouser sa sœur, soit consanguine, soit utérine, ibid. Comment se faisoit ches les Samnites, VII, 10. Utilité des mariages entre le peuple vainqueur et le peuple vaincu, X, 14. Le mariage des peuples qui ne cultivent pas les terres n'est point indissoluble ; on y a plusieurs femmes à la fois; ou personne n'a de femmes, et tous les hommes usent de toutes, XVIII, 13, 24. A été établi par la nécessité qu'il y a de trouver un père aux enfants, pour les nourrir et les élever, XXIII, 2. Est-il juste que les mariages des enfante dépendent des pères?
XXIII, 7. Étoient réglés à Lacédémono par les seuls magistrats, ibid. La liberté des enfants, à l'égard des mariages, doit être plus gênée dans les pays où le monacliisme est établi, qu'ailleurs, XXin, 8. Les filles y sont plus portées que les garçons :
pourquoi, XXIII, 9. Motifs qui les y déterminent, XXIII, 10. Détail des lois romaines sur cette matière.
XXIII, 21 . Étoit défeodu, à Rome, entre gens trop Agés pour avoir des enfants, ibid. Étoit défendu, à Rome, entre gens de conditions trop inégales; quand a com-
ET ALPHABÉTIQUE
mencé d'y être toléré : d'où vient notre fatale liberté à cet égard, ibid. Plus les mariages sont rares dans un état, plus il y a d'adultères, ibid. in fine. Il est contre la nature de permettre aux filles de se choisir un mari a sept ans, XXVI, 3. Il est injuste, contraire au bien public et à l'intérêt particulier, d'interdire le mariage aux femmes dont les maris sont absents depuis longtemps, et dont elles n'ont poiut eu de nouvelles, XXVI, 9. Justinien n'a voit pas des vues justes sur cette association, ibid. Est-il bon que le consentement des deux époux d'entrer dans un monastère, soit une cause de divorce? ibid. Dans quels cas il faut suivre, à l'égard des mariages, les lois de la religion; et dans quels cas il faut suivre les lois civiles, XXVI, 13. Dans quels cas les mariages entre parents doivent se régler par les lois de la nature ; dans quels cas ils doivent se régler par les lois civiles, XXVI, 14. Pourquoi le mariage entre la mère et le fils répugne plus à la nature que le mariage entre le père et la fille, ibid. Les idées de religion en font contracter d'incestueux à certains peuples, ibid. Le principe qui le fait défendre entre les pères et les enfanta, les frères et les sœurs, sert à découvrir à quel degré la loi naturelle le défend, ibid. Est permis ou défendu, par la loi civile, dans les différents pays, selon qu'il paroit conforme ou contraire à la loi de nature, ibid, Pourquoi permis entre le beau-frère et la belle-sœur chez des peuples, et défendu chez d'autres, ibid. Doit-il être interdit à
une femme qui a pris l'habit de religieuse sans être consacrée?
XXIX, 16. Toutes les fois qu'on parle du mariage, doit-on parler de la révélation? D. v° Mariage.
Marine. Pourquoi celle des Anglois est supérieure à celle des autres nation 8, XIX, 27. Du génie des Romains pour la marine, XXI, 14.
Mari$. Nommés barons autrefois, XXVIII, 25.
Marios. Coup mortel qu'il porta à la république, XI, 18.
Maroc. Causes des guerres civiles qui affligent ce royaume à chaque vacance du trône, V, 14.
— (le roi de). A dans son sérail des femmes de toutes couleurs, XVI, 6.
Marseille. Pourquoi cette république n'éprouva jamais les passages de l'abaissement à la grandeur, VIII, 5. Quel étoit l'objet du gouvernement de cette république, XI, 5.
Quelle sorte de commerce on y faisoit, XX, 4. Ce qui détermina cette ville au commerce; c'est le commerce qui fut la source de toutes ses vertus, XX, 5. Son commerce, «eu richesses ; étoit rivale de Carthage, XXI, 11. Pourquoi si constamment fidèle aux Romains, ibid. La ruine de Carthage et de Corinthe augmenta sa gloire, ibid.
Martyr. Ce mot, dans l'esprit des magistrats japonois, signifioit rebelle ; c'est ce qui a rendu la religion chrétien ue odieuse au Japon, XXV, 14.
Matelots. Les obligations civiles qu'ils contractent, dans les navires, entre eux, doivent-elles être regardées comme nulles? XXVI, 25.
Matérialistes. Leur système de fatalité est absurde, 1, 1.
Maures. Comment trafiquent avec les nègres, XXII, 1.
TABLE ANALYTIQUE
Maurice, empereur. Outra la clémence, VI, 21. Injustice faite sous son règne, sous prétexte de magie, XII, 5.
Maximin. Sa cruauté ctoit mal entendue, VI, 15.
Méaco. Est une ville sainte au Japon, qui entretient toujours le commerce dans cet empire, malgré les fureurs de la guerre, XXIV,
Mecque. Gengiskan en trouvoit le pèlerinage absurde, XXV, 3.
Médailles fourrées. Ce que c'est, XXII, 13.
Médecins. Pourquoi étoient punis de mort, à Rome, pour négligence ou pour impéritie, et ne le sont pas parmi nous, XXIX, 14.
Mendiants. Pourquoi ont beaucoup d'enfants : pourquoi se multiplient dans les pays riches ou superstitieux, XXIII, 11.
Mensonges. Ceux qui se font au Japon, devant les magistrats, sont punis de mort. Cette loi est-elle bonne? VI, 13.
Mer Antiochide. Ce que l'on appeloit ainsi, XXI, 9.
Mer Caspienne, Pourquoi les anciens se sont si fort obstinés à croire que c'étoit une partie de l'océan, XXI, 9.
Mer des Indes. Sa découverte, XXI, 9.
Mer Bouge. Les Égyptiens en abandon noient le commerce à tous les petits peuples qui y avoient des ports, XXI, 6. Quand et comment on en fit la découverte, XXI, 9.
Mer SéUucide. Ce que Ton appeloit ainsi, XXI, 9.
Mercator (Isidore). Sa collection de canons, XXVIII, 9.
Mères. 11 est contre nature qu'elles puissent être accusées d'adultère par leurs enfants, XXVI, 4. Pour-
quoi une mère ne peut pas épouser son fils, XXVI, 14. Dans l'ancienne Rome, ne succédoient point à leurs enfants, et leurs enfants ne leur succédoient point ; quand et pourquoi cette disposition fut abolie, Livré XXVII.
Mérovingiens. Leur chute du trône ne fut point une révolution, XXXI,
Mesures. Est-il nécessaire de les rendre uniformes dans tontes les provinces du royaume ? XXIX, 18.
Métal C'est la matière la pins propre pour la monnoie, XXII, 2.
Netellus Nommais. Regardoit les femmes comme un mal nécessaire,
Métempsycose. Ce dogme est utile ou funeste, suivant qu'il est dirigé,
XXIV, SI. Est utile aux Indes; raisons physiques, XXIV, 24.
Métier. Les enfants à qui leur père n'en a point donné pour gagner leur vie, sont-ils obligés, par le droit naturel, de le nourrir quand il est tombé dans l'indigence?
Metios Suffetius. Supplice auquel il fut condamné, VI, 15.
Métropoles. Comment doivent commercer entre elles et avec les colonies, XXI, 21.
Meurtres. Punition de ceux qui étoient involontaires chex les Germains, XXX, 20.
Mexicains. Biens qui pouvoient leur revenir d'avoir été conquis par les Espagnols; maux qu'ils en ont reçus, X, 4.
Mexique. On ne pouvoit pas, sous peine de la vie, y reprendre une femme qu'on avoit répudiée: cette loi est plus sensée que celle des Maldives, XVI, 15. Ce n'étoit point une absurdité de dire que la
ET ALPHABÉTIQUE
religion des Espagnols étoit bonne pour leur pays, et n 'étoit pas bonne pour le Mexique, XXIV, 24.
Midi. Raisons physiques des passions et de la faiblesse de corps des peuples du Midi,» XIV, 2. Contradictions dans le caractère de certains peuples du Midi, XIV, 3.
Il y a, dans les pays du Midi, une inégalité entre les deux sexes:
conséquences tirées de cette vérité, touchant la liberté qu'on y doit accorder aux femmes, XVI, S.
Ce qui rend son commerce nécessaire avec le Nord, XXI, 3. Pourquoi le catholicisme s'y est maintenu contre le protestantisme, plutôt que dans le Nord, XXIV, 5.
Milice. Il y en avoit de trois sortes dans les commencements de la monarchie, XXX, 17.
Militaire (gouvernement). Les empereurs qui l'avoient établi, sentant qu'il ne leur étoit pas moins funeste qu'aux sujets, cherchèrent à le tempérer, VI, 15.
Militaires. Leur fortune et leurs récompenses eu France, XX, 22.
Militaires (emplois). Doivent-ils être mis sur la même tête que les emplois civils? V, 19.
Mine de pierres précieuses. Pourquoi fermée à la Chine, aussitôt que trouvée, VII, 6.
Mines. Profitent moins, travaillées par des esclaves, que par des hommes libres, XV, 8. Y en avoitil en Espagne autant qu'Aristote le dit? XXI, 4. Quand celles d'or et d'argent sont trop abondantes, elles appauvrissent la puissance qui les travaille; preuves, XXI, 22. Celles d'Allemagne et de Hongrie sont utiles, parce qu'elles ne sont pas abondantes, ibid.
Miniares. Noms donnés aux Argo-
nautes et à la ville d'Orchomène, XXI, 7.
Ministres. L'usage qu'en font certains princes fait qu'ils trouvent qu'il est bien aisé de gouverner, II, 5. Sont plus rompus aux affaires dans la monarchie, que dans un état despotique, III, 10. Ne doivent point être juges dans une monarchie; la nature des choses les en exclut, VI, 6. 11 est absurde qu'ils se mêlent de juger les affaires fiscales, ibid. Doivent être en petit nombre dans une monarchie, ibid. Sont coupables de lèse-majesté au premier chef, quand ils corrompent le principe de la monarchie, pour le tourner au despotisme, VIII, 7. Quand doivent entreprendre la guerre, X, 2. Ceux qui conseillent mal leur maître doivent être recherchés et punis,
XI, 6. Est-ce un crime de lèse-majesté que d'attenter contre eux?
XII, 8. Portrait, conduite et bévues de ceux qui sont mal habiles ; ils ruinent l'autorité du prince en la présentant toujours menaçante,
XII, 25. Leur nonchalance, en Asie, est avantageuse aux peuples:
la petitesse de leurs vues, en Europe, est cause de la rigueur des tributs que l'on y paye, XIII, 15.
Qui sont ceux que l'on a la folie, parmi nous, de regarder comme grands, ibid. Le respect et la considération sont leur récompense,
XIII, 20. Pourquoi ceux d'Angleterre sont plus honnêtes gens que ceux des autres nations, XIX, 27.
Minorité. Pourquoi si longue à Rome :
devroit-elle l'être autant parmi nous?V, 7.
Minos. Ses lois ne pouvoient subsister que dans un petit état, IV, 7.
Miaiviis, III, 9.
TABLE ANALYTIQUE
Missi dominici. Quand et pourquoi on cessa de les envoyer dans les provinces, XXVIII, 9. On n'appeloît point devant eux des jugements rendus dans la cour du comte; différence de ces deux juridictions, XXVIII, 28. Renvoy oient an jugement du roi les grands qu'ils prévoyoient ne pouvoir pas réduire à la raison, ibid. Époque de leur extinction, XXVIII, 36.
Missionnaires. Causes de leurs erreurs touchant le gouvernement de la Chine, VIII, 21 .Leurs disputes dégoûtent les peuples chez qui ils prêchent, d'une religion dont ceux qui la proposent ne conviennent pas entre eux, XXV, 15.
Hithrioate. Regardé comme le libérateur de l'Asie, XI, 20. Profltoit de la disposition des esprits pour reprocher aux Romains, dans ses harangues, les formalités de leur justice, XTX, 2. Source de sa grandeur, de ses forces et de sa chute, XXI, 12.
Mobilier. Les effets mobiliers appartiennent à tout l'univers, XX, 23.
Modération. De quel temps on parle, quand on dit que les Romains étoient le peuple qui aimoit le plus la modération dans les peines, VI, 15. Est une vertu bien rare, XXVIII, 41. C'est de cette vertu que doit principalement être animé un législateur, XXIX, 1.
Modération dans le gouvernement.
Combien il y en a de sortes ; est l'âme du gouvernement aristocratique, 111,4. En quoi consiste dans une aristocratie, V, 8.
Modes. Sont fort utiles au commerce d'une nation, XIX, 8. Tirent leur source de la vanité, XIX, 9.
Mœurs. Doivent, dans une monarchie, avoir une certaine franchise,
IV, 2. Par combien de causes elles se corrompent, VI, 142. Quels sont les crimes qui les choquent; comment doivent être punis, XII, 4. Peuvent mettre un peu de liberté dans les états despotiques, XII, 29. Raisons physiques de leur immutabilité en Orient, XIV, 4.
Sont différentes, suivant les différents besoins, dans les différents climats, XIV, 10. C'est elles, plutôt que les lois, qui gouvernent les peuples chez qui le partage des terres n'a pas lieu, XVIII, 13.
Gouvernent les hommes concurremment avec le climat, la religion, les lois, etc.; de là naît l'esprit général d'une nation, XIX, 4. Do :i noient le ton à Lacédcmone, ibid. On ne doit point changer celles d'un état despotique, XIX, 12. Différences entre leurs effets et ceux des lois, ibid. Manière de changer celles d'une nation, XIX, 14. Ce que c'est que les mœurs d'une nation, XIX, 16. Différence entre les mœurs et les lois, ibuL Différence entre les mœurs et les manières, ibid. Combien elle? influent sur les lois, XIX, 22. Comment celles d'une nation peuvent être formées par les lois, MX, 27.
Le commerce les adoucit et les corrompt, XX, 1. La loi civile est quelquefois obligée de les défendre contre la religion, XXIV, 16.
Pour les conserver, il ne faut pas renverser la nature, de laquelle elles tirent leur origine, XXVI, 4.
La pureté des mœurs, que les parents doivent inspirer à leurs enfants, est la source de la prohibition des mariages entre proches.
XXVI, 14. Cas où les lois en dépendent, ibid. De colles qui étoient relatives aux combats, XXVIII,
ET ALPHABÉTIQUE
22. Descriptions de celles de France, lors de la réformation des coutumes, XXVIII, 45.
MogoL Comment il s'assure la couronne, V, 14. Ne reçoit aucune requête, si elle n'est accompagnée d'un présent, V, 17. Comment la fraudo est punie dans ses états, XIII, 11.
Moines. Sont attachés à leur ordre par l'endroit qui le leur rend insupportable, V, 2. Cause de la dureté de leur caractère, VI, 9.
L'institut de quelques-uns est ridicule, si le poisson est, comme on le croit, utile à la génération, XXIII, 13. Sont une nation paresseuse, et qui entretenoit, en Angleterre, la paresse des autres; chassés d'Angleterre par Henri VIII, XXIII, 20. C'est eux qui ont formé l'inquisition, XXVI, 11. Maximes injustes qu'ils y ont introduites, XXVI, 12. N'ont fait que copier, pour l'inquisition contre les Juifs, les lois faites autrefois par les évoques pour les Wisigoths , XXVIII, 1. La charité de ceux d'autrefois leur faisoit racheter les captifs, XXX, II. Ne cessent de louer la dévotion de Pépin, à cause des libéralités que la politique lui fit faire aux églises, XXXI, 9.
Moïse. On aurait dû, pour arrêter la communication du mal vénérien, prendre pour modèle les lois de Moïse sur la lèpre, XIV, 11. Le caractère des Juifs Ta souvent forcé, dans ses lois, de se relâcher de la loi naturelle, XV, 17. A voit réglé qu'aucun Hébreu ne pourrait être esclave que six ans ; cette loi éioit fort sage : pourquoi XV, is. Comment veut que ceux des Juifs qui avoient plusieurs
femmes les traitassent, XVI, 7.
Réflexion qui est l'éponge de toutes les difficultés que l'on peut opposer à ses lois, XIX, 21. Sagesse de ses lois au sujet des asiles, XXV, 3. Pourquoi a permis le mariage entre le beau-frère et la belle-sœur, XXVI, 14.
Molosses. Se trompèrent dans le choix des moyens qu'ils employèrent pour tempérer le pouvoir monarchique, XI, 10.
Monachisme. Ravages qu'il fait dans les pays où il est trop multiplié :
pourquoi il est plu* multiplié dans les pays chauds qu'ailleurs : c'est dans ces pays qu'on en devrait plus arrêter les progrès, XIV, 7. Doit, dans les pays où il est établi, gêner la liberté des enfants sur le mariage, XXIII, 8.
Voyez Moines.
Monarchie. Quelles sont les lois qui en dérivent, II, 4. Ce que c'est, et ce qui en constitue la nature, ibid. Quelle en est la maxime fondamentale, ibid. Les justices seigneuriales et ecclésiastiques y sont nécessaires, ibid* Les pouvoirs intermédiaires sont essentiels à sa constitution, ibid.
11 doit y avoir un dépôt intermédiaire pour les lois ; à qui il doit être confié, ibid Quel en est le principe, III, 2 et 7. Peut se soutenir sans beaucoup de probité, III, 3. La vertu n'est point le priucipe de ce gouvernement, III, 5. Comment elle subsiste, ibid.
Les crimes publics y sont pins privés que dans une république, ibid. Comment on y supplée à la vertu, III, 6. L'ambition y est fort utile : pourquoi, m, 7. Illusion qui y est utile, et à laquelle on doit se prêter, ibid. Pourquoi
TABLE ANALYTIQUE
les mœurs n'y sont jamais si pures que dans une république, IV, 2. Les mœurs y doivent avoir une certaine franchise, ibid. Dans quel sens on y fait cas de la vérité, ibid. La politesse y est essentielle, ibid. L'honneur y dirige toutes les façons de penser et toutes les actions, ibid. L'obéissance au souverain y est prescrite par les lois de toute espèce : l'honneur y met des bornes, ibid.
L'éducation y doit être conforme aux règles de l'honneur, ibid.
Comment les lois y sont relatives au gouvernement, V, 9. Les tributs y doivent être levés de façon qu'ils ne soient point onéreux au peuple, ibid. Les affaires y doivent-elles être exécutées promptement? V, 10. Ses avantages sur l'état républicain, ibid.
— Sur le despotisme, V, 11. Son excellence, ibid. La sûreté du prince y est attachée, dans les secousses, à l'incorruptibilité des différents ordres de l'état, ibid.
Comparée avec le despotisme, ibid.
Le prince y retient plus de pouvoir qu'il n'en communique à ses officiers, V, 16. Y doit-on souffrir que les citoyens refusent les emplois publics? V, 19. Les emplois militaires n'y doivent pas être réunis avec les civils, ibid. La vénalité des charges y est utile, ibid. Il n'y faut point de censeurs, ibid. Les lois y sont nécessairement multipliées, VI, 1. Causes de la multiplicité et de la variation des jugements qui s'y rendent.
ibid. Les formalités de justice y sont nécessaires, VI, 2. Comment s'y forment les jugements, VI, 4.
La puissance de juger y doit être confiée aux magistrats, à l'exclu-
sion même des ministres, VI, 6.
La clémence y est plus nécessaire qu'ailleurs, VI, 21. 11 n'y faut point de lois somptuaires ; dans quel cas elles y sont utiles, VII, 4.
Finit par la pauvreté, ibid. Pourquoi les femmes y ont peu de retenue, VII, 9. N'a pas la bonté des mœurs pour principe, vil, 13.
Les dots des femmes y doivent être considérables, VU, 15. La communauté de biens entre mari et femme y est utile, ibid. Les gains nuptiaux des femmes y sont inutiles, ibid. Ce qui fait sa gloire et sa sûreté, VIII, 5. Causes de la destruction de son principe : 1° Si l'on ôte au corps leurs prérogatives, et aux villes leurs privilèges.
2° Si le souverain veut tout faire par lui-même. 3° S'il ôte arbitrairement les fonctions naturelles des uns, pour les donner à d'autres.
4° S'il préfère ses fantaisies à ses volontés. 5° S'il rapporte tout à lui. 6° S'il ne se croit pas asstz gardé par son pouvoir et par l'amour de ses sujets. 7° Si Ton peut être couvert d'infamie et de dignités. 8° Si le prince change sa justice en sévérité. 9° si des âmes lâches viennent à croire que l'on doit tout au prince et rien à la patrie. 10° Si le pouvoir du monarque, devenant immense, diminue la sûreté, VIII, 6 et 7.
Danger de la corruption de son principe, VI II, 8. Ne peut subsister dans un état composé d'une seule ville, VIII, 16. Propriétés dtstincttves de ce gouvernement, VIII, 17.
Moyen unique, mais funeste, pour la conserver, quand elle est"i£op étendue, ibid. Esprit de ce gouvernement, IX, 2. Comment elle pourvoit à sa sûreté, IX, 5. Quand
ET ALPHABÉTIQUE
doit faire des conquêtes : comment doit se conduire avec les peuples conquis et avec ceux de l'ancien domaine. Beau tableau d'une monarchie conquérante, X, 0. Précautions qu'elle doit prendre pour en conserver une autre qu'elle a conquise, X, 10. Conduite qu'elle doit tenir envers un grand état qu'elle a conquis, X, 15. Objet principal de ce gouvernement,
XI, 5. Tableau raccourci de celles que nous connoissons, XI, 7.
Pourquoi les anciens n'avoient pas une idée claire de ce gouvernement, XI, 8. Le premier plan de celles que nous connoissons fut formé par les barbares qui conquirent l'empire romain, ibid. Ce que les Grecs appelloient ainsi, dans les temps héroïques, XI, 11.
Celle des temps héroïques des Grecs comparées avec celles que nous connoissons aujourd'hui, ibid.
Quelle étoit la nature de celle de Rome, sous les rois, XI, 12.
Pourquoi peut apporter plus de modération qu'une république, dans le gouvernement des peuples conquis, XI, 19. Les écrits satiriques ne doivent pas y être punis sévèrement : ils y ont leur utilité.
XII, 13. Mesures que l'on doit y garder dans les lois qui concernent la révélation des conspirations, XII, 17. Des choses qui y attaquent la liberté, XII, 22. Il ne doit point y avoir d'espions, XII, 23. Comment doit être gouvernée, XII, i5.
En quoi y consiste la félicité des peuples, ibid. Quel est le point de perfection dans le gouvernement monarchique, ibid. Le prince y doit être accessible, XII. 20.
Tous les sujets d'un état monarchique doivent avoir la liberté
d'en sortir, XII, 30. Tributs qu'on y doit lover sur les peuples que l'on a rendus esclaves de la glèbe, XIII, 5. On peut y augmenter les tributs, XUI, 13. Quel impôt y est le plus naturel, ibid. Tout est perdu, quand la profession des traitants y est honorée, XIII, 20.
Il n'y faut point d'esclaves, XV, 1.
Quand il y a des esclaves, la pudeur des femmes esclaves doit être à couvert de l'incontinence de leurs maîtres, XV, 12. Le grand nombre d'esclaves y est dangereux, XV, 13. Il est moins dangereux d'y armer des esclaves que dans une république, XV, 14.
S'établit plus facilement dans les pays fertiles qu'ailleurs, XVIII, 1.
Dans les plaines, XVIII, 2. S'unit naturellement avec la liberté des femmes, XIX, 15. S'allie très-facilement avec la religion chrétienne, XIX, 18. Le commerce de luxe y convient mieux que celui d'économie, XX, 4. Les fonds d'une banque n'y sout pas en sûreté, non plus que les trésors trop considérables des particuliers, XX, 10. On n'y doit point établir de port franc, XX, 11. Il n'est pas utile au monarque que la noblesse y puisse faire le commerce, XX, 21. Comment doit acquitter ses dettes, XXII. 18. Les bâtards y doivent être moins odieux que dans une république, XXIII, 6.
Deux sophisme» ont toujours perdu et perdront toujours les monarchies. Quels sont ces sophismes, XXIII, 11. S'accommode mieux de la religion catholique que de la protestante, XXIV, 5. Le pontificat y doit être séparé de l'empire, XXV, 8. L'inquisition n'y peut faire autre
TABLE ANALYTIQUE
chose que des délateurs et des traîtres, XXVI, 11. L'ordre de succession à la couronne y doit être Bxé, XXVI, 16. On y doit encourager les mariages, et par les richesses que les femmes peuvent donner, et par l'espérance des successions qu'elles peuvent procurer, XXVII, 1, On y doit punir ceux qui prennent parti dans les séditions, XXIX, 3.
Monarchie élective. Doit être soutenue par un corps aristocratique, XI, 13.
C'est aux lois politiques et civiles à y décider dans quel cas la raison veut que la couronne soit déférée aux enfants, ou à d'autres, XXVI, 6.
Celle de France l'étoit sous la seconde race, XXXI, 17.
MonarqW' Comment doit gouverner.
Quelle doit être la règle de ses volontés, II, 4, III, 2. Ce qui arrête le monarque qui marche au despotismejl, 4. L'honneur met des bornes à sa puissance, III, 10. Son pouvoir dans le fonds, est le même que celui du despote, ibid. Est plus heureux qu'un despote, V,12.
Ne doit récompenser ses sujets qu'en honneurs qui conduisent à la fortune, V, 18. Ne peut être juge des crimes de ses sujets, VI. 5.
Il doit interdire le pouvoir de juger à ses ministres, et le réserver aux magistrats, ibid. Quand il enfreint les lois, il travaille pour les séditieux contre lui-même, ibid. Combien la clémence lui est utile, VI, 21. Ce qu'il doit éviter pour gouverner sagement et heureusement, VIII, 6. C'est un crime de lèsemajesté contre lui que de changer son pouvoir de nature, en le rendant immense, et en détruisant par là sa sûreté, VIII, 7. En quoi consiste sa puissance, et ce qu'il doit
faire pour la conserver, IX, 6. II faut un monarque dans un état vraiment libre, XI, 6. Comment, dans un état libre, il doit prendre part à la puissance législative, ibid.
Les anciens n'ont imaginé que de faux moyens pour tempérer son pouvoir, XI, 9 et 10. Quelle est sa vraie fonction, XI, 11. Il a toujours plus l'esprit de probité que les commissaires qu'il nomme pour juger ses sujets, XII, 22. Bonheur des bons monarques: pour l'être, ils n'ont qu'à laisser les lois dans leur force, XII, 23. On ne s'en prend jamais à lui des calamités publiques; on les impute aux gens corrompus qui l'obsèdent, ibid.
Comment doit manier sa puissance, XII, 25. Doit encourager, et les lois doivent menacer, ibid. Doit être accessible, ibid. Ses mœurs :
description admirable de la conduite qu'il doit tenir avec ses sujets, XII, 27. Égards qu'il doit à ses sujets, XII, 28.
Monastères. Comment entretenoîent la paresse en Angleterre : leur destruction a contribué à établir l'esprit de commerce et d'industrie, XXIII, 29. Ceux qui vendent leurs fonds à vie, ou qui font des emprunts à vie, jouent contre le peuple, mais tiennent la banque contre lui : le moindre bon sens fait voir que cela ne doit pas être permis, XXV, 6.
Monde physique. Ne subsiste que parce que ses lois sont invariables, I, 2. Mieux gouverné que le monde intelligent : pourquoi, ibid.
Monluc (Jean de). Auteur du registre
Olim, XXVIII, 29.
Monnoie. Est, comme les figures de géométrie, un signe certain que le pays où l'on en trouve est habité
ET ALPHABÉTIQUE
par un peuple policé, XVIII, 15.
Lois civiles des peuples qui ne la connoissent point, XVIII, 16. Est la source de presque toutes les lois civiles, parce qu'elle est la source des injustices qui viennent de la ruse, ibid. Est la destructrice de la liberté, XVIII, 17. Raison de son usage, XXII, 1. Dans quel cas est nécessaire, ibid. Quelle en doit être la nature et la forme, XXII, 2.
Les Lydiens sont les premiers qui aient trouvé l'art de la battre, ibid.
Quelle étoit originairement celle des Athéniens, des Romains : ses inconvénients, ibid. Dans quel rapport elle doit être, pour la prospérité de l'État, avec les choses qu'elle représente, ibid. Étoit autrefois représentée, en Angleterre, par tous les biens d'un Anglois, ibid. Chez les Germains, elle devenoit bétail, marchandise on denrée; et ces choses devenoient mon noie, ibid. Est un signe des choses, et un signe de la mon noie même, ibid. Combien il y en a de sortes, XXII, 3. Augmente chez les nations policées, et diminue chez les nations barbares, XXII, 4.
Il seroit utile qu'elle fût rare, XXII. 5. C'est en raison de sa quantité que le prix de l'usure diminue, XXII, 6. Comment, dans sa variation, le prix des choses se fixe, XXII, 7. Les Africains en ont une, sans en avoir aucune, XXII, 8. Preuves, par calcul, qu'il est dangereux à un état de hausser ou baisser la monnoie, XXII, 10.
Quand les Romains firent des changements à la leur, pendant les guerres puniques, ce fut un coup de sagesse qui ne doit point être imité parmi nous, XXII, 11.
A haussé ou baissé, à Rome, à
mesure que l'or et l'argent y sont devenus plus ou moins communs, XXII, 12. Époque et progression de l'altération qu'elle éprouva sous les empereurs romains, XXII, 13.
Le change empêche qu'on ne la puisse altérer jusqu'à un certain point, ibid.
Monnoie idéale. Ce que c'est, XXII, 3.
Monnoie réelle. Ce que c'est, XXII, 3.
Pour le bien du commerce, on ne devrait se servir quo de monnoie réelle, ibid.
Monnoyeurs (faux). La loi qui les déclarait coupables de lèse-majesté, étoit une mauvaise loi, XII, 8.
Montagnes. La liberté s'y conserve
mieux qu'ailleurs, XVIII, 2.
Montagnes d'argent. Ce que l'on
appelloit ainsi, XXI, 11.
Montesquieu. Vingt ans avant la publication de V Esprit des Lois, avoit composé un petit ouvrage qui y est fondu, XXI, 22. Peu importe que ce soit lui, ou d'anciens et célèbres jurisconsultes, qui disent des vérités, pourvu que ce soient des vérités, XXVIII, 4. Promet un ouvrage particulier sur la monarchie des Ostrogoths, XXX, 12. Preuves qu'il n'est ni déiste ni spinosiste, D, I, 1. Admet une religion révélée : croit et aime la religion chrétienne, D. II, 1. N'aime point à dire des injures, même à ceux qui cherchent à lui faire les plus grands maux, D. I, 11, deuxième objection. Obligé d'omettre quantité de choses qui étoient de son sujet, a-t-il dû parler de la grdee, qui n'étoit point son sujet, D. 1, 11 , neuvième objection. Son indulgence pour le nouvelliste ecclésiastique, D. 1, 11, dixième objection. Est-il vrai qu'il regarde les pré-
TABLE ANALYTIQUE
ceptes de l'Évangile comme des conseils? D. art. des conseils de religion. Pourquoi il a répondu au nouvelliste ecclésiastique, D. Troisième partie.
Montésuiia. Ne disoit point une absurdité, quand il soutenoit que la religion des Espagnols est bonne pour leur pays, et celle du Mexique pour le Mexique, XXIV, 24.
Montfort. Les coutumes de ce comté tirent leur origine des lois du comte Simon, XXVIII, 45.
Mont Janicule. Pourquoi le peuple de Rome s'y retira : ce qui en résulte, XII, SI.
Montpensier (la duchesse de.) Les malheurs qu'elle attira sur Henri III prouvent qu'un monarque ne doit jamais insulter ses sujets, XII 28.
Mont Sacré, Pourquoi le peuple de Rome s'y retira, XII, 21.
Morale. Ses lois empochent, à chaque instant, l'homme de s'oublier luimême, 1, 1 . Ses règles doivent être celles de toutes les fausses religions, XXIV, 8. On est attaché à une religion, à proportion de la pureté de sa morale, XXV, 2.
Nous aimons spéculativement, en matière de morale, tout ce qui porte le caractère de sévérité, XXV, 4.
Mort civile. Étoit encourue, chez les Lombards, pour la lèpre, XIV, 41.
Moscovie. Les empereurs mêmes y travaillent à détruire le despotisme, V, 14. Le czar y choisit qui il veut pour son successeur, ibid.
Le défaut de proportion dans les peines y cause beaucoup d'assassinats, VI, 17. L'obscurité où elle avoit toujours été dans l'Europe, contribua à la grandeur relative de la France sous Louis XIV, IX, 9. Loi sage établie dans cet
empire par Pierre I", XIII, 6.
Ne peut sortir du despotisme, parce que ses lois sont contraires au commerce et aux opérations du change, XXII, 14.
Moscovites. Idée plaisante qu'ils avoient de la liberté, XI, 2. Combien sont insensibles à la douleur :
raison physique de cette insensibilité, XIV, 2. Pourquoi se vendent si facilement, XV, 6. Pourquoi ont changé si facilement de mœurs et de manières, XIXt 14 et 15.
Mosquées. Pourquoi Gengiskan les méprisa si fort, quoiqu'il approuvât tous les dogmes des mahométans, XXV, 3.
Moulins. Il seroit peut-être utile qu'ils n'eussent point été inventés, XXIII, 15.
Moussons. La découverte de ces vents est l'époque de la navigation en pleine mer, XXI, 9.
Mouvement. Est la loi du monde physique ; ses règles sont invariables; ses variations mêmes sont constantes, 1, 1.
Muet. Pourquoi ne peut pas tester, XXVII,!.
Multiplication. Est beaucoup plus grande chez les peuples naissants que chez les peuples formés, XXIII, 10.
MuiiMOLus. L'abus qu'il fit de la confiance de son père, prouve que les comtes, à force d'argent, rendoient perpétuels leurs offices, qui
• n'étoient qu'annuels, XXXI, 1.
Musique. Les anciens la regardoient comme une science nécessaire aux bonnes mœurs, IV, 8. Différence des effets qu'elle produit en Angleterre et en Italie : raisons physiques de cette différence, tirée de la différence des climats, XIV, 2.
ET ALPHABÉTIQUE
Itltrrius Scevola. Punit les traitants, pour rappeler les bonnes mœurs, XI, 18.
Natres. Ce que c'est dans le Malabar, XVI, 5.
Naissance. Les registres publics sont la meilleure voie pour la prouver, XXVIII, 44.
Narbonnoise. Le combat judiciaire s'y maintint, malgré toutes les lois qui l'abolissoient, XXVIII,
Narsès (l'eunuque). Son exemple prouve qu'un prince ne doit jamais insulter ses sujets, XII, 28.
Natchès. La superstition force ce peuple de la Louisiane à déroger à la constitution essentielle de ses mœurs. Us sont esclaves, quoiqu'ils n'aient pas de monnoie, XVIII, 18.
Nations. Comment doivent se traiter mutuellement, tant en paix qu'en guerre, I, 3. Ont toutes, même les plus féroces, un droit des gens, ibid. Celle qui est libre peut avoir un libérateur; celle qui est subjuguée ne peut avoir qu'un oppresseur, XIX, 27. Comparées aux particuliers, quel droit les gouverne. XXI, 21.
Nature. Les sentiments qu'elle inspire sont subordonnés, dans les états despotiques, aux volontés du prince, III, 10. Douceur et grandeur des délices qu'elle prépare à ceux qui écoutent sa voix, XII, 6. Elle compense, avec justesse, les biens et les maux, XIII, 2.
Les mesures qu'elle a prises pour assurer la nourriture aux enfants, détruisent toutes les raisons sur
lesquelles on fonde l'esclavage de naissance, XV, 2. C'est elle qui entretient les commodités que les hommes ne tiennent que de l'art, XVIfl, 7. C'est elle, presque seule, avec le climat, qui gouverne les sauvages, XIX, 4. Sa voix est la plus douce de toutes les voix, XXVI, 4. Ses lois ne peuvent être locales, et sont invariables,
Nature du gouvernement. Ce que c'est : en quoi diffère du principe du gouvernement» III, 1.
Naufrage (droit de). Époque de l'établissement de ce droit insensé :
tort qu'il fi tau commerce, XXI, 18.
Navigation. Effets d'une grande navigation, XX, 6. Combien l'imperfection de celle des anciens étoit utile au commerce des Tyriens, XXI, 6. Pourquoi celle des anciens étoit plus lente que la nôtre, ibid. Comment fut perfectionnée par les anciens, XXI, 9.
N'a point contribué à la population de l'Europe, XXIII, 25. Défendue sur les fleuves, par les Guèbres, XXIV, 26.
Navires. Pourquoi leur capacité se mesuroit-elle autrefois par muids de bled ; et se mesure-t-elle aujourd'hui par tonneaux de liqueur?
XXI, 4. Causes physiques de leurs différents degrés de vitesse, suivant leurs différentes grandeurs et leurs différentes formes, XXI, 6. Pourquoi les nôtres vont presque à tous vents; et ceux des anciens n'alloient presque qu'à un seul, ibid. Comment on mesure la charge qu'ils peuvent porter, ibid. Les obligations civiles, que les matelots y passent entre eux, doivent-elles être regardées comme nulles? XXVI, 25.
Négociants. Dans quel gouvernement ils peuvent faire de plus grandes entreprises, XX, 4. 11 est bon qu'ils puissent acquérir )a noblesse, XX, 22.
— (Compagnie de). Ne conviennent jamais dans le gouvernement d'un seul, et. rarement dans les autres, XX, 10.
Nègres. Motif singulier qui détermina Louis XIII à souffrir que ceux de ses colonies fussent esclaves, XV, 4. Raisons admirables, qui font le fondement du droit que nous avons de les rendre esclaves, XV, 5. Comment trafiquent avec les Maures, XXII, 4. Monnoie de ceux des côtes de l'Afrique, XXII, 8.
Néron. Pourquoi ne voulut pas faire les fonctions de juge, VI, 5. Loi adroite et utile de cet empereur, XIII, 7. Dans les beaux Jours de son empire, il voulut détruire les fermiers et les traitants, XIII, 19.
Comment il éluda de faire une loi touchant les affranchis, XV, 18.
Neveux. Sont regardés, aux Indes, comme les enfants de leurs oncles, XXVI, 3.
Nitard. Témoignage que cet historien, témoin oculaire, nous rend du règne de Louis le Débonnaire, XXXI, 22.
Nobles. Sont l'objet de l'envie dans l'aristocratie, II, 3. Quand ils sont en grand nombre dans une démocratie, police qu'ils doivent mettre dans le gouvernement, ibid. Répriment facilement le peuple dans une aristocratie, et se répriment difficilement eux-mêmes, 111, 4.
Doivent être populaires dans une démocratie, V, 8. Doivent être tous égaux dans une aristocratie, ibid.
Ne doivent, dans une aristocratie, |
être ni trop pauvres ni trop riches : moyens de prévenir ces deux excès, ibid. N'y doivent point avoir de contestations, ibid. Comment punis autrefois en France, VI, 10. Quelle est leur unique dépense, à Venise, VII, 5. Quelle part ils doivent avoir, dans un état libre, aux trois pouvoirs, XI, 6. Doivent, dans un état libre, être jugés par leur pairs, ibid.
Cas où, dans un état libre, ils doivent être juges des citoyens de tout étage, ibid.
Noblesse. Doit naturellement, dans une monarchie, être dépositaire du pouvoir intermédiaire, II, 4.
Elle a des vices qui, dans une monarchie , empochent qu'elle puisse être dépositaire des lois, ibid. Sa profession est la guerre.
L'honneur l'y entraine; l'honneur l'en arrache, IV, 2. L'honneur en est l'enfant et le père, V, 9.
Doit être soutenue dans une monarchie, ibid. Doit seule posséder les flefs dans une monarchie. Ses privilèges ne doivent point passer au peuple, ibid. Cause des différences dans le partage des biens qui lui sont destinés, VI, 1. Est toujours portée à défendre le trône: exemples, VIII, 9. Doit, dans un état libre, former un corps distinct, qui ait part à la législation :
doit y être héréditaire. Comment sa part, dans lo pouvoir législatif, doit être limitée, XI, 0. La gloire et l'honneur sont sa récompense, XIII, 20. Le commerce lui doit-il être permis dans une monarchie?
XX, 21. Est-il utile qu'on la puisse acquérir à prix d'argent?
XX, 22. Celle de robe comparée avec celle d'épée, ibid. Quand commença à quitter, même à mé-
ET ALPHABÉTIQUE
priser, la fonction do juge, XXVIII, 42.
Noblesse françoise. Le système de M. l'abbé Dubos, sur l'origine de notre noblesse françoise, est faux et injurieux au sang de nos premières familles et aux trois grandes maisons qui ont régné sur nous, XXX, 25. Il parolt que l'auteur la fait dériver des antrustions, ibid. Quand et dans quelle occasion elle commença à refuser de suivre les rois dans toutes sortes de guerre, XXXI, 27.
Noces (secondes). Étoient favorisées, et môme prescrites par les anciennes lois romaines : le christianisme les rendit défavorables, XXIII, 21.
Noirs. Voyez Nègres.
Noms. Contribuent beaucoup à la propagation. Il vaut mieux qu'ils distinguent les familles que les personnes seulement, XXIII, 4.
Nord. Raisons physiques de la force du corps, du courage, de la franchise, etc., des peuples du Nord, XIV, 2. Les peuples y sont peu sensibles à l'amour, ibid. Raisons physiques de la sagesse avec laquelle ses peuples se maintinrent contre la puissance des Romains, XIV, 3. Les passions des femmes y sont tranquilles, XVI, 11. Est toujours habité, parce qu'il est presque inhabitable, XVIII, 3. Ce qui rend son commerce nécessaire avec le Midi, XXI, 3. Les femmes et les hommes y sont plus longtemps propres à la génération qu'en Italie, XXIII, 21. Pourquoi le protestantisme y a été mieux reçu que dans le Midi, XXIV, 5.
Normandie. Les coutumes de cette province ont été accordées par le duc Raoul, XXVIII, 45.
Normands. Leurs ravages causèrent une telle barbarie, que l'on perdit jusqu'à l'usage de l'écriture, et que l'on perdit toutes les lois, auxquelles on substitua les coutumes, XXVIII, 11. Pourquoi persécutaient, surtout, les prêtres et les moines, XXXI, 10. Terminèrent les querelles que le clergé faisoit aux rois et au peuple pour son temporel, XXXI, 11, 23.
Charles le Chauve, qui auroit pu les détruire, les laissa aller pour de l'argent, XXXI, 22. Pourquoi dévastèrent la France, et non pas l'Allemagne, XXXI, 30. Leurs ravages ont fait passer la couronne sur la tête de Hugues Capet, qui pouvoit seul la défendre, XXXI, 3*2.
Notoriété de fait. Suffisoit autrefois, sans autre preuve ui procédure, pour asseoir un jugement, XXV III,
Novelles de Justinien. Sont trop diffuses, XXIX, 10.
Nouvelles ecclésiastiques. Les imputations dont elles cherchent à noircir l'auteur de V Esprit des Lois, sont des calomnies atroces.
Preuve sans réplique, D. passim.
Nouvelliste ecclésiastique. N'entend jamais le sens des choses, D. Première partie, ch. I. Méthode singulière dont il se sert pour s'autoriser à dire des invectives à l'auteur, ibid., ch. II. Jugements et raisonnements absurdes et ridicules de cet écrivain. D, ibid., dixième objection. Quoiqu'il n'ait d'indulgence pour personne, l'auteur en a beaucoup pour lui, D, ibid. Pourquoi a déclamé contre V Esprit des Lois, qui a l'approbation de toute l'Europe ; et comment il s'y est pris pour déclamer ainsi,
TABLE ANALYTIQUE
D, seconde partie. Sa mauvaise foi, D, article Tolérance. Sa stupidité ou sa mauvaise foi, dans les reproches qu'il fait à l'auteur touchant la polygamie, ibid. Veut que, dans un livre de jurisprudence, on ne parle que de théologie, D. article Célibat. Imputation stupide ou méchante de cet écrivain, D, Erreurs particulières. Juste appréciation de ses talents et de son ouvrage, D. article Usure. Sa critique do V Esprit des Lois est pleine d'ignorance et de passion :
n'est ni travaillée ni réfléchie :
elle est pleine de ces emportements que les gens du monde ne se permettent Jamais : pleine d'un pédantisme qui va à détruire toutes les sciences, D, Troisième partie.
Numa. Fit des lois d'épargne sur les sacrifices, XXV, 7. Ses lois, sur le partage des terres , furent rétablies par Servi us Tullius, XXVII, 1.
Numidie. Les frères du roi succédoient à la couronne, à l'exclusion de ses enfants, XXVI, 6.
Obéissance. Différence entre celle qui est due dans les états modérés, et celle qui est due dans les états despotiques, III, 10.
L'honneur met des bornes à celle qui est due au souverain dans une monarchie, IV, 2.
Offices. Les maires du palais contribuèrent, de tout leur pouvoir, à les rendre inamovibles : pourquoi, XXXI, 7. Quand les grands offices commencèrent à devenir héréditaires, XXXI, 28.
Officiers généraux. Pourquoi, dans les états monarchiques, ils ne sont attachés à aucun corps de milice. — Pourquoi il n'y en a point en titre dans les états despotiques, V, 16.
Offrandes. Raison physique de la maxime religieuse d'Athènes, qui disoit qu'une petite oflïande honorait plus les dieux que le sacrifice d'un bœuf, XXIV, 24. On n'y doit rien admettre de ce qui approche du luxe, XXV, 7.
Olim. Ce que c'est que les registres que l'on appelle ainsi, XXVIII, 39.
Oncles. Sont regardés, aux Indes, comme les pères de leurs neveux :
c'est ce qui fait que les mariages entre beau-frère et belle-sœur y sont permis, XXVI, 14.
Or. Plus il se multiplie, plus il perd de son prix, XXI, 22. La loi qui défend, en Espagne, de l'employer en superfluités, est absurde, ibid.
Cause de la quantité plus ou moins grande de l'or et de l'argent, XXII, 4. Dans quel sens il serait utile qu'il y en eût beaucoup, et dans quel sens il serait utile qu'il y en eût peu, XXII, 5.
De sa rareté relative à celle de l'argent, XXII, 9.
Or (côte d1). Si les Carthaginois avoient pénétré jusque-là, ils y auraient fait un commerce bien plus important que celui que l'on y fait aujourd'hui, XXI, 11.
Oracles. A quoi Plutarque attribue leur cessation, XXIII, 19.
Orange (le prince d'). Sa proscription, XXIX, 16.
Orchomène. A été une des villes les plus opulentes de la Grèce : pourquoi, XXI, 7. Sous quel autre nom cette ville est connue, ibid.
Ordonnance de 4287. Cest à tort
ET ALPHABÉTIQUE
qu'on la regarde comme le titre de création des baillis ; elle porte seulement qu'ils seront pris parmi les laïques, XXVIII, 43.
Ordonnance de 1670. Faute que l'auteur attribue à ceux qui Ton rédigée, XXIX, 16.
Ordonnances. Les barons, du temps de saint Louis, n'étoient soumis qu'à celles qui s'étoient faites de concert avec eux, XXVIII, 29.
Ordres. Ceux du despote ne peuvent être ni contredits ni éludés, III, 10.
Orgueil. Est la source ordinaire de notre politesse, IV, 2. Source de celui des courtisans; ses différents degrés, ibid. Est pernicieux dans une nation, XIX, 9. Est toujours accompagné de la gravité et de la paresse , ibid. Peut être utile, quand il est joint à d'autres qualités morales : les Romains en sont une preuve, ibid.
Orient. Il semble que les eunuques y sont un mal nécessaire, XV, 19.
Une des raisons qui a fait que le gouvernement populaire y a toujours été difficile à établir, est que le climat demande que les hommes y aient un empire absolu sur les femmes, XVI, 9. Principe de la morale orientale, XVI, 10. Les femmes n'y ont pas le gouvernement intérieur de la maison ; ce sont les eunuques, XVI, 14. Il n'y est point question d'enfants adultérins, XXIII, 5.
Orientaux. Absurdité d'un de leurs supplices, XII, 14. Raisons physiques de l'immutabilité de leur religion, de leurs mœurs, de leurs manières et de leurs lois, XIV, 4.
Tous, excepté les mahométans, croient que toutes les religions sont indifférentes en elles-mêmes, XXV, 15.
Orléans. Le combat judiciaire y étoit en usage dans toutes les demandes pour dettes, XXVIII, 19.
Orphelins. Comment uo état bien policé pourvoit à leur subsistance, XXIII, 29.
Ostracisme. Prouve la douceur du gouvernement populaire qui Pemployoit, XXVI, 17. Pourquoi nous le regardons comme une peine, tandis qu'il couvroit d'une nouvelle gloire celui qui y étoit condamné, ibid. On cessa de l'employer dès qu'on en eut abusé contre un homme sans mérite, ibid. Fit mille maux à Syracuse, et fut une chose admirable à Athènes, XXIX, 17.
Ostrogoths. Les femmes, chez eux, succédoient à la couronne, et pouvoie nt régner par elles-mêmes, XVIII, 22. Théodoric abolit, chez eux, l'usage du combat judiciaire, XXVIII, 18. L'auteur promet un ouvrage particulier sur leur monarchie, XXX, 12.
Othons. Autorisèrent le combat judiciaire, d'abord dans les affaires criminelles, ensuite dans les affaires civiles, XXVIII, 18.
Ouvriers. On doit chercher à en augmenter, non pas à en diminuer le nombre, XXIII , 15. Laissent plus de bien à leurs enfants que ceux qui ne vivent que du produit de leurs terres, XXIII,
Oxii5. Pourquoi ce fleuve ne se jette plus dans la mer Caspienne, XXT, 6.
Paganisme. Pourquoi il y avoit, et il y pou voit y avoir, dans cette
TABLE ANALYTI UE
religion, des crimes inexpiables, XXIV, 13.
Païens. De ce qu'ils élevoient des autels aux vices, s'ensuit-il qu'ils ai m oient les vices? XXIV, 2.
Pairs, Henri VIII se défit de ceux qui lui déplaisoient, par le moyen des commissaires, XII, 22. Étoient les vassaux d'un même seigneur, qui l'assistoient dans les jugements qu'il rendoit pour ou contre chacun d'eux, XXVIII, 27. Afin d'éviter le crime de félonie, on les appeloit de faux jugement, et non pas le seigneur, ibid. Leur devoir étoit de combattre et de juger, ibid. Gomment rendoient la justice, XXVIII, 42. Quand commencèrent à ne plus être assemblés par le seigneur pour juger, ibid. Ce n'est point une loi qui a aboli les fonctions de pairs dans les cours des seigneurs ; cela s'est fait peu à peu, XXVHI, 43.
Paix. Est la première loi naturelle de l'homme qui ne seroit point en société, I, 2. Est l'effet naturel du commerce, XX, 2.
Paladins. Quelle étoit leur occupation, XXVIII, 22.
Palestine. C'est le seul pays, et ses environs, où une religion qui défend l'usage du cochon puisse être bonne : raisons physiques, XXIV, 25.
Papes. Employèrent les excommunications pour empêcher que le droit romain ne s'accréditât au préjudice de leurs canons, XXVIII, 42. Les décrétâtes sont, à proprement parler, leurs rescrits ; et les rescrits sont une mauvaise sorte de législation : pourquoi, XXIX, 17. Pourquoi Louis le Débonnaire abandonna leur élection au peuple romain, XXXI, 13.
Papier. Un impôt sur le papier destiné à écrire les actes, seroit plus commode que celui qui se prend sur les diverses clauses des actes, XIII, 9.
Papiers circulants. Combien il y en a de sortes : quels sont ceux qu'il est utile à un état de faire circuler, XXII, 17.
Papirios. Son crime, qui ne doit pas être confondu avec celui de Plautius, fut utile à la liberté, XII,
Parage. Quand il a commencé à s'établir en matière de fiefe, XXXI, 28.
Paraguay. Sagesse des lois que les jésuites y ont établies, IV, 6.
Pourquoi les peuples y sont si fort attachés à la religion chrétienne, tandis que les autres sauvages le sont si peu à la leur, XXV, 3.
Paresse. Celle d'une nation vient de son orgueil, XIX, 9. Dédommage les peuples des maux que leur fait souffrir le pouvoir arbitraire, XIII, 2.
Paresse de l'âme. Sa cause et son effet, XXIV, 14.
Parlement. Ne devrait jamais frapper ni sur la juridiction des seigneurs, ni sur la juridiction ecclésiastique, II, 4. Il en faut dans une monarchie, ibid. Plus il délibère sur les ordres du prince, mieux il lui obéit, V, 10. A souvent, par sa fermeté, préservé le royaume de sa chute, ibid. Son attachement aux lois est la sûreté du prince, dans les mouvements de la monarchie, V, 1 1 . La manière de prononcer des enquêtes, dans le temps de leur création, n'étoit pas la même que celle de la grand'chambre : pourquoi, XXVIII, 23. Scsjugementsavoîent
ET ALPHABÉTIQUE
autrefois plus de rapport a Tordre politique qu'à Tordre civil :
quand et comment il descendit dans le détail civil, XXVIII, 30.
Rendu sédentaire, il fut divisé en plusieurs classes, ibid. A réformé les abus intolérables de la juridiction ecclésiastique, XXVIII, 41.
A mis, par un arrêt, des bornes à la cupidité des ecclésiastiques , ibid.
Voyez Corp* législatif.
Paroles. Quand sont crimes , et quand ne le sont pas, XII, 12.
Parricides. Quelle étoit leur peine, du temps de l'empereur Henri I, XX VIII, 36.
Partage des biens. Est réglé par les seules lois civiles ou politiques,
Partage des terres. Quand et comment doit se faire : précautions nécessaires pour en maintenir l'égalité, V, 5. Celui que fit Romulus est la sourco de toutes les lois romaines sur les successions,
XXVII, 1 . Celui qui se fit entre les Barbares et les Romains, lors de la conquête des Gaules, prouve que les Komains ne furent point tous mis en servitude; et que ce n'est point dans cette prétendue servitude générale qu'il faut chercher l'origine des serfs et l'origine des fiefs, XXX, 7.
Parthes. L'affabilité de leur roi élevé à Rome leur rendit ce prince insupportable : cause de cette bizarrerie, XIX, 2. Révolutions que leurs guerres avec les Romains apportèrent dans le commerce, XXI, 10.
Partie publique. Il ne pouvoit y en avoir dans le temps que les lois des Barbares é: oient en vigueur :
quand a été établie, XXVIII, 36.
Passions, Les pères peuvent plus aisément donner à leurs enfants leurs passions que leurs connoissances : parti que lea républiques doivent tirer de cette règle, IV, 5.
Moins nous pouvons donner carrière à nos passions particulières, plus nous nous livrons aux générales; de là l'attachement des moines pour leur ordre, V, 2.
Pasteurs. Moeurs et lois des peuples pasteurs, XVIII, 13.
Patane. Combien la lubricité des femmes y est grande, XVI, 5.
Patriciens. Comment leurs prérogatives influoient sur la tranquillité de Rome : nécessaires sous les rois : inutiles pendant la république, XI, 13. Dans quelles assemblées du peuple ils avoient le plus de pouvoir, XI, 14. Comment ils devinrent subordonnés aux plébéiens, XI, 16.
Patrie (amour de la). C'est ce que l'auteur appelle vertu. En quoi consiste : à quel gouvernement est principalement affecté, IV, 5.
Ses effets, V, 2.
Pâturages. Les pays où il y en a beaucoup sont peu peuplés, XXIII, 1*.
Paul. Raisonnement absurde de ce jurisconsulte, XXIX, 16.
Pauvreté. Fait finir les monarchies, VU, 4. Celle d'un petit état, qui ne paie point de tributs, est-elle une preuve que, pour rendre un peuple industrieux, il faut le surcharger d'impôts? XIII, 2. Effets funestes de celle d'un pays, ibid.
Celle des peuples peut avoir deux causes : leurs différents effets, XX, 3. C'est une absurdité de dire qu'elle est favorable à la propagation, XXIII, 2. Ne vient pas du défaut de propriété, mais du
défautdetravail, XXIII, 29. Sources ordinaires de la pauvreté des particuliers : moyens de la soulager et de la détruire. 1° Les hôpitaux, ou plutôt des secours qui ne soient que passagers, comme la cause du mal, qui, dans un temps bien réglé, ne doit jamais être perpétuelle ; 2° l'interdiction de l'hospitalité chez les moines, et de tous les asiles de la paresse, ibid.
Pays de droit écrit. Pourquoi les coutumes n'ont pu y prévaloir sur les lois romaines, XXVIII, 12.
Révolutions que les lois romaines y ont essuyées, ibid.
Pays formés par V industrie des hommes. La liberté y convient, XVIII, 6.
Paysans. Lorsqu'ils sont à leur aise, la nature du gouvernement leur est indifférente, XV111, 1.
Péché originel. L'auteur étoit-il obligé d'en parler dans son chapitre premier? D., I, u, troisième objection.
Péculat. Ce crime est naturel dans les états despotiques, V, 15. La peine dont on le punit à Home, quand il y parut, prouve que les lois suivent les mœurs, XIX,
Pédaliens. N'avoient poi nt de prêtres, et étoient barbares, XXV, 4.
Pédanterie. Seroit-il bon d'en introduire l'esprit en France? XIX, 5.
Pégu. Comment le* successions y sont réglées, V, 14. Un roi de ce pays pensa étouffer de rire, en apprenant qu'il n'y avoit point de roi à Venise, XIX, 2. Les points principaux de la religion de ses habitants sont la pratique des principales vertus morales, et la tolérance de toutes les autres religions, XXIV, 8.
Petite de mort. Dans quel cas est juste, VI, 9.
Petite du talion. Dérive d'une loi antérieure aux lois positives, 1, 1.
Peines. Doivent être plus ou moins sévères, suivant la nature des gouvernements, VI, 9. Augmentent ou diminuent dans un état, à mesure qu'on s'approche ou qu'on s'éloigne de la liberté, ibid.
Tout ce que la loi appelle peine, dans un état modéré, en est uoe :
exemple singulier, ibid. Comment on doit ménager l'empire qu'elles ont sur les esprits, VI, 12. Quand elles sont outrées, elles corrompent le despotisme même, VI, 13. Le sénat de Rome préféroit celles qui sont modérées : exemple, VI, li. Les empereurs romains en proportionnèrent la rigueur au rang des coupables, \ I.
15. Doivent être dans une juste proportion avec les crimes : la liberté dépend de cette proportion, VI, 16; XII, 4. Cest un grand mal, en France, qu'elles ne soient pas proportionnées aux crimes, VI, 16. Pourquoi celles que les empereurs romains a voient prononcées contre l'adultère ne furent pas suivies, VII, 13. Doivent être tirées de la nature de chaque crime, XII, 4. Quelles doivent être celles des sacrilèges, ibid., — des crimes contre les mœurs, ou contre la pureté, ibid., — des crimes contre la police, ibid., — des crimes qui troublent la tranquillité des citoyens, sans en attaquer la sûreté, ibid., — des crimes qui attaquent la sûreté publique, ibid. Quel doit être leur objet, XII, 14. On ne doit point en faire subir qui violent la pudeur, ibid. On en doit faire usage pour
ET ALPHABÉTIQUE
arrêter les crimes, et non pour faire changer les manières d'une nation, XIX, 15. Imposées par les lois romaines contre les célibataires, XXIII, '21. Une religion qui n'en annonceroit point pour l'autre vie, n'attacheroit pas beaucoup, XXV, 2. Celles des lois barbares étoient toutes pécuniaires; ce qui rendoit la partie publique inutile, XXVIII, 36. Pourquoi il y en avoit tant de pécuniaires chez les Germains qui étoient si pauvres, XXX, 19.
Peines fiscales. Pourquoi plus grandes en Europe qu'en Asie,XII,ll.
Peines pécuniaires. Sont préférables aux autres, VI, 18. On peut les aggraver par l'infamie, ibid.
Pèlerinage de la Mecque. Gengiskan le trouvoit absurde : pourquoi, XXV, 3.
Penh. Comparé aLycurguc, IV, 6.
Pénestes. Peuple vaincu par les Thessaliens. Étoient condamnés à exercer l'agriculture, regardée comme une profession servi le, IV, 8.
Pénitences. Règles, puisées dans le bon sens, que l'on doit suivre quand on impose des pénitences aux autres ou à soi-même, XXIV, 12.
Pensées. Ne doivent point être punies, XII, 11.
Peonics. La perfidie qu'il fit à son père prouve que les offices des comtes étoient annuels, et qu'ils les rendoient perpétuels à force d'argent, XXXI, 1.
Pépin. Fit rédiger les lois des Frisons, XXVIII, 1. Constitution de ce prince qui ordonne de suivre la coutume partout où il n'y a pas de lois; mais de ne pas préférer la coutume à la loi, XXVIII, 12. Explication de cette constitution, ibid.
De son temps, les coutumes avoient
moins de force que les lois : on préféroit cependant les coutumes ; enfin elles prirent entièrement le dessus, ibid. Comment sa maison devint puissante : attachement singulier de la nation pour elle, XXXI, 6. Se rendit maître de la monarchie en protégeant le clergé, XXXI, 10. Précautions qu'il prit pour faire rentrer les ecclésiastiques dans leurs biens, XXXI, 11. Fait oindre et bénir ses deux fils en même temps que lui : fait obliger les seigneurs à n'élire jamais personne d'une autre race. XXXI, 17. Partage son royaume entre ses deux fils, ibid. La foi et hommage a-t-el le commencé à s'établir de son temps? XXXI, 33.
Pères. Doivent-ils être punis pour leurs enfants? VI, 20. C'est le comble de la fureur despotique, que leur disgrâce entraîne celle de leurs enfants et de leur femme, XII, 30.
Sont dans l'obligation naturelle d'éleveretde nourrir leurs enfants; et c'est pour trouver celui que cette obligation regarde, que le mariage est établi, XXIII, 2. Est-il juste que le mariage de leurs enfants dépende de leur consentement?
XXIII, 7. Il est contre la nature qu'un père puisse obliger sa fille à répudier son mari, surtout lorsqu'il a consenti au mariage, XXVI, 3.
Dans quels cas sont autorisés, par le droit naturel, à exiger de leurs enfants qu'ils les nourrissent, XXVI, 5. Sont-ils obligés, par le droit naturel, de donner à leurs enfants un métier pour gagner leur vie ? ibid. La loi naturelle leur ordonne de nourrir leurs enfants; mais non pas de les faire héritiers, XXVI, 6. Pourquoi ne peuvent pas épouser leurs filles, XXVI, 14. Pou-
TABLE ANALYTIQUE
voient vendre leurs enfants. De là la faculté sans bornes que les Romains avoient de tester, XXVII, 1. La force du naturel leur faisoit souffrir à Rome d'être confondus dans la sixième classe pour éluder la loi voconienne en faveur de leurs enfants, ibid.
Père de famille. Pourquoi ne pouvoit pas permettre à son fils, qui étoit en sa puissance, de tester,XXVII, 1.
Pères de l'Église. Le zèle avec lequel ils ont combattu les lois juliennes, est pieux, mais mal entendu, XXIII, 21.
Périciens. Peuple vaincu par les Cretois. Étoient condamnés à exercer l'agriculture, regardée comme une profession aervile, IV, 8.
Perse. Les ordres du roi y sont irrévocables, III, 10. Comment le prince s'y assure la couronne, V, 14. Bonne coutume de cet état, qui permet à qui veut de sortir du royaume, XII, 30. Les peuples y sont heureux, parce que les tributs y sont en régie, XIII, 19. La polygamie, du temps de Justinien, n'y empêchoit pas les adultères, XVI, 6. Les femmes n'y sont pas môme chargées du soin de leurs habillements, XVI, 14. La religion des Guèbres a rendu ce royaume florissant; celle de Mahomet le détruit : pourquoi, XXIV, 11. C'est le seul pays où la religion des Guèbres peut convenir, XXIV, 25.
Le roi y est chef de la religion :
l'Âlcoran borne son pouvoir spirituel, XXV, 8. Il est aisé, en suivant la méthode de M. l'abbé Dubos, de prouver qu'elle ne fut point conquise par Alexandre, mais qu'il y fut appelé par les peuples.