‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditions (volume 3)Chapitre 174 sur 183 · XI · texte numérisé non relu

XI

Lois (sobriété). De celles qui ont rapport à la sobriété des peuples, XIV, 10. Règles que Ton doit suivre dans celles qui concernent l'ivrognerie, ibid.

Lois somptuaires. Quelles elles doivent être dans une démocratie, VII, 2. Dans une aristocratie, VII, 3. Il n'en faut point dans une monarchie, Vil, 5. Dans quels cas sont utiles dans une monarchie, ibid. Quelles elles étoient chez les Romains, VII, 14.

Lois (suicide). De celles contre ceux qui se tuent eux-mêmes, XIV, 12.

Lots (terrain). Leur rapport avec la nature du terrain, Livre XVIII.

Celles quo l'on fait pour la sûreté du peuple ont moins lieu dans

les montagnes qu'ailleurs, XVIII, 2 . Se conservent plus aisément dans les lies que sur le continent, XVIII, 5. Doivent être plus ou moins multipliées dans un état, suivant la façon dont les peuples se procurent leur subsistance, XVIII, 8.

Lombards. Avoient une loi en faveur de la pudeur des femmes esclaves, qui seroit bonne pour tous les gouvernements, XV, 12. Quand et pourquoi firent écrire leurs lois, XXVIII, 1. Pourquoi leurs lois perdirent de leur caractère, ibid.

Leurs lois reçurent plutôt des additions que des changements; pourquoi ces additions furent faites, ibid. Comment le droit romain se conserva dans leur territoire, XXVIII, 6. On ajouta plusieurs capitulairesàleurs lois: suites qu'eut cette opération, XXVIII, 10, Leurs lois criminelles étoient faites sur ic même plan que les lois ripuaires, XXVIII, 13. Suivant leurs lois.

quand on s'étoit défendu par un serment, on ne pouvoit plus être fatigué par un combat, XXV1I1, 14.

Portèrent l'usage du combat judiciaire en Italie, XX VIII, 18. Leurs lois portoient différentes compositions pour les différentes insultes, XXVIII, 20. Leurs lois défen»

doient aux combattants d'avoir sur eux des herbes propres sus enchantements, XXVIII, 22. Loi absurde parmi eux, XXIX, 16* Pourquoi ils augmentèrent, en Italie, les compositions qu'ils avoient apportées de la Germanie, XXX, 19. Leurs lois sont presque toujours sensées, ibid.

Lothaire. Abolit le jugement par la croix et la preuve par l'eau froide, XXVIII, 18.

ET ALPHABÉTIQUE

Louis I, dit le Débonnaire, Ce qu'il fit de mieux dans tout son règne, X, 3. La fameuse lettre qui lui fut adressée par Agobard prouve que la loi salique n'étoit point établie en Bourgogne, XXVIII, 4. Étendit le combat judiciaire des affaires criminelles aux affaires civiles, XXVIII, 18.

Permit de choisir pour se battre en duel le bâton ou les armes.

XXVIII, 20. Son humiliation lui fut causée par les évèques et surtout par ceux qu'il avoit tirés de la servitude, XXX, 25, Pourquoi laissa au peuple romain le droit d'élire les papes, XXXI, 13.

Portrait de ce prince : causes de ses disgrâces, XXXI, 20. Son gouvernement comparé avec ceux de Charles Martel, de Pcpin et de Charlemagne, XXXI, 21. Perdit la monarchie et son autorité, principalement par la dissipation de ses domaines, XXXI, 22.

Causes des troubles qui suivirent sa mort, XXXI, 23.

Louis VI, dit le Gros. Réforme la coutume où étoicnt les juges de se battre contre ceux qui refusoient de se soumettre à leurs ordonnances, XXVIII, 19.

Louis VII, dit le Jeune. Défendit de se battre pour moins de cinq sous, XXVIII, 19.

Loois IX (saint). Il suffisoit, de son temps, qu'une dette montât à douze deniers, pour que le demandeur et le défendeur terminassent leur querelle par le combat judiciaire, XXVIII, 19. C'est dans la lecture de ses Établissements qu'il faut puiser la jurisprudence du combat judiciaire, XXVIII, 23. Est le premier qui ait contribué à l'abolition du combat judiciaire,

XXVIII, 29. État et variété de la jurisprudence de son temps, ibût. N'a pas pu avoir intention de faire de ses Établissements une loi générale pour tout son royaume, XXVIII, 37. Comment ses Établissements tombèrent dans l'oubli, ibid. La date de son départ pour Tunis prouve que le code que nous avons sous le nom de ses Établissements est plein de faussetés, ibid. Sagesse adroite avec laquelle il travailla à réformer les abus de la jurisprudence do son temps, XXVIII, 38. Fit traduire les lois romaines : dans quelle vue : cette traduction existe encore en manuscrit : on en fit beaucoup usage dans les Établissements, ibid. Comment il fut cause qull s'établit une jurisprudence universelle dans le royaume, XXVIII, 39. Ses Établissements et les ouvrages des habiles praticiens de son temps sont, en grande partie, la source des coutumes de France, XXVIII, 45.

Loois XIII. Repris en face par le président Relièvre, lorsque ce prince étoit du nombre des juges du duc de la Valette, VI, 5. Motif singulier qui le détermina à souffrir que les nègres de ses colonies fussent esclaves, XV, 4.

Louis XIV. Le projet de la monarchie universelle , qu'on lui attribue sans fondement, ne pouvoit réussir sans ruiner l'Europe, ses anciens sujets, lui et sa famille, IX, 7. La France fut, vers le mu lieu de son règne, au plus haut point de sa grandeur relative, IX, 9. Son édit, en faveur des mariages, n'étoit pas suffisant pour favoriser la population, XXHI, 27.

Lotseau. Erreur de cet auteur sur

TABLE ANALYTIQUE

l'origine des justices seigneuriales, XXX, 20.

Lucques, Combien y durent les magistratures, II, 3.

Luther. Pourquoi conserva une hiérarchie dans sa religion, XXIV, 5.

Il semble s'être plus conformé à ce que les apôtres ont fait, qu'à ce que Jésus-Christ a dit, ibid.

Luxe, Il est ou intérieur dans l'état, ou relatif d'un état à l'autre, Livre VIII. N'est pas toujours fondé sur le raffinement de U vanité, mais quelquefois sur celui des besoins réels, XIX, 21. Ses causes.

1° Dans le même état, l'inégalité des fortunes, VII, 1. 2° L'esprit outré d'inégalité dans les conditions, VII, 1. 3° U vanité, XIX, 9.

4° La grandeur des villes, surtout quand elles sont si peuplées que la plupart des habitants, sont inconnus les uns aux autres, VU, 1.

5° Quand le sol produit plus qu'il ne faut pour la nourriture des cultivateurs et de ceux qui travaillent aux manufactures; de là les arts frivoles et l'importation des choses frivoles en échange des choses nécessaires, VII, 6. 6° La vie corrompue du souverain qui se plonge dans les délices, Vil, 7.

7° Les mœurs et les passions des femmes, VII, 4. Surtout quand, par la constitution de l'état, elles ne sont pas retenues par les lois de la modestie, VII, 8. 8° Les gains nuptiaux des femmes trop considérables, VII, 15. 9° L'incontinence publique, VU, 14. 10° La polygamie, XYI, 3. 11° Les richesses, qui sont la suite du commerce, VU, 2. 12° Les peuples qui ne cultivent pas les terres n'ont pas même l'idée du luxe, XVIII, 17. Ses proportions. Il se calcule,

entre les citoyens du même état, par l'inégalité des fortunes, Ml, 1.

Entre les villes, sur le nombre plus ou moins grand des habitants, ibid. Entre les différents états, il est en raison composée de l'inégalité des fortunes qui est entre les citoyens, et de l'inégalité des richesses des différents états, ibid. Gradations qu'il doit suivre, VII, 1. Biens qu'il procure.

1° Augmente le commerce et en est le fondement, XX, 4. 2° Entretient l'industrie et le travail, VII, 4. 3° Perfectionne les arts, XXI, 6. 4° Fait circuler l'argent des mains des riches dans celles des pauvres, VU, 4. 5° Le luxe relatif enrichit un état riche par lui-même : exemple tiré du Japon, XX, 23. 6° Est utile quand il y a moins d'habitants que le sol n'en peut nourrir : exemple tiré de l'Angleterre, VII, 6. 7° Est nécessaire dans les monarchies; il les conserve. Gradation qu'il y doit suivre, VII, 1. Auguste et Tibère sentirent que, voulant substituer la monarchie à la république, il ne falloit pas le bannir, et agirent en conséquence, VU, 4. 8° Dédommage de leur servitude les sujets du despote, ibid. Maux qu'il occasionne, 1° Confond les conditions, VU, 1. 2° Ne laisse plus d'harmonie entre les besoins et les moyens de les satisfaire, VII, 1 3° Étouffe l'amour du bien public et lui substitue l'intérêt particulier ; met la volupté en la place de la vertu : exemple tiré de Rome, VU, 2. 4° Est contraire à l'esprit de modération, VU, 3.

5° Corrompt les mœurs, VII, 4.

6° Entretient la corruption et les vices, ibid. 7° Rend le mariage

onéreux et coûteux. Moyens de remédier à ce mal, XXV, 1.

8° Peut occasionner une exportation trop forte des denrées nécessaires, pour en faire entrer de superflues, VII, 5. 9° Le luxe relatif appauvrit un état pauvre :

exemple tiré de la Pologne, XX, 23.

10° Pernicieux, quand le sol a peine à fournir la nourriture des habitants : la Chine sert d'exemple, VU, 6. li'Détruiitoute république, VII, 4 ; les démocraties, VII, 2; les aristocraties, VII, 3. Il est même des circonstances où Ton doit le réprimer dans la monarchie :

exemples tirés de l'Aragon, de la Suède et de la Chine, VU, 5 et 6.

Usage et effets des lois somptuaires, pour le réprimer dans les différents états, VII, 3.

Luxe de la superstition. Doit être réprimé, XXV, 7.

Lycie. Comparée, comme république fédérative, avec la Hollande :

c'est le modèle d'une bonne république fédérative, IX, 3.

Ltcorgi'e. Comparé avec M. Penn, IV, 6. Les cottradictions apparentes qui se trouvent dans ses lois prouvent la grandeur de son génie, ibid. Ses lois ne pouvoient subsister que dans un petit état.

IV, 7. Pourquoi voulut que l'on ne choisit les sénateurs que parmi les vieillards, V, 7. À confondu les lois, les mœurs et les manières :

pourquoi, XIX, 16. Pourquoi avoii ordonné que l'on exerçât les enfants au larcin, XXIX, 13.

Lydiens, Le traitement qu'ils reçurent de Cyrus n'étoit pas conforme aux vraies maximes de la politique, X, 12. Furent les premiers qui trouvèrent l'art de battre la monnoie, XXII, *.

Ltsandie. Fit éprouver aux Athéniens qu'il faut toujours mettre de la douceur dans les punitions, VI, 12.

Macassar. Conséquences funestes que l'on y tire du dogme de l'immortalité de l'ame, XXIV, 19.

Machiavel. Veut que le peuple, dans une république, juge les crimes de lèse-majesté : inconvénients de cette opinion, VI, 5. Source de la plupart de ses erreurs, XXIX,

Machiavélisme. C'est aux lettres de change que l'on en doit l'abolissement, XXI, 20.

Machines. Celles dont l'objet est d'abréger le travail ne sont pas toujours utile?, XXIII, 15.

Macule. Ce que c'est que cette monnoie, ches les Africains, XXII, 8.

Magie. L'accusation de ce crime doit être poursuivie avec beaucoup de circonspection : exemples d'injustices commises sous ce prétexte, XII, 5. Il seroit aisé de prouver que ce crime n'existe point, Xll, 6.

Magistrat de police. C'est sa faute si ceux qui relèvent de lui tombent dans des excès, XXVI, 24.

Magistrat unique. Dans quel gouvernement il peut y en avoir, VI, 7.

Magistrats. Par qui doivent être nommés dans la démocratie, II, 2.

Comment élus à Athènes : on les examinoit avant et après leur magistrature, ibid. Quelles doivent être, dans une république, la proportion de leur puissance, et la durée do leurs charges, II, 3.

TABLE ANALYTIQUE

Jusqu'à quel point les citoyens leur doivent être subordonnés dans une démocratie, V, 7. Ne doivent recevoir aucun présent, V, 17. Doivent avoir le pouvoir exclusif de juger dans la monarchie, VI, 6. Différence entre eux et les ministres, qui doit exclure ceux-ci du pouvoir de juger, ibid. Ne doivent jamais être dépositaires des trois pouvoirs à la fois, XI, 0. Ne sont point propres à gouverner une armée : exception pour la Hollande, ibid. Sont plus formidables aux calomniateurs que le prince, XII, 24. Le respect et la considération sont leur unique récompense, XIII, 30. Leur fortune et leur récompense en France, XX, 22. Les mariages doivent-ils dépendre de leur consentement?

Magistratures. Comment et à qui se don noient à Athènes, II, 2.

Comment Solon en éloigna ceux qui en étoient indignes, sans gêner les suffrages, ibid. Ceux qui avoient des enfants y parvenoiont plus facilement, à Rome, q e ceux qui n'en avoient point, XXIII, 21.

Mahomet. La loi par laquelle il défend de boire du vin est une loi de climat, XIV, 10. Coucha avec sa femme lorsqu'elle n'avoit que huit ans, XVI, 2. Veut que l'égalité soit entière, à tous égards, entre les quatre femmes qu'il permet, XVI, 7. Comment rendit les Arabes conquérants, XXI, 16. A confondu l'usure avec l'intérêt ; maux que produit cette erreur dans les pays soumis à sa loi, XXII, 19. Sa doctrine sur la spéculation, et le penchant que sa religion inspire pour la spécula-

tion sont funestes à la société,

XXIV, 11. Source et effet de «a prédestination, XXIV, 14. C'est par le secours de la religion qu'il réprima les injures et les injustices des Arabes, XXIV, 17. Dans tout autre pays que le sien, il n'anroit pas fait un précepte des fréquentes ablutions, XXIV, 20.

L'inquisition met sa religion de pair avec la religion chrétienne,

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