CHAPITRE V
UIS LA GQ^QViTi: DBS ritAMCS.
11 n'est pas vrai que les Francs, entrant dans la Gaule, aient occupé toutes les terres du pays pour en faire des (kfs. Quelques gens* ont pensé ainsi, parce qu'ils ont vu sur ta fin de la seconde race presque toutes les terres devenues des fiefs, des arriêre-fiefs, ou des dépendances de ruji ou de l'autre i maïs cela a eu des causes particulières qu'on expliquera dans la suite,
La conséquence qu'on en voudroit tîrer, que les Barbares firent un règlement général pour établir partout la servitude de la glèbe, n'est pas moins fausse que le principe. Si, dansun temps où les fiefs étoient amovibles, toutes les terres du royaume a votent été des fiefs > ou des dépendances des fiefs, et tous les hommes du royaume des vassaux ou des serfs qui dépendoientd*euî; comme celui qui a les biens a toujours aussi la puissance, le roi, qui auroit disposé continuellement des fiefs^ c* est-à-dire de Tunique propriété, auroit eu une puissance aussi arbitraire que celle du sultan Test en Turquie : ce qui renverse toute l'histoire,
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iU DH L'ESPRIT DES LOIS.
ooinme nécessaire à la monarchie; et qu'un roi^ ne pût, même pour la dot de sa fille, en faire part aux étrangers sans le consentement des autres rois. La monarchie avoit son allure par des ressorts qu'il falloit toujoui*s remonter.
1. Voyez Grégoiro de Tours, liv. VI, sur le mariage de la fille de Chilpéric. Childcbert lui envoie des ambassadeurs pour lui dire qu'il n*ait point à donner des Tilles du royaume do son père à sa fille, ni de ses trésors, ni des serfs, ni des chevaux, ni des cavaliers, ni des attelages do bonifs, etc. (M.)