DES FRANCS
Je pourrois examiner si les Romains et les Gaulois vaincus continuèrent de payer les charges auxquelles ils étoient assujettis sous les empereurs. Mais, pour aller plus vite, je me contenterai de dire que, s'ils les payèrent d'abord, ils en furent bientôt exemptés, et que ces tributs furent changés en un service militaire; et j'avoue que je ne conçois guère comment les Francs auroient été d'abord si amis de la maltôte, et en auroient paru tout à coup si éloignés.
Un capitulaire^ de Louis le Débonnaire nous explique très-bien l'état où étoient les hommes libres dans la monarchie des Francs. Quelques bandes * de Goths ou d'Ibères fuyant l'oppression des Maures, furent reçus dans les terres de Louis. La convention qui fut faite avec eux porte que, comme les autres hommes libres, ils iraient à l'armée avec leur comte; que, dans la marche', ils feroient la garde
i . De Tan 815, ch. i. Ce qui est conforme aa capitulaire de Charles le Chauve, de Tan 844, art. 1 et 2. (M.)
2. Pro Hispanis in partibtu AquUaniœ, Septimaniœ $t Provinciœ coHsiitentibus, Ibid. (M.)