‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditions (volume 5)Chapitre 107 sur 217 · Ce paragraphe irest point dans A · texte numérisé non relu

Ce paragraphe irest point dans A

3. On peut voir ce qui arriva après la mort de César. (M.) Inf. ch.iL. 4.- Lettres de Cicéron à Atticus, vu, 5.

chaque citoyen étoit bon pour y parvenir; et le peuple, voyant passer devant lui plusieurs personnages l'un après l'autre, ne s'accoutumoit à aucun d'eux. Mais, dans ces temps-ci le système de la république changea : les plus puissants se firent donner, par le peuple, des commissions extraordinaires ; ce qui anéantit l'autorité du peuple et des magistrats S et mit toutes les grandes affaires dans les mains d'un seul, ou de peu de gens '.

Fallut-il faire la guerre à Sertorius? On en donna la commission à Pompée. Fallut-il la faire à Mithridate? Tout le monde cria Pompée. Eut-on besoin de faire venir des bleds à Rome ? Le peuple croit être perdu, si on n'en charge Pompée. Veut-on détruire les pirates? Il n'y a que Pompée. Et, lorsque César menace d'envahir, le sénat crie à son tour et n'espère plus qu'en Pompée '•

« Je crois bien (disoit Marcus ^ au peuple) que Pom- <c pée, que les nobles attendent, aimera mieux assurer « votre liberté que leur domination : mais il y a eu un tt temps où chacun de vous avoit la protection de plu- « sieurs, et non pas tous la protection d'un seul; et où <( il étoit inouï qu'un mortel pût donner ou ôter de « pareilles choses *. »

A Rome, faite pour s'agrandir, il avoit fallu réunir dans les mêmes personnes les honneurs et la puissance; ce qui,

Page 1