‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditions (volume 5)Chapitre 178 sur 217 · Ce paragraphe est en note dans A · texte numérisé non relu

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6. A. Tombèrent dans Fidolàtrie. Voici mon raisonnement. On ne soupçonnera pas, etc.

images, on diroit que ce sont nos controversistes qui s'écbauiïent contre Calvin. Quand les Allemands passèrent pour aller dans la Terre-Sainte, Nicétas dit que les Arméniens les reçurent comme amis, parce qu'ils n'adproient pas les images. Or si, dans la manière de penser des Grecs, les Italiens et les Allemands ne rendoient pas assez de culte aux images, quelle devoit être Ténormité du leur?

Il pensa bien y avoir, en Orient, à peu près la même révolution qui arriva, il y a environ deux siècles, en Occident, lorsqu'au renouvellement des lettres, comme on commença à sentir les abus et les dérèglements où l'on étoit tombé, tout le monde cherchant un remède au mal, des gens hardis et trop peu dociles déchirèrent l'Église au lieu de la réformer.

Léon risaurien, Constantin Copronyme, Léon son fils, firent la guerre aux images; et, après que le culte en eut été rétabli par l'Impératrice Irène, Léon l'Arménien, Michel le Bègue, et Théophile, les abolirent encore. Ces princes crurent n'en pouvoir modérer le culte qu'en le détruisant; ils firent la guerre aux moines qui incommodoient l'État * : et^ prenant toujours les voies extrêmes, ils voulurent les exterminer par le glaive, au lieu de chercher à les régler.

Les moines S accusés d'idolâtrie par les partisans des nouvelles opinions , leur donnèrent le change ' en les

i. Longtemps avant, Valens avoit fait une loi pour les obliger d*aUer à la guerre, et fit tuer tous ceux qui n*obéirent pas. Jornandès, De regn. success,: et la loi 26, Cod. de Decur, X, 31. (M.)

2. Tout ce qu'on verra ici sur les moines grecs ne porte point sur leur état; car on ne peut pas dire qu*une chose ne soit pas bonne, parce qae, dans de certains temps, ou dans quelques pays, on en a abusé. (M.) .

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