A. Chaque soir
'2. Lib. II, cap. x\v. (M.)
3. Surtout par le fouillement des terres. (M.) Montesquieu fait pcut-élrc allusion aux travaux entrepris sous Louis XIV pour la construction de Taqueduc deMaintenon; ces travaux coûtèrent, dit-on, la vio à plus de dix mille soldats. (Adbbrt.)
I. Voyez Végèce, liv. I. Voyez, dans Tite-Livc, liv. XXVI, ch. li, les f'\crciceâ que Scipion TÂfricain faisoit faire aux soldats après la prise de Cartilage la Neuve. Marius, malgré sa vieillesse, alloit tous les jours au champ de Mars. Pompée, à T&go de cinquante-huit ans, alloit combattre tout armé avec les jeunes gens ; il montoit à cheval, couroit à bride abattue, et lançoit ses Javelots. Plutarque, Vie de Marius et de Pompée, (M.) 5. Le mille romain valait, suivant Letronnc, 1 kilom. i75 mètres.
sauter tout armés: ilsprenoient*, dans leurs exercices, des épées, des javelots, des flèches d'une pesanteur double des armes ordinaires; et ces exercices étoient continuels.
Ce n'étoit pas seulement dans le camp qu'étoit l'école militaire ; il y avoit dans la ville un lieu où les citoyens alloient s exercer (c'étoit le champ de Mars). Après le travail*, ils se jetoient dans le Tibre, pour s'entretenir dans rhabitude de nager, et nettoyer la poussière et la sueur.
Nous n'avons plus une juste idée des exercices du corps : un homme qui s'y applique trop nous paroit méprisable, par la raison que la plupart de ces exercices n'ont plus d'autre objet que les agréments; au lieu que, chez les anciens, tout, jusqu'à la danse, faisoit partie de l'art militaire ^
Il est même arrivé, parmi nous, qu'une adresse trop recherchée dans l'usage des armes dont nous nous servons à la guerre est devenue ridicule; parce que, depuis l'introduction de la coutume des combats singuliers, l'escrime a été regardée comme la science des querelleurs ou des poltrons.
Ceux qui critiquent Homère de ce qu'il relève ordinairement dans ses héros la force, l'adresse, ou l'agilité du corps, devroient trouver Salluste bien ridicule, qui loue Pompée* de ce qu'il couroit, sautoit, et portoit un fardeau, aussi bien qu'homme de son temps.
Toutes les fois que les Romains se crurent en danger.
i. Vcgèce, liv. I, ch. xi, m, xiv. (M.)