Idem, ch. x. (M
3. Dans A. ce paragraphe et les deux suivaDts se trou?ent au cliap. xv, à propos des combats de Tarèno.
4. Cum alacribus saltu, cum velocibus cursu, cum vcUidis vecte certabat. Fragm. de SaUuste, rapporté par Végècc, liv. I, ch. ix. (M.)
DES ROMAINS, GHAP. ÎI. 429
OU qu'ils voulurent réparer quelque perte, ce fut une pratique constante, chez eux, d'affermir la discipline mili^ taire*. Ont-ils à faire la guerre aux Latins, peuples aussi aguerris qu'eux-mêmes? Manlius songe à augmenter la force du commandement, et fait mourir son fils, qui avoit vaincu sans son ordre. Sont-ils battus àNumance? Scipion Émilienles prive d'abord de tout ce qui les avoit amollis*. Les légions romaines ont-elles passé sous le joug en Numidîe ? Métellus répare cette honte, dès qu'il leur a fait reprendre les institutions anciennes. Marins, pour battre les Cimbres et les Teutons, commence par détourner les fleuves ; et Sylla fait si bien ^ travailler les soldats de son année effrayée de la guerre contre Mithrîdate, qu'ils lui demandent le combat comme la fin de leurs peines.
Publius Nasica, sans besoin, leur fit construire une armée navale*. On craîgnoit plus l'oisiveté que les ennemis.
Aulugelle ^ donne d'assez mauvaises raisons de la coutume des Romains, de faire saigner les soldats qui avoient commis quelque faute : la vraie est que, la force étant la principale qualité du soldat, c'étoit le dégrader que de l'affoiblir^.
Des hommes si endurcis'^ étoient ordinairement sains.
1. Bossuet, Discours sur l'histoire universelle, IW partie, ch. vi. « La discipline militaire est la chose qui a paru la première dans leur État et la dernière qui s*y est perdue, tant elle étoit attachée à la constitution de leur république. »
2. n vendit toutes les bétes de somme do l'armée, et fit porter à chaque soldat du blé pour trente jours, et sept pieux. Somm, de Florus, liv. LVII. (M.)