‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditionsChapitre 269 sur 442 · DES ASSEMBLEES DE LA NATION CHEZ LES FRANCS · texte numérisé non relu

DES ASSEMBLEES DE LA NATION CHEZ LES FRANCS

On a dit ci-dessus que les peuples qui ne cultivent point les terres, jouissoient d'une grande liberté*. Les Germains furent dans ce cas. Tacite dit qu'ils ne donnoientà leurs rois ou chefs qu'un pouvoir très-modéré*; et César', qu'ils n'avoient pas de magistrat commun pendant la paix, mais que dans chaque village les princes rendoient la justice entre les leurs. Aussi les Francs, dans la Germanie, n'avoient-ils point de roi, comme Grégoire de Tours* le prouve très-bien.

« Les princes % dit Tacite, délibèrent sur les petites choses, toute la nation sur les grandes; de sorte pourtant que les affaires dont le peuple prend connoissance sont portées de même devant les princes. » Cet usage se conserva après la conquête, comme * on le voit dans tous les monuments.

i. sup.,xvm, XIV.

2. Nec regibus libéra aut in/initapotestas. Cœterum neque animadvertere, neque vincire, neque verberare, etc. De moribus Germ.j c. vn. (M.)

3. In pace nullus est communis magistratus ; sed principes regionum aique pagorum inter stu>s jus dicunt. De bello galL, liv. VI, c. un. (U.)

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