‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 109 sur 975 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

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pas meroenaires f ne pouvait pas prendre : il flt mettre le fea au bagage de ses soldats , et brûla toutes leion richesses et les sienne. On nous dit que Koulikan, après la conquête des Indes , ne laissa à ebaqne soldat que cent roupies d'argent >.

Ce fiirent fes conquêtes mêmes d'Ànnibal qui eonmieûcèrent à changer la fortune de cette guerre. Il n'avait pas été envoyé en Italie par les magistrats de Carthage ; il recevait très-peu de secours , soit par la jalousie d'un parti , soit par la trop grande confiance de l'autre. Pendant qu'il resta avec son armée ensemble, U battit les Romains; mais lorsqu'il fallut qu'il mît des garnisons dans les villes, qu'il défendit ses alliés, qu'il assiégeât les places, OQ qa'il les empêchât d*être assiégées, ses forces se trouvèrent trop petites ; et il perdit en détail une ptttie de son armée. Les conquêtes sont aisées à ûire, parce qu'on les fedt avec toutes ses forces ; ettes sont difficiles à conserver, parce qu'on ne les ééfood qu'avec une partie de s^ forces.

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