‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 176 sur 975 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

DifTérence des effets de Féducatk» ches les ancieiis

et parmi nous.

! La plupart des peuples anciens vivaient dans ^'des gouvernements qui ont la vertu pour principe; et, lorsqu'elle y était dans sa force, on y faisait

* UextrÉmeoliéiwMacc suppose de te KwuniMion, et noa de Fignoranoe , dans eeloi qui obéit Si robéisstnoe supposait l*igDorance , il s'ensuivrait que dans les mooarctiies , dont ia soumission est le principe, les ordres du monarque seraient tou* tours mal compris et mal exécutés : ce qui conduirait infoUUblement l*fitat à sa ruine. (D.) — Cette réflexion est excellente en elle-même , et c'est pour cela que nous Pavons rapportée ; mail son application manque de Justesse : tout le moîsde voit que, par les mots extrême oMistoiu», ilfautcnteodtavkdune •béùiamcê tweugle»

* PotUiq.UY.L

^ Commeiiteetesepoaintt-ll7ilsn*ootpointdevoloBté.(H.)

des choses que nous ne voyons plus aojourdliui , el qui étonnent nos petites âmes. Leur éducation avait un autre avantage sur la nôtre : elle n'était jamais démentie. Épaminondas, la dernière année de sa vie, disait, écoutait , voyait , faisait les mêmes choses que dans l'âge où il avait commencé d'être instruit.

Aujourd'hui, nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celle de nos pères, celle de nos maîtres, celle du monde. Ce qu'on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières. Cela vient, en quelque partie, du contraste qu'il y a parmi nous entre les engagements de la religion et ceux du monde ■ : choses que les anciens ne connaissaient pas *.

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