CHAPITRE VI
Qne, dans la monarchie, les mInisIres ne doivant pat
juger.
C'est encore un grand inconvénient dans la monarchie que les ministres du prinoe ju^nt eux-mêmes les affoires contentieuses *. Nous voyons encore aujourdliui des États où il y a des juges sans nombre pour décider les affoires fiscales, et ou les ministres, qui le croirait! veulent encore les juger. Les réflexions viennent en foule : je ne forai que ceUe-cl.
Il y a, par la nature des clioses, une espèce de contradiction entre le conseil du monarque et ses tribunaux. Le conseil des rois doit être composé de peu de personnes; et les tribunaux de judicatuv en demandent beaucoup. La raison en est que, dans le premier, on doit prendre les affaires avec une cer> taine passion, et les suivre de même; ee qu'on ne peut guère espérer que de quatre ou cinq hommes qui en font leur affaire. H fout, au contraire, des tribunaux de judicature de saog-fooid , et à qui toutes les affaires soient en quelque foçim indiff^ rentes.