CHAPITRE Xr\r
Lois somptuaires chez lesltomains.
Nous avons parlé de l'incontinence publique, parce qu'elle est jointe avec le luxe , qu'elle en est toujours suivie, et qu'elle le suit toujours. Si vous laissez en liberté les mouvements du cœiur.
« qulls corrigeassent leurs femmes, comme il corrigeait la « sienne. » Sur quoi Us le prièrent de leur dire comment U en usait avec sa femme : question , ce me semble , fort indiscrète.
■ Culpam mier viroê ac femmoi vulgaiam gravi- nomine ItBsarum nligionum, ac viokUm nu^egùitia appellando, ciementiam muforum ntasque ipge Ugeêegrediehaiur. (Ta- CRl,^«i».Uv.ni.)
* Cette loi est rapportée an Digeste; mais on n*y a pas mto la peine. OnJugequ'eUen'étaitqœde la relégation, puisquecelle derinceste n'était que delà déportation. Leg. Si guùviduam , ff. de quest,
^ Propriwm id Tiberio fUit, ecelera nuper reperta priscie verbii obtegere, (Taotb, Annal. Uv. lY. )
4 Adultéra graniorem pœnam deprecatui, ut, exempta mqjorum, propinquie suis ultra ducentesimum lapidem removeretur, suasit. Adultéra ManUo Italia atque Afrka interdictum esL (TAcrrE, Annal. Uv. H. )
DE L'ESPRIT DES LOIS
comment pourrez-vous gêner les faiblesses de Fes-
prit?
A Rome , outre les institutions générales , les censeurs firent £eûre , par les magistrats , plusieurs lois particulières pour maintenir les femmes dans la frugalité. Les lois Fannîenne , Licinienne ' et Oppienne eurent cet objet. Il faut voir , dans Tite- Live * , comment le sénat fut agité , lorsqu'elles demandèrent la révocation de la loi Oppienne. Valère Maxime met Tépoque du luxe chez les Romains à l'abrogation de cette loi.