‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 257 sur 975 · LIVRE VUI, CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE VUI, CHAPITRE XIII

grand objet, qui était Fart militaire. Mais lorsque les Grecs n'eurent plus de vertu, elles détruisirent Fart militaire même : on ne descendit plus sur l'arène pour se former, mais pour se corrompre '.

Ptutarque nous dit * que de son temps les Romains peosaieDt que ces jeux avaient été la principale cause de la servitude où étaient tombés les Grecs. Cétait, au contraire, la servitude des Grecs qui avait corrompu ces exercices. Du temps de Plutarque^, les pares où Ton combattait à nu, et les jeux de la lutte, rendaient les jeunes gens lâches , les portaient à un amour in£lme, et n'en faisaient que des baladins; mais du temps d'Épaminondas Texercice de la lutte foisait gagner aux Thébains la bataille deLeiictres<

Il y a peu de lois qui ne soient bonnes lorsque l'État n'a point perdu ses principes; et, comme disait Épîcure en parlant des richesses : « Ce n'est point « la liqueur qui est corrompue , c'est le vase. »

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