IIYBE XI^ CHAPITRE XIX
D ne foulvl pbs nslar dam la ville anree de telles gens.
« Les Italiens, dit encore Diodore > , achetaient en Sicile des troupes d'esclaves pour labourer leurs champs et avoir soin de leurs troupeaux; ils leur refiîsaient la nourritnre. Ces nalheureuz étaient obligés d'aller voler sur les grands chemins, armés de lances et de massues, couverts de peaux de bétes, de grands ehiens autour d'eux. Toute la province fut dévastée, et les gens du pays ne pouvaient dire avoir en propre que ce qui était dans Feneeinte des viUes. U n^y avait ni proconsul ni préteur qui pût ou voulût s'opposer à ce désordre, et qui osât punir ces esclaves, parce qu'ils appartenaient aux chevaliers, .qui avaiei^ à Rome les jugements *• » Ce fut pourtant une des causes de la guerre des esclaves. Je ne dirai qu'un mot : une profession qoî n'a ni ne peut avoir d'objet que le gain; une profession qui demandait toujours, et à qui on ne demandât rien ; une profession sourde et inexonMe, qui appauvrissait les richesses et la misère même, ne devait point avoir à Rome les jugements.