CHAPITRE IX
Coodiniation du même sujet.
« Paulin ayant mandé à Tempereur Alexandre « qu'il se pr^arait à poursuivre comme criminel « de lèse-majesté un juge qui avait prononcé contre m ses ordonnances, Tempereur lui répondit que, « dans un siècle comme le sien , les crimes de lèse- « majesté indirects n'avaient point de lieu >. »
Faustinien ayant écrit an même empereur que , ayant juré, par la vie du prince, qu*on ne pardonnerait jamais à son esclave, il se voyait obligé de perpétuer sa colère, pour ne pas se rendre coupable du crime de lèse-majesté : « Vous avez pris « de vaines terreurs > , lui répondit l'empereur; et « vous ne connaissez pas mes maximes. »
Un sénatus-consulte ^ ordonna que celui qui avait fondu des statues de l'empereur, qui auraient été réprouvées, ne serait point coupable de lèsenigesté. Les empereurs Sévère et Antonin écrivirent à Pontius 4 que celui qui vendrait des statues de rempereur non consacrées ne tomberait point dans le crime de lèse-majesté. Les mêmes empereurs écrivirent à Julius Cassianus que celui qui jetterait par hasard une pierre contre une statue de l'empereur ne devait point être poursuivi eomme criminel de lèse-majesté ^. La loi Julie demandait ces sortes de modifications ; car elle avait rendu coupables de lèse-majesté, non-seulement ceux qui fondaient les statues des empereurs , mais ceux qui commettaient quelque action semblable ^ : ce qui rendait ce crime ari)itraire. Quand on eut étidbli bien des crimes de lèse-majesté, il fallut nécessairement distinguer ces crimes. Aussi le jurisconsulte Ulpien, après avoir dit que l'accusation du crime de lèse-majesté ne s'éteignait point par la mort du coupable, ajoute-t-il que cela ne regarde pas tous 7 les crimes de lèse-majesté établis par la lot Julie , mais seulement celui qui contient un attentat contre l'empire ou contre la vie de rempereur.
> Bâùm €X aUis conni mqJntaUs erimina cessant meo memiû, (Lig. I, eod. ad Ltg^juL mqf.)
> Ahmam seetm mem ioUieUudinem concepisiL (Leg. 3, tO^mdLtg.Julmqf,)
3 Toyo lalol 4, g I , ff. ad Leg.Jul, mt^,
4yo]reslalol6,8s,tMi.
s VoyciUlol6,gl.
* JUudve quid nmilê admiaermL (Leg. 6, ff. iom.|
7 Dut U loi deralère, ff. ad Legjul, de adultenu.