‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 362 sur 975 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Des traitants.

Tout est perdu lorsque la profession* lucrative des traitants parvient enonre pdr ses richesses à .être une profession honorée. Cela peut être bon dans les États despotiques, où souvent leur emploi est une partie des fonctions des gouverneurs euxmêmes. Cela n'est pas boa dan la r^mbique , et une chose pareille détruisit la république rommne. Cela n'est pas meilleur dans la monarchie; rien n'est plus contraire à Fesprit de ce gouvcmenent. Un dégoût saisit tous les autres ÉlaU, Fhonneur y perd toute sa considération , les moyens ksts et natiurels de se distinguer ne touchent plus, et le gouvernement est frappé dans son principe.

On vit bien , dans les teo^ passés, des fortunes scandaleuses : c'était ime des calamités des guerres de cinquante ans; mais pour lors ces richesses furent regardées comme ridicules t et nous les admirons.

Il y a un lot pour chaque profession. Le lot de ceux qui lèvent les tributs e^les richesses , et les récompenses de ces richesses sont les richesses mêmes. La gloire et Fhonneur soi^ pour cette noblesse qui neeonnalt,quinevoit,quinesentde vraibien que l'honneur et la gloire. Le respect et la considération sont pour ces ministres et ces magistrats

> Voyez Cliardin , Toyof e de Pem, tom. VI.

» Tacitb, jânnale», Ihr. XHL — Ut Ugu et^futpie pmbHci occulta ad id tempus protcriberentwr (cap. Li). Ces mots» dont le sens n*a pas étéeiaetUMotieDda par Monfesaquleo, signifient que les condiUons des baux faits par l'État à ses fermiers , pour chaque espèce d*inp6ls , éerslent être aficbées publiquement. (Crév.)

qui , ne trouvant que le travail après le travail , veU lent nuit et jour pour le bonheur de Pempire.

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