CHAPITRE V
Raison d*iiiie loi du Malabar.
Sur la côte du Malabar, dans la caste des Naîres 7 , les hommes ne peuvent avoir qu'une femme ,
■ M. Arbotiiot trcave qa'en Angleterre le nomhre des garçoDS excède celui des fiUes : on a eu tort d*eu conclure que ce fût la même chose dans tous les climats.
* Yoyei Kempfer, qui nous rapporte un dénombrement de Méaco, oà Ton trouva cent qua)tnMngt-deux miUe soixantedooie mâles, et deux cent vingt-trois mUle cinq cent soixantetreixe femelles.
3 yoyfx}eFoifagê de Gum^dibU. Smith, partie H, sur le pays d'Alité.
4 DcHALiiB, Mémohet de ta Chine, tom. HT, pag. 46.
^ Albaiéip«l-Hassen, un desdeuxmaboinétans arabes qui anèrait aux Indes et à la Chine au neuvième siècle, proid cet usage pour une prostttntkMi. Cest que rien ne choquait tant les Idées mabométanes.
^MeeueUdee^oifmÇMqftioHtierviàrétablisêementdela compagnie det Indeê, tom. I.
7 Fojfogeede numfoie Pirard, cbap. xxvn; Leiireêédi-
et une femme au contraire peut avoir plusieurs maris. Je crois qu'on peut découvrir l'origine de cette coutume. Les Naîres sont la caste des nobles, qui sont les soldats de toutes ces nations. En Europe, on empêche les soldats de se marier. Dans le Malabar, où le climat exige davantage, on s'est contenté de leur rendre le mariage aussi peu embarrassant qu'il est possible; on a donné ime femme à plusieurs hommes , ce qui diminue d'autant l'attachement pour une famille et les soins du ménage, et laisse à ces gens l'esprit militaire.