CHAPITRE XL
De la servitude domestique iDd^[>eodaii(e delà pdyginiie.
Ce n'est pas seulement la pluralité des femmes i qui exige leur clôture dans de certains lieux d'O- 1 rient; c'est le climat. Ceux qui Uront les horreurs , ' les crimes , les perfidies , les noirceurs , les poisons \ les assassinats, que la liberté des femmes fait faire à Goa, et dans les établissements des Portugais dans les Indes, ou la religion ne permet qu'une femme, et qui les compareront à l'innocence et à la pureté des mœurs des femmes de Turquie , de Perse , du Mogol , de la Chine et du Japon , verront bien qu'il est souvent aussi nécessaire de les séparer d^ ' hommes, lorsqu'on n'en a qu'une, que quand on' en a plusieurs.
C'est le climat qui doit décider de ces choses. * Que servirait d'enfermer les femmes dans nos pays! du nord, où leurs mœurs sont naturellement bon-1 nés; où toutes leurs passions sont cahnes, peu ac- ; tives, peu raffinées, où l'amour a sur le cœur un 1 empire si réglé que la moindre police suffit pour les conduire?
Il est heureux de vivre dans ces climats qm' permettent qu'on se communiqué, où le sexe qui a le plus d'agréments semble parer la société , et où les femmes, se réservant aux plaisû*s d'un seul , servent encore à l'amusement de tous.
permettent pas à leurs meillenrs amis de les voir, ni leut» filles non plus. » De là U résulte que les femmes , que Tauteur suppose Jouir d*une grande liberté dans ce royaume , sont cependant étroitement renfermées, et qu^eUes ne peuvent pas courir pour aUer attaquer les passants. « L*adultère est puni de mort à Patane et dans les pays voisins , conUnue Sprinkel ^ le père , ou , s*il est mort , le plus proche parent , fait Pexécution : le genre du suppUce est au choix du coupable. » Autre raison pour contenir la femme; la punition est égale pour les^ deux sexes : onlie court pas si légèrement à la mort (D.)
> Aux Maldives, les pères marient les filles h dix et onzeans, parce que «'est un grand pédié, disent-Os, de leur laisser endurer nécessité d*bommes. {Feyagee de Francait Pirard, cfaap. xn.) A Bantam , sit6t qu'une fllle a treize ou quatorze ans , il faut la marier, si Ton ne veut pas qu^dle mène une vie débordée. {Recueil des Foyages qui ont servi à l'établisse^ ment de la compagnie des Indes, pag. 34S.)
> Voyage de Guinée , part II, pag. 192 de la traduction. « Quand les femmes, dit4I , rencontrent un homme, elles le « saisissent, et le menacent de le dénoncer à leur mari, s'il « les méprise. EQes se glissent dans le litd'nn homme , elles le « réveillent; et, sHl les remise, dles le menacent de se laisser « prendre sur le fait »
DE L'ESPRIT DES LOISL