CHAPITRE VI
Nouvelle cioBe physique de k servitude de TAsie et de la liberté de TËiirope.
En Asie, on a toujours vu de grands empires; en Europe, ils n'ont jamais pu subsister. Cest que l'Asie que nous connaissons a de plus grandes plaines; elle est coupée en de plus grands morceaux par les montagnes et les mers ; et , comme elle est
> Les Scythes eoDqairent trois fois TAsie, et 00 furent trois lois chassés. (JusrtR, Uv. H.)
* Ced D*est potoC contraire à ce que Je dirai an liv. XXYIIT, cfaap. XX, sur lamanière dépenser (Us peuples germains sor le bélon. Qodque instrument que ce fût, ils regardèrent ton- Jours comme tm affront le pouvoir on inaction arbitraire de ktttre.
* Uumani generii ojfflchutm*
plus au midi , les sources y sont plus aisément taries , les montagnes y sont moins couvertes de neiges, et les fleuves moins grossis ' y forment de moindres barrières.
La puissance doit donc être toujours despotique en Asie ; car, si la servitude n'y était pas extrême, il se ferait d'abord un partage que la nature du pays ne peut pas sou£&ir.
En Europe , le partage natiu'el forme plusieurs États d'une étendue médiocre, dans lesquels le gouvernement des lois n'est pas incompatible avec le maintien de l'État : au contraire, il y estsi feh vorable, cjue, sans elles, cet État tombe dans la décadence, et devient inférieur à tous les autres.
Cest ce qm a formé un génie de liberté qui rend chaque partie très-difficile à être subjuguée et soumise à une foroe étrangère, autrement que par les lois et l'utilité de son commerce.
Au contraire, il règne en Asie un esprit de servitude qui ne l'a jamais quittée ; et, dans toutes les histoires de ce pays , il n'est pas possible de trouver un seul trait qui marque une âme libre : on n'y verra jamais que l'héroïsme de la servitude.