‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 442 sur 975 · CHAPITRE XVn · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVn

Des lois politiques chez les peuples qui n\mt point Pusage

deUmomiaie.

Ce qui assure le plus la liberté des peuples qui ne cultivent point les terres , c'est que la monnaie leur est inconnue. Les fruits de la chasse, de la pèche ou des troupeaux , ne peuvent s'assembler en assez grande quantité , ni se garder assez, pour qu'ua honune se trouve en état de corrompre tous les autres; au lieu que, lorsqu'on a des signes de richesses, on peut fedre un amas de ces signes, et les distribuer à qui l'on veut.

Chez les peuples qui n'ont point de monnaie, chacun a peu de besoins , et les satis£ut aisément et également. L'égalité est donc forcée : aussi leurs che& ne 6on^ils point despotiques.

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