‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 451 sur 975 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

De la mijorité des rois francs.

Les peuples barbares qui ne cultivent point les terres n'ont point proprement de territoire , et sont , comme nous avons dit , plutôt gouvernés par le droit des gens que par le droit civil. Us sont donc presque toujours armés. AussiTacite dît-il « que les Germains « ne faisaient aucune affaire publique ni particulière « sans être armés ^. Us donnaient leur avis par un « signe qu'ils faisaient avec leurs armes ^. Sitôt qu'ils « pouvaient les porter, ils étaient présentés à Tas- « semblée 7 ; on leur mettait dans les mains un « javelot* : dès ce moment, ils sortaient de l'en- « fance9; ils étaient une partie de la famille; ils « en devenaient une de la république ».

« Les aigles, disait '« le roi des Ostrogoths, ces- « sent de donner la nourriture à leurs petits sitôt e que leurs plumes et leurs ongles sont formés; « ceux-ci n'ont plus besoin du secours d'autrui ,

■ Yoyet la Chronique de Frédégahre, sor Pan ess.

* Severa malrimonia,,,, Nemo ilUe viUa ridet; nec eorrum^ père, et corrumpi téKulum voeaiur. (De Moribu» Germano'

rwn.)

^ n nous semble qne, pour rendre nettement la pensée de Tacite , U fUlatt dire : « On ne s*y Joue point dn ^ioe. »

* Paueistima in tam numérota génie aduUeria. (De Moribua German.)

S Nihil, nequepuhUem, nepie prtvatm rei, mst atmaU agunL (De Morib, Germ,)

^ Si diqtUeuit aenienHa, atpemmUur; eim plûemê» >himeoê concuUunt (Jbid,)

7 Sed arma emnere non ante cuiquam marie guam dvéta» eufféetnemm probaveHL (Ibid,)

< Tum in ipeo conciiio, vel prineipum àliquit, vet pater, vel propinquu* , ecutofiwneaquejuvenem omanL (lÛd,)

9 ffœe apud illoe toga, hic primu* Juventa honoe : mUe hoe domus pan videntur, mox reipubÙea, (Ibid.)

>"* Théodoric, dans Cassiodore, Uv. I, lettre xxxvin.

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