CHAPITRE XIH
Ce qui détroit cette liberté.
Là où il y a du commerce, il y a des douanes. L'objet du commerce est l'exportation et Pimportation des marchandises en faveur de l'État, et l'ohjet des douanes est un certain droit sur cette même exportation etimportation,aussienfaveur de l'État. Il faut donc que l'État soit neutre entre sa douane et son commerce, et qu'il fasse en sorte que ces deux choses ne se croisent point ; et alors on y jouit de la liberté du commerce.
La finance détruit le commerce perses injustices , par ses vexations , par l'excès de ce qu'elle impose ; mais elle le détruit encore , indépendamment de cela , par les difficultés qu'elle fait naître , et les formalités qu'elle exige. En Angleterre, où les douanes sont en régie, il y a une facilité de négocier singulière : un mot d'écriture fait les plus grandes affaires ; il ne faut point que le marchand perde un temps infini, et qu'il ait des commis exprès pour faire cesser toutes les difficultés des fermiers, ou pour s'y soumettre.