CHAPITRE XXIIL
ProUème.
les. (YoLT.) — Qoelqnes eirenn de chronologie et de géographie pearent avoir échappé aaxiB cooséqaence à travers tant de recherches et d*ob8ervaUoDs. Un défaut plos important, œ serait de s*appiiyer trop souvent sur des coutumes de certaines nations, on trop peu civilisées, ou trop peu connues, si Montesquieu les citait à Tappui de ses principes fondamentaux ; mais comme 11 ne s*agit guère alors que d'observations partioalières et locales, nnconvénient, sll y en a, est assez léger. ÇLk H.)
< Les Espagnols n'avalent point de manufactures : ils auraient été obligés d'acheter ces étofln de l'étranger. Les Hollandais, au contraire, sont les seuls possesseurs de la cannelle : ce qui était raisonnable en Espagne eût été absurde en Hollande. (Volt.)
Ce n'est point à moi à prononcer sur la question , si l'Espagne ne pouvant faire le conunerce des Indes par elle-même, il ne vaudrait pas mieux qu'elle le rendît libre aux étrangers. Je dirai seulement qu'il lui convient de mettre à ce commerce le moins d'obstacles que sa politique pourra lui permettre. Quand les marchandises que les diverses nations portent aux Indes y sont chères, les Indes donnent beaucoup de leur marchandise, qui est l'or et l'argent, pour peu de marchandises étrangères : le contraire arrive lorsque celles-ci sont à vil prix. Il serait peut-être utile que ces nations se nuisissent les unes les autres , afin que les marchandises qu'elles portent aux Indes y fussent toujours à bon marché. Voilà des principes qu'il faut examiner, sans les séparer pourtant des autres considérations : la sûreté des Indes, l'utilité d'une douane unique, les dangers d*un grand changement , les inconvénients
DE L'ESPRIT DES LOIS
qu'on prévoit, et qui souvent sont moins dangereux que eeux qu'on ne peut pas prévoir.