‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 601 sur 975 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

DesEsséens.

Les Esséens* faisaient vœu d'observer la justice envers les hommes, de ne faire de mal à personne, même pour obéir, de haïr les injustes, de garder la foi à tout le monde, de commander avec modestie , de prendre toujours le parti de la vérité , de fiiir tout gain illicite.

De la secte stoique.

Les diverses sectes de philosophie chez les anciens pouvaient être considérées comme des espèces de religion. H n'y en a jamais eu dont les principes fussent phis dignes de l'honmie , et plus propres à former des gens de bien , que celle des stoïciens ; et , si je pouvais un moment cesser de penser que je suis chrétien , je ne pourrais m'empécher de mettre la destruction de la secte de Zenon au nombre des malheurs du genre humain.

Elle n'outrmt que les choses dans lesquelles il y a de la grandeur , le mépris des plaisirs et de la douleur.

Elle seule savait Êûre les citoyens; elle seule faisait les grands hommes; elle seule faisait les grands empereurs.

Faites pour un moment abstraction des vérités révélées; cherchez dans toute la nature, et vous n'y trouverez pas de plus grand objet que les Antonin. Julien même, Julien ( un suffrage ainsi arraché ne me rendra point complice de son apostasie); non, il n'y a point eu après lui de prince plus digne de gouverner les hommes.

Pendant que les stoïciens regardaient conune

■ Bficueil deê Foyage$ qui ont tervi à Vétabliaement de la compagnie de$ Indee, tome III , imrt. I, page 63.

* BiêMre dee Juift', par Prideaux.

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