CHAPITRE VIII. CHAPITRE X
Du pontificat.
/ Lorsque la religion a beaucoup de miaistret, il est naturel qu*ils aient un chef, et que le pontificat y soit établi. Dans la monarchie, où Ton ne saurait trop séparer les ordres de TÉtat, et où Ton ne doit point asseoibler sur une même tête toutes les puissances, il est bon que le pontificat soit séparé de Tempire. La même nécessité ne se rencontre pas dans le gou?emement despotique, dont la nature est de réunir sur une même tête tous les pouvoirs. Mais, dans ce cas, il pourrait arriver que le prince regaitlerait la religion comme ces lois mêmes, et comme des effets de sa volonté. Pour prévenir cet inconvénient, il fiaut qu*il y ait des monuments de la religion ; par exemple , des livres sacrés qui la fixent H qui rétablissent. Le roi de Perse est le chef de la religion : mais FAlcoran règle la religion ; Tempereur de la Chine est le souverain pontife : mais il y a des livres qui sont entre les mains de tout le monde, auxquels il doit hii-même se conformer. En vain un empereur voulut-il les abolir, ils triomphèrent de la Qrrannie.