‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 787 sur 975 · UVRE XXXI, CHAPITRE XU · texte numérisé non relu

UVRE XXXI, CHAPITRE XU

il enjoignit à caix qui tenaient de ces bénéfices de payer cette dîme et cette redevance, et même d>ntretenir les maisons de Tévéché ou du monastère , sous peine de perdre les biens donnés. Charlemagne renouvela les règlements de Pépin '.

Ce que les évéques disent dans la même lettre , que Charlemagne promit, pour lui et ses successeurs, de ne plus partager les biens des églises aux gens de guerre, est conforme au capitulaire de ce prince, donné à Aix-la-Chapelle, Tan 803 , fait pour calmer les terreurs des ecclésiastiques à cet égard ; mais les donations déjà faites subsistèrent toujours *. Les évéques ajoutent , et avec raison , que Louis le Débonnaire suivit la conduite de Charlemagne, et ne donna point les biens de Téglise aux soldats.

Cependant les anciens abus allèrent si loin que, sous les enfants de Louis le Débonnaire , les laïques établissaient des prêtres dans leurs églises , ou les chassaient, sans le consentement des évéques ^. Les églises se partageaient entre les héritiers 4 ; et quand elles étaient tenues d'une manière indécente, les évéques n'avaient d'autre ressource que d'en retirer les reliques ^.

. Le capitulaire de Compiègne établit que l'envoyé du roi pourrait faûre la visite de tous les monastères avec l'évéque ^, de l'avis et en présence de celui qui le tenait ?; et cette règle générale prouve que l'abus était général.

Ce n'est pas qu'on manquât de lois pour la restitution des biens des églises. Le pape ayant reproché aux évéques leur négligence sur le rétablissement des monastères, ils écrivirent à Charles le Chauve qu'ils n'avaient point été touchés de ce reproche, parce qu'ils n'en étaient pas coupables; et Ils l'avertirent de ce qui avait été promis, résolu et statué dans tant d'assemblées de la nation *. Effectivement ils en citent neuf.

* Yoyet soo capltolaiie de Tan 803 , donné à Wonns , édition de Balme, pag. 4II , où U régie le contrat précaire; et cehil de Francfort, de ran7M,pag. 267, art S4, sur lesi^rationt des maisons; et celai de Fan soo, pag. sao.

* Comme U parait par la note précédente, et par le capitn- Wrede Pepin , roi d*Itil1ie, où U est dit que le roi donnerait en fief les monastères à ceux qui se recommanderaient pour des lleis. n est i^té àla lai de$ Lombards, Ut. ni, Ut I , § 3o; et aox Ma $aliquet, recneU des lois de Pépin, dans Echard page IM, Ut XXVI, art 4. '

* Yoyes laconsUtuUon de Lottiaire l*', daniU (oïdet £om. ftordf, liv. m,loiI,«48.

» Jbid.

* Donné la vingt-hoiUème année da règne de Charles le ChaoTe, ransœ, édit de Bahize, page 903.

* Cmm eofuiUo et eonsensu ipsiui qm locum rttinet.

* Concilium apmd BonoUum ( seizième année de Charles le Chaore , ran 8M , édittoo de Balaze , page 78.)

ifoirrESQefxu.

On disputait toujours. Les Normands arrivèrent, et mirent tout le monde d'accord.

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