LA POLITIQUE DES ROMAINS
DANS LA RELIGION
LVB A L*AC4DÉIfIE DE BORDEAUX LE 18 JUIN ITIS.
Ce ne fut ni la crainte, ni la piété, qui établit la religion chez les Romains , mais la nécessité où sont toutes les sociétés d'en avoir une. Les premiers rois ne furent pas moins attentifs à régler le culte et les cérémonies qu'à donner des lois et bâtir des murailles.
Je trouve cette différence entre les législateurs romains et ceux des autres peuples , que les premiers firent la religion pour l'Etat, et les autres l'État pour la religion. Romulus, Tatius et Numa, asservirent les dieux à la politique : le culte et les cérémonies qu'ils instituèrent furent trouvés si sages, que, lorsque les rois furent chassés, le joug de la religion fut le seul dont ce peuple, dans sa fureur pour la liberté , n'osa s'affranchir.
Quand les législateurs romains établirent la ligion, ils ne pensèrent point à la réformatioD des mœurs, ni à donner des principes de morale; ils ne vmriuteat point gêner ées gens qu'ils ne eonnaissaîent pas encore. U» n'eurent donc d*abord qu'une vue générale , qui était d'inspirer à un peuple qui ne craignait rien , la crainte des dieux , et de se servir de cette crainte pour le conduire à leur fantaisie.
Les successeurs de Numa n'osèrent point fam ce que ce prince n'avait point fait : le peuple , qui avait beaucoup perdu de sa férocité et de sa rudesse, était devenu capable d'une plus grande discipline. Il eût été facile d'iyouter aux cérémonies de la religion des principes et des règles de morale, dont elle manquait ; mais les législateurs des Romains étaient trop clairvoyants pour ne point connaître combien une pareille réformation edt été dangereuse : c'eût été convenir que la religion était défectueuse, c'était lui donner des âges, et affaiblir son autorité en voulant l'établir. La sagesse des Romains leur fit prendre un meilleur parti en établissant de nouvelles lois. Les institutions humaines peuvent bien changer, mais les divines doivent être immuables comme les £eux mêmes.
Ainsi le sénat de Rome , ayant chargé le préteur Petilius < 'd'examiner les écrits du roi Numa, qui avaient été trouvés dans un coffire de pierre quatre cents ans après la mort de ce roi , résolut de les faire brûler, sur le rapport que lui fit ce préteur, que les cérémonies qui étaient ordonnées dans ces écrits différaient beaucoup de celles qui se pratiquaient alors ; ce qui pouvait jeter des scrupules dans l'esprit des simples , et leur faire voir que le culte prescrit n'était pas le même que celui qui avait été institué par les premiers législateurs , et Inspiré par la nymphe Ég^ie.
On portait la prudence plus loin : on ne pouvait lire les livres sibyllins sans la permission du sénat, qui ne la donnait niême que dans ks grandes occasions, et lorsqu'il s'agissait de consoler les peuples. Toutes les interprétations étaient défendues; ees livres même étaient toujours renfermés ; et , par une précaution si sage , on ôtait les armes des mains des fanatiques et des séditieux.
Les devins ne pouvaient rien prononcer sur les affaires publiques sans la permission des magistrats ; leur art était absolument subordonné à la volonté du sénat; et cela avait été ainsi ordonné par les
' TiTE-LiVE, ttv., XL , cbap. xxn.
DANS LA RELIGION
HTres d68 pootifes, dont Cioéron nmis a eonservé quelques firagments >.
Polybe met la superstition au rang des avantages que le peuple romain avait par-dessus les autres peuples : ce qui paraît ridicule aux sages est nécessaire pour les sots; et ce peuple, qui se met si facilement en colère, a besoin d*étre arrêté par une puissance invisible.
Les augures et les aruspices étaient proprement les grotesques du paganisme; mais on ne les trouvera point ridicules, si on £aiit réflexion que, dans une religion toute populaire comme celle^à , rien ne paraissait extravagant; la crédulité du peuple réparaît tout cbez les Romains : plus une chose était contraire à la raison humaine, plus elle leur paraissait divine. Une vérité simple ne les aurait pas vivement touchés : il leur fallait des sujets d'admiration , il leur fallait des signes de la divinité; et ils ne les trouvaient que dans le merveilleux et le ridicule.
Cétait, à la vérité, une chose très-extravagante de faire dépendre le salut de la république de Tappétit sacré d'un poulet , et de la disposition des entrailles des victimes; mais ceux qui introduisirent ces cérémonies en connaissaient bien le fort et le faible, et ce ne fut que par de bonnes raisons qu'ils péchèrent contre la raison même. Si ce culte avait été plus raisonnable, les gens d'esprit en auraient été la dupe aussi bien que le peuple, et par là on aurait perdu tout l'avantage qu'on en pouvait attendre : iJ fallait donc des cérémonies qui pussent entretenir la superstition des uns, et entrer dans la politique des autres ; c'est ce qui se trouvait dans les divinations. On y mettait les arrêts du ciel dans la boudie des principaux sénateurs , gens éclairés, et qui connaissaient également le ridicule et l'utilité des divinations.
Cicéron dit * que Fabius, étant augure, tenait pour r^le que ce qui était avantageux à la république se Élisait toujours sous de bons auspices. Il pense, conune Marcellus ^ que, quoique la crédulité populaire eût établi au commencement les angles, on en avait retenu l'usage pour l'utilité de la
> T^U^ia>.n:*BeîUdi9eepUmto:prodi9ia,p&rtmta, 4id Miruêco$€taru$picei, ri ienaiuiJtMerit , d^erunto. » Et dans un antre endroit : « SacerdoUtm duo gênera tunto : unum^ ^;uodprm$it eerenumiiê et sacris; alterum, quod interpreêeimr futidieonÊm et vaium iffirta mcoçmta, dm êenatus popuhiêque adêciverit. »
* OptimiM auspiciU ea geri quwpro reipubUcœ talvte gèreremiur, qtim coiUra rempubUeamJleHnt, contra atapieiajleri, (De Seoectiite, chap. tv.)
* Vé IHvinatûme.
r^ublique; et il met etm diâérence entre les Romains et les étrangers, que ceux-ci s'en servaient indifféremment dans toutes les occasions , et ceux-là seulement dans les affaires qui regardaient l'intérêt public. Cicéron ' nous apprend que la foudre tombée du côté gaudie était d'un bon augure , excepté dans les assemblées du peuple , praUerquam ad comitia. Les règles de l'art cessaient dans cette occasion : les magistrats y jugeaient à leur fantaisie de la bonté des auspices ; et ces auspices étaient une bride avec laquelle ils menaient le peuple. Cicéron ajoute : Hoc insiUutum reipubUcs^ causa est, ta comUhrvm, velinjure legum, vel in incUcUs populi, vel in creandis magistratibus , principes civUaUs essent interprètes. Il avait dit auparavant qu'on lisait dans les livres sacrés : Jove tonante et fiUgurante, conUtktpopuU hahere ne/as esse. Cela avait été introduit, dit-il , pour fournir aux magistrats un prétexte de rompre les assemblées du peuple K Au reste, il était indifférent que la victime qu'on inunolait se trouvât de bon ou de mauvais augure : car, lorsqu'on n'était pas content de la première, on en immolait ime seconde, une troisième, une quatrième, qu'on appelait hostix succedanœ. Paul Emile, voulant sacrifier, fut obligé d'immoler vingt victimes : les dieux ne furent apaisés qu'à la dernière, dans laquelle on trouva des signes qui promettaient la victoire. C'est pour cela qu'on avait coutume de dire que, dans les sacrifices, les dernières victimes valaient toujours mieux que les premières. César ne fut pas si patient que Paul Emile : ayant égorgé plusieurs victimes , dit Suétone ^, sans en trouver de fevorables, il quitta les autels avec mépris, et entra dans le sénat.
Comme les magistrats se trouvaient maîtres des présages, ils avaient un moyen sûr pour détourner le peuple d'tme guerre qui aurait été funeste, ou poiur lui en faire entreprendre une qui aturait pu être utile. Les devins qui suivaient toujours les armées, et qui étaient plutôt les interprètes du général que des dieux, inspiraient de la confiance aiu soldats. Si par hasard quelque mauvais présage avait épouvanté l'armée, un habile général en convertissait le sens, et se le rendait favorable : ainsi Scipion, qui tomba en sautant de son vaisseau sur le rivage d'Afrique, prit de la terre dans ses mains : « Je te tiens, dit-il, ô terre d'Afrique! » et par ces
> De Divinatione, lib. H.
* Hoc reipubUca causa eon$titutum:comiliorumenim non kabendorum cau$a$ eue voluenmL (De Ditinatioiie.)
* Pluribus hosHis oasis , cum Utare mm posset , introOt cUr riam, spreta religione, {In Jul. Cœs. cbap. VUXl)
poutiqije des romains
mots il rendit heureux un présage qui avait paru si funeste.
Les Siciliens , s*étant embarqués pour faire quelque expédition en Afrique, furent si épouvantés d*une éclipse de soleil, quMls étaient sur le point d'abandonner leur entreprise; mais le général leur représenta « qu'à la vérité cette éclipse eût été de mauvais augure si elle eût paru avant leur embarquement, mais que, puisqu'elle n'avait paru qu'après, elle ne pouvait menacer que les Africains. » Par là il fit cesser leur frayeur, et trouva dans un sujet de crainte le moyen d'augmenter leur courage.
César fut averti plusieurs fois par les devins de ne point passer en Afrique avant l'hiver. U ne les écouta pas, et prévint par là ses ennemis, qui, sans cette diligence, auraient eu le temps de réunir leurs forces.
Crassus, pendant un'sacrifice, ayant laissé tomber son couteau des mains , on en prit un mauvais augure; mais il rassura le peuple en lui disant : « Bon courage! au moins mon épée ne m'est jamais tombée des mains. »
LucuUus étant près de donner bataille à Tigrane , on vint lui dire que c'était un jour malheureux. « Tant mieux , dit-il : nous le rendrons heureux par notre victoire. »
Tarquin le Superbe, voulant établir des jeux en l'honneur de la déesse Mania, consulta l'oracle d'Apollon , qui répondit obscurément, et dit qu'il fallait sacrifier têtes pour têtes, capiUbuspro capUibus tvppUcandum. Ce prince, plus cruel encore que superstitieux, fit immoler des enfiints; mais Junius Brutus changea ce sacrifice horrible; car il le fit faire avec des têtes d'ail et de pavot, et par là remplit ou éluda l'oracle >.
On coupait le nœud gordien quand on ne pouvait pas le délier : ainsi, Clodius Pulcher, voulant donner un combat naval, fit jeter les poulets sacrés à la mer, afin de les faire boire, disait-il, puisqu'ils ne voulaient pas manger *.
Il est vrai qu'on punissait quelquefois un général de n'avoir pas suivi les présages , et cela même était un nouvel effet de la politique des Romains. On voulait feiire voir au peuple que les mauvais succès, les villes prises, les batailles perdues, n'étaient point l'effet d'une mauvaise constitution de l'État, ou de la fubiesse de la république, mais de l'impiété d'un citoyen contre lequel les dieux étaient irrités. Avec cette persuasion , il n'était pas difficile de rendre la confiance au peuple ; il ne fallait pour cela que quel-
■ Maceob. SatumaL Ub. I.
> YAL. MAXm. I,clMip. IV.
ques cérémonies et quelques sacrifices. Ainsi, lors^ie la ville était menacée ou affligée de quelque malheur, on ne manquait pas d'en chercher la c»ise« qui était toujours la colère de quelque diea dont on avait négligé le culte : il suffisait, pour s'en garantir, de faire des sacrifices et des processions ; de purifier la ville avec des torches, du soufre, et de Teau salée. On faisait faire à la victime le tour des remparts avant de l'égorger; ce qui s'appelait sacrifi' cium amburbium^ et amburbiale. On allait même quelquefois jusqu'à purifier les armées et les flottes , après quoi chacun reprenait courage.
Scévola, grand pontife, et Varron, un de leurs grands théologiens, disaient qu'il était nécessaire que le peuple ignorât beaucoup de choses yraies, et en crût beaucoup de fausses. Saint Augustin dit > que Varron avait découvert par là tout le secret des politiques et des ministres d'État.
Le même Scévola, au rapport de saint Augustin *, divisait les dieux en trois classer : ceux qui avaient été établis par les poètes ; ceux qui avaient été établis par les philosophes ; et ceux qui avaient été établis par les magistrats , aprincipibus civUatis.
Ceux qui lisent Thistoire romaine, et qui sont un peu clairvoyants, trouvent à chaque pas des traits de la politique dont nous parlons. Ainsi on voit Cicéron, qui, en particulier et parmi ses amis, fait à chaque moment une confession d'incrédulité ^, parler en public avec un zèle extraordinaire contre rimpiété de Verres. On voit un Clodius, qui avait insolemment profané les mystères de la bonne déesse, et dont l'impiété avait été marquée par vingt arrâs du sénat, fadre lui-même une harangue remplie de zèle à ce sénat qui l'avait foudroyé, contre le mépris des pratiques anciennes et de la religion. On voit un Salluste, le plus corrompu de tous les citoyens, mettre à la tête de ses ouvrages une préÊtce digne de la gravité et de l'austérité de Caton. Je n'aurais jamais fait si je voulais épuiser tous les exemples.
Quoique les magistrats ne donnassent pas dans la religion du peuple , il ne faut pas croire qu'ils n'en eussent point. M. Cudworth afort bien prouvé que ceux qui étaient éclairés parmi les païens adoraient une divinité suprême, dont les divinités du peuple n'étaient qu'une participation. Les païens, très-peu scrupuleux dans le culte, croyaient qnH était indifférent d'adorer la divinité même, oo les manifestations de la divinité; d'adorer par exemple , dans Vénus , la puissance passive de la nature,
■ Toium eoimiium prodidit uqntnUim per quod cimêaim et popuU regeretUur, {De CwiU JM, Ub. IV, cbap. xxxi.) » IMd, * f Adeonê me delirare C€ntet ut itta credam? »
DANS LA RELIGION
ou la divinité sapréme, en tant qu'elle est suscep* tible de toute génération; de rendre un culte au soleil ou à l'Être suprême, en tant qu*il anime les plantes, et rend la terre féconde par sa chaleur. Ainsi le stoïcien Balbus dit, dans Cicéron > , « que Dieu participe par sa nature à toutes les choses d'icibas; qu'il est Gérés sur la terre; Neptune sur les mers. » Nous en saurions davantage si nous avions le livre qu'Asclépiade composa, intitulé /'/Tarmonie de toutes les théologies.
Gomme le dogme de l'âme du monde était presque universellement reçu, et que l'on regardait chaque partie de l'univers comme un membre vivant dans lequel cette âme était répandue, il semblait qu'il était permis d*adorer indifféremment toutes ces parties , et que le culte devait être arbitraire comme était le dogme.
Voilà d'où était né cet esprit de tolérance et de douceur qui régnait dans le monde païen : on n'avait garde de se persécuter et de se déchirer les uns les autres : toutes les religions , toutes les théologies, y étaient également bonnes : les hérésies, les guerres et les disputes de religion, y étaient inconnues : pourvu qu'on allât adorer au temple, chaque citoyen était grand pontife dans sa famille.
Les Romains étaient encore plus tolérants que les Grecs, qui ont toujours gâté tout : chacun sait la malheureuse destinée de Socrate.
Il est vrai que la religion égyptienne fut toujours proscrite à Rome : c'est qu'elle était intolérante, qu'elle voulait dominer seule, et s'établir sur les débris des autres ; de manière que Fesprit de douceur et de paix qui régnait chez les Romains fut la véritable cause de la guerre qu'ils lui firent sans relâche. Le sénat ordonna d'abattre les temples des divinités égyptiennes ; et Yalère Maxime * rapporte à ce sujet qu'Emilius Probus donna les premiers coups , afin d'encourager par son exemple les ouvriers, frappés d'une crainte superstitieuse.
Mais les prêtres de Sérapis et d'Isis avaient encore plus de zèle pour établir ces cérémonies qu'on n'en avait à Rome pour les proscrire. Quoique Auguste , au rapport de Dion , ' , en eât défendu l'exercice dans Rome , Agrippa, qui commandait dans la ville en son absence, fut obligé de le défendre une seconde fois. On peut voir dans Tacite et dans Suétone tous les fréquents arrêts que le sénat fut obligé de rendre pour bannir ce culte de Rome.
* « DeuM ptrHnen» per nattaram ctf/t»^ rei, per terra» Cèreê, per mutria Nepi»mui, aUiper aha, poterunt inUlagi; fui fualeMque tint, quoque eoê nomine eoneuetudo fitiR- CtÊpaverit, ho§ deoê et venerari et colère debemus. »
> LiT. I, chap. m.
t Ut. XXXiy.
Il faut remarquer que les Romains confondirent les Juifs avec les Égyptiens, comme on sait qu'ils confondirent les chrétiens avec les Juifs : ces deux religions furent longtemps r^ardées comme deux branches de la première, et partagèrent avec elle la haine, le mépris et la persécution des Romains. Les mêmes arrêts qui abolirent à Rome les cérémonies égyptiennes mettent toujours les cérémonies juives avec celles-ci , comme il paraît par Tacite * , et par Suétone dans les vies de Tibère et de Glande. Il est encore plus clair que les historiens n'ont jamais distingué le culte des chrétiens d'avec les autres. On n'était pas même revenu de cette erreur du temps d'Adrien , comme il paratt par une lettre que cet empereur écrivit d'Egypte au consul Servianus : «( Tous ceux * qui en Egypte adorent Sérapis sont chrétiens, et ceux mêmes qu'on appelle évêques sont attachés au culte de Sérapis. Il n'y a point de Juif, de prince de synagogue, de samaritain, de prêtre des chrétiens, de mathématicien, de devin, de baigneur, qui n'adore Sérapis. Le patriarche même des Juifs adore indifféremment Sérapis et le Ghrist. Ges gens n'ont d'autre dieu que Sérapis : c'est le dieu des chrétiens , des Juifs , et de tout les peuples. » Peut-on avoir des idées plus confuses de ces trois religions , et les confondre plus grossièrement ?
Ghez les Égyptiens, les prêtres faisaient un corps à part , qui était entretenu aux dépens du public : de là naissaient plusieurs inconvénients ; toutes les richesses de l'État se trouvaient engloutiesdans une société de gens qui, recevant toujours et ne rendant jamais, attiraient insensiblement tout à eux. Les prêtres d'Egypte, ainsi gagés pour ne rien faire, languissaient tous dans une oisiveté dont ils ne sortaient qu'avec les vices qu'elle produit ; ils étaient brouillons, inquiets, entreprenants, et ces qualités les rendaient extrêmement dangereux. Enfin un corps dont les intérêts avaient été violemment séparés de ceux de l'État, était un monstre; et ceux qui l'avaient établi avaient jeté dans la société une semence de discorde et de guerres civiles. Il n'en était pas de même à Rome : on y avait fait de la prêtrise une diarge civile; les dignités d'augure,
* HisL Ub. n.
* « nu pU Serapin eolunt, ehristiam tunt; et devoH êuni Serapi, q%d te Ckrisêi epitcopoe dieunL Nemo iUie orvAtgynagogtu Jvdmorwm, nemo Samaritee, newo ekrittiano' rumpresbyter,nonntatkematicui, nonarutpex, nonaliptes, qui non Serapin eolat, Ipse iUe patriareha (Jmdegorwn êcilieet), cum ^gyptum venerit, ab alOâ Serapin adorart, ab oliiM eogitur Ckriitmn. Unut ilUe deui e$t Serapi» : kmne Judœi y hune chrietiani , kune cmnet venerantur et yentet. » (FL4vnn YoPiscuSi in Fita Satumini, YId. iHetonmÀuguMUe uriptore», in foHo, 1690, pag. 346; et In-T , IMI , pag. M».>