‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 85 sur 975 · USBEK A SOLIM · texte numérisé non relu

USBEK A SOLIM

An sérail d*lspahan.

Je te mets le fer à la main. Je te conOe ce que j'ai a présent dans le monde de plus cher, qui est ma vengeance. Entre dans ce nouvel emploi ; mais n'y porte ni cœur ni pitié. J'écris à mes femmes de t'obéir aveuglément : dans la confusion de tant de crimes, elles tomberont devait tes regards. 11 faut que je te doive mon bonheur et mon repos. Rendsmoi mon sérail comme je Fai laissé. Mais commence par Texpier : extermine les coupables, et fais trembler ceux qui se proposaient de le devenir. Que ne peux-tu pas espérer de ton maître pour des services si signalés ? Il ne tiendra qu'à toi de te mettre audessus de ta condition même , et de toutes les récompenses que tu as jamais désirées.

▲ Paris, le 4 de la lune de Chahban , I7I9.

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