A L'ABBÉ VENUTI
AClérac.
J'ai reçu, monsieur, la lettre que vous m'avez fait
* Cette lettre est conservée manoscrite dans Mhridge Collection; Mss. Francis Henry Egerton.
* Praolt, imprimear4ibraire.
3 Le Temple de Gnide,
4 Madame la comtesse de Fontaine-Martel , flUe da prMdent Desbordeanx.
^ Ce ssTant Italien , d*iine famille noUe de Cortone, avait été envoyé en France par le chapitre de Saint- Jean-de-Latran, commevlcalrf général derabbayedeCMrac,qi]eHenri lY oon- |
l'honneur de m'écrire, avec beaucoup pins de Joîe que je n'aurais cru, parce que je ne savais pas que M. l'abbé de Clérac, que j'honorais déjà beaucoup, fût le frère de M. lechevaiier Venuti' avec qui j'ai eu le plaisir de contracter amitié à Florence, et qui iD*a procuré l'honneur d'une place dans l'académie de Cortone. Je vous supplie, monsieur, d'avobr pour moi les mêmes bontés qu'a eues monsieur votie frère. M. Campagne m'a écrit le beau présent que vous lui avez remis pour moi , dont je vous sois infiniment obligé. M. Baritaut m'avait déjà fait lire une partie de cet ouvrage; et ce qui m'a toocbe dans vos dissertations , c'est qu'on y voit un.savaat qui a de Fesprit : ce qui ne se trouve pas toajooiB.
Vous êtes cause, monsieur, que l'académie de Bordeaux * me presse l'épée dans les reins pour olh tenir un arrêt du conseil pour la création de vmgi associés au lieu de vingt élèves. L'envie qu'elle a de vous avoir, et la difficulté d'autre part que toutes les places d'associés sont remplies, fait qu*eUe desire de voir de nouvelles places créées. Les affaires de M. le cardinal de Poligoac et d'autres font qne cet arrêté n'est pas encore obtenu, récris à doc messieurs que cela ne doit pas empédier; et que vous méritez, si la porte est fermée, que l'on Casse une brèche pour vous faire entrer. J'espère, monsieur, que l'année prochaine , si je vais en province, j'aurai l'honneur de vous voir à Clérac, et de vous inriter à venir à Bordeaux. Je chérirai tout ce qui pourra faire et augmenter notre connaissance. Personne n'est au monde plus que moi et avec plus de respect, etc.
P. S. Quand vous écrirez à M. le dievalier Venuti, ayez la bonté, monsieur, de lui dire mflk choses de ma part; sel belles qualités me sont encore présentes.
De Paris, le 17 mars rTS».
fera à ce chapitre après son absolotion. Pendant son en France, U travailla à plusieurs dissertaUons.sur Hiistoirs du pays pour racadémie de Bordeaux, àlaqœUe U fat ttguéf/k, et à des poésies; entre autres, an lYtomphe de ia Frmue littéraire, et à la traduction du poémede la ReU^km, dt I« Sadne. l\ mérita par là une gratification du roi en quittant la France pour passer à la prévôté de livoume, que l^empenv lui conféra, comme grand-duc de Toscane.
' n fut le premier qui nous donna une rdaUoo de ladé> couverte d^Hercnlanum , avec un détail des antiquiléi qnte avait trouvées de son temps, n a eu aussi la pfais grande psrt à rétablissement de raoadémie étrusque de Cortone, qiéa publié sept volumes in4<» d*exoeUenlB mémoires aur dss sn- JeU d'histoire et d'antiquité.
* Dans la première édition de oce lettres, on lit BourdeoMX. U est pcobable qw Montesqnlm rteivatt*