A Mf GERAIT
rapprends, monseigneur, par votre lettre, qae vous êtes arrivé heureusement à Pîse. Comme vous ne me dites rien de vos yeux, j'espère qu*ils se seront fortifiés. Je le souhaite bien, et que tous puissia jouir agréablement de la vie poinr vous et pour les délices de vos amis. Vous nk'exhortez à publîer... Je vous exhorte fort vous-même à nous donner une relation des belles réflexions que vous avez fidtcs dans les divers pays que vous avez vus. Il y a beaacoup de gens qui payent les chevaux de poste ; mais U y a peu de voyageurs, et il n'y en a aucun comme vous. Dites à l'abbé Niccolini quil nous doit on voyage en France; et je vous prie de l'assurer de l'amitié la plus tendre.
Je voudrais bien pouvoir vous tenir tous deux dans la terre de la Brède, et là y avoir de ces conversations que l'ineptie ou la folie de Paris raident rares. J*ai dit à M. l'abbé Venuti que ses médailles étaient vendues. Nous avons ici l'abbé de Guasco , qui me tient fidèle compagnie à la Brède. U me diargede vous faire bien des compliments. U fautavouer qrn
cours à son père dany la composition de VKMprU -dtê Lek, par les lectures Journalières qu^elle lui âdsait pour innlurr son lecteur ordinaire. Les livres même les plus ingrmts àBie, tels que Beaumanoir, Joinvllle, et autres de celle mçèat^m la rdmtaient point; die s*en divertissait même, d ésiyitt fort ces lectures en répétant les mots qui loi r^rilnsiiml risibles.
' Titre des premiers magistrats de la ville de Bofdeam.Bs firent ce présent à FabbéYennU, pour lui marquer lai naissance de la ville pour les inscriptions et autres tions qu'A avait faites à Toccasion des fêtes données à deaux au passage de madame la dauphine, flUe du roidï»> pagne.
* Ce sont les mêmes dont il est parlé dans la lettre dente.
ntalie est une belle diose , car tout le inonde vent ravoir. Voilà cinq années qui Tont se la disputer. Pour notre Guienne , ce ne sont que des armées de gens d'afElBÛres qui en veulent faire la conquête , et ils la font plus sûrement que le comte de Gages. Je crois qu'à présent il se fait bien des réflexions sous la grande perruque du marquis d'Orméa. Je nlrai à Paris d'un an tout au plus tôt. Je n'ai pas un sou pour aller dans cette ville , qui dévore les provinces , et que l'on prétend donner des plaisirs, parce qu'elle fait oublier la vie. Depuis deux ans que je suis ici , j'ai continuellement travaillé à la chose dont vous me parlez ■ ; mais ma vie avance ; et l'ouvrage recule à cause de son immensité : vous pouvez être bien sûr que vous en aurez d'abord des nouvelles. On m'avertit que mon papier finit. Jevous embrasse mille fois.
De Bordeaux, le 16 Juin 1745.