AU CHEVALIER D'ATDIES
Mon dier chevalier, que prétendez-vous ùmf Ne voulez-vous point revenir de votre Pérîgoid^ On ne peut aller là que pour manger des trufifes. Vous nous laissez ici ; nous vous aimons : vous êtes un philosophe insupportable. Je reçois quelquefois des nouvelles de madame de Mirepoix , qui me dit toujours de vous faire ses compliments. II ya id
« de ministres; mais, si mon père ou mon grand-père
« tenu un pareU propos, 00 les eût mis aux Petttet-lfaieoas.»
Et Use retira.
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une grande stérilité en fait de nouvelles. Je ne puis vous dire autre chose, si ce n*est que les opéras et les comédies de madame de Pompadour vont commencer, et qu'ainsi M. le due de la Yallière va être UD des premiers hommesdeson siècle; et, comme on ne parle ici que de comédies ou de bals , Voltaire jouit d'une faveur particulière : on prétend que le jour qu'il doit donner son CatUina, il donnera une £/èctre; j'y consens. Les du Châtel sont ici. M. de Forcalquier se porte en général très-bien. Je vous prie de me conserver toujours votre amitié que j'adore, et d'agréer mon respect infini.
De Paris, le S4 noYembre 1749.
4J. — A L'ABBÉ VENUn.
Je dois vous remercier, mon dier abbé , du beau livre * dont M. le marquis de Venuti m'a fait présent. Je ne l'ai pas encore lu, parce qu'il est chez mon relieur; mais je ne doute pas qu'il ne soit digne du nom qu'il porte. Je vous souhaite une très-bonne année ; et , si vous n'êtes pas à Bordeaux quand j'y reviendrai, je serai bien fâché, et je croirai que l'académie* aura perdu son esprit et son savoir. Faites bien mes compliments très-humbles à la comtesse^; je lui demande la permission de l'embrasser ; et je vous embrasse aussi , vous qui n'êtes pas si aimable.
De Parif , le 17 janvier 1760.