‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 903 sur 975 · A L'ABBÉ VENUTI · texte numérisé non relu

A L'ABBÉ VENUTI

A Bordeaux.

Je suisbien fâché, mon cher abbé, que vous partiez pour l'Italie, et encore plus que vous ne soyez pas content de nous. Je vois pourtant, sur ce qui m'est revenu, qu'on n'a pas pensé à manquer à la considération qui vous est due si légitimement. Je souhaite bien que vous ayez satisfaction dans votre voyage d'Italie, et je souhaiterais bien qu'après ce temps de pèlerinage vous passassiez dans une plus heureuse transmigration, et telle que votre mérite

* L^anteurveut parler id de Frédéric, roi de Prusse.

personnel la demande. Si ?oas pouvez retirer votre dissertation de chez le président Barbot % qui la garde connue des livres sibyllins , j'en ferai usage îd à votre profit ; mais ipotie lettre ne le feit pas espérer . Faites , je vous prie , mes compliments à notre eomtesse et à madame Duplessis *. Si vous faites votre voyage entièrement par terre , vous verrez à Turin le commandeur de Solar, qui y viendra de Rome. Adieu f mon cher aU)é; conservez-moi de l'amitié , et croyez qu'en quelque lieu du monde que je sois , vous aurez un anU Adèle.

De Parii, le is mal nw.

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