‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 915 sur 975 · FRAGMENT DE LA RÉPONSE DU ROI DE POLOGNE · texte numérisé non relu

FRAGMENT DE LA RÉPONSE DU ROI DE POLOGNE

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Monsieur, je ne puis que bien augurer de ma société littéraire , du moment qu'elle vous inspire le désir d'y être reçu. Un nom aussi distingué que le vôtre dans la république des lettres, un mérite plus grand encore que votre nom , doivent la flatter sans doute, et tout ce qui la flatte me touche sensiblement. Je viens d'assister à une de ses séances particulières. Votre lettre, que j'ai fait lire, a excité une joie qu'elle s'est chargée elle-même de vous exprimer. Elle serait bien plus grande cette joie, si la société pouvait se promettre de vous posséder de temps en temps. Ce bonheur, dont elle connaîtrait le prix , en serait un pour moi , qui serais véritablement ravi de vous revoir à ma cour. Mes sentiments pour vous sont toujours les mêmes ; et jamais je ne cesserai d'être bien sincèrement, monsieur, votre bien affectionné,

Starislas, fiOI>.

' CettelettreftiteDroyéeàMoDteiqiiieaenménietempsmie edleda secréUdre perpétuel, écrite aa nom de r Académie. Le secrétaire loi marquait que la société avait vu avec Joie la lettre qu'U avait écrite à samijesté : « Tous lui demandez, monsieur M disaitril, une grâce que nous aurions été empressés de vous « demander à vous-même, si Tusage nous l'avait permis. Nous <i nous estimons heureux que vous préveniez nos désirs. Vous « pouvez plus qu*un autre nous faire entrer dans Tesprit de € nos lois, et nous apprendre à remplir les vues du monarque a que vous aimez, et que nous voulons tâcher de satisfaire, a Cen est d^ un moyen que de vous donner une place parmi « nous ; et nous vous raccordons avec d'autant plus de plaistr M que nous pouvons par là nous acquitter envers sa nu^té « d'une partie de notre reconnaissance , etc. » La satisfaction qu'avaitl'Académie de répondre au désir de M. de Montôquieu fut bientôt augmentée par renvoi oue ce nouveau confréra lui

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