SCÈNE PREMIÈRE
RODELINDE, UNULPHE.
RODELINDE.
Oui , l'honneur qu'il me rend ne fait qiie m'outrager, •Te vous le dis encor, rien ne peut nie changer ; Ses conquêtes pour moi sont des objets de liaine ; L'hommage qu'il m'en fait renouvelle ma peine , Et , comme son amour redouble mon tourment , Si je le hais vainqueur, je le déteste amant.
Voilà quelle je suis, et quelle je veux être, Et ce que vous direz au comte votre maître.
UNULPHE.
Dites : au roi , madame.
RODELINDE.
Ah! je ne pense pas Que de moi Grimoald exige un cœur si bas; S'il m'aime , il doit aimer cette digne arrogance Qui brave ma fortune et remplit ma naissance ■ .
Si d'un roi malheureux et la fuite et la mort L'assurent dans son trône à titre du plus fort , Ce n'est point à sa veuve à traiter de monarque Un prince qui ne l'est qu'à cette triste marque. Qu'il ne se (latte point d'un espoir décevant : Il est toujours pour moi comte de Bénévent, Toujours l'usurpateur du sceptre de nos pères , Et toujours, en un mot, l'auteur de mes misères.
UNULPHE.
C'est ne connaître pas la source de vos mau.v , Que de les imputer à ses nobles travaux ; Laissez à sa vertu le prix qu'elle mérite,
■ On est toujours ('toiiné de celti- foule d'impropriétés, d(-' cetanias de phrases louches , irrénuhércs , incoliéreiilcs , (>l>scures , et des mots qui ne sont point faits pour se trouver ensemble; mais on ne remarquera pas ces fautes qui reviennent n tout moment dans Pirtharitc. Cette pièce est si au-dessous des plus mauvaises de notre temps, (|ue pres(|ue personne ne peut la lire. Les reuianiucs sont inutiles. (V.)