‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 1053 sur 1093 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

RODELINDE, UNULPHE.

RODELINDE.

Oui , l'honneur qu'il me rend ne fait qiie m'outrager, •Te vous le dis encor, rien ne peut nie changer ; Ses conquêtes pour moi sont des objets de liaine ; L'hommage qu'il m'en fait renouvelle ma peine , Et , comme son amour redouble mon tourment , Si je le hais vainqueur, je le déteste amant.

Voilà quelle je suis, et quelle je veux être, Et ce que vous direz au comte votre maître.

UNULPHE.

Dites : au roi , madame.

RODELINDE.

Ah! je ne pense pas Que de moi Grimoald exige un cœur si bas; S'il m'aime , il doit aimer cette digne arrogance Qui brave ma fortune et remplit ma naissance ■ .

Si d'un roi malheureux et la fuite et la mort L'assurent dans son trône à titre du plus fort , Ce n'est point à sa veuve à traiter de monarque Un prince qui ne l'est qu'à cette triste marque. Qu'il ne se (latte point d'un espoir décevant : Il est toujours pour moi comte de Bénévent, Toujours l'usurpateur du sceptre de nos pères , Et toujours, en un mot, l'auteur de mes misères.

UNULPHE.

C'est ne connaître pas la source de vos mau.v , Que de les imputer à ses nobles travaux ; Laissez à sa vertu le prix qu'elle mérite,

■ On est toujours ('toiiné de celti- foule d'impropriétés, d(-' cetanias de phrases louches , irrénuhércs , incoliéreiilcs , (>l>scures , et des mots qui ne sont point faits pour se trouver ensemble; mais on ne remarquera pas ces fautes qui reviennent n tout moment dans Pirtharitc. Cette pièce est si au-dessous des plus mauvaises de notre temps, (|ue pres(|ue personne ne peut la lire. Les reuianiucs sont inutiles. (V.)

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