‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 1088 sur 1093 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

GRIMOALD, RODELINDE, ÉDUIGE, UNULPHE.

r.KiMOALD, à Rodclindc.

Que lardez-vous , madame.^ et quel soin vous relient.^ Suivez de votre époux le nom, l'image, ou l'ombre; De ceux qui m'ont trahi croissez l'indigne nombre , Et délivrez mes yeux , trop aisés à charmer. Du péril de vous voir et de vous trop aimer. Suivez; votre captif ne vous tient plus caijîive.

RODELINDE.

Rends-le-moi donc , tyran , afin queje le suive.

A quelle indigne feinte o.ses-tu recourir,

De m'ouvrir sa prison cpiand tu l'as fait mourir!

Lfiche! présumes-tu qu'un faux bruit de sa fuite

Cache de tes fureurs la barbare conduite?

Crois-tu qu'on n'ait point d'yeux pour voir ce que lu

Et jusque dans ton cœur découvrir tes forfaits? [fais,

ÉDUIGE.

Madame...

ROOF.UNnE.

Eh bien! madame, êles-vous sa complice?

Vous chargez-vous poiir lui de tonte l'injustice? Et sa !iiain qu'il vous tend vous plaît-elle h ce prix ?

Vous la vouliez tantôt teinte du sang d'ttn lils , It je puis l'accepter teinte du sang d'un frère

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