ALCIDON, DORIS
ALCIDON
Adieu, mon cher souci ; sois sûre que mon âme Jusqu'au dernier soupir conservera sa flamme.
UORIS.
Alcidon, cet adieu me prend au dépourvu, Tu ne fais que d'entrer ; à peine t'ai-je vu : C'est m'envier trop tôt le bien de ta présence. De grâce, oblige-moi d'un peu de complaisance ; Et puisque je te tiens, souffre qu'avec loisir Je puisse m'en donner un peu plus de plaisir.
ALCIDON
Je t'explique si mal le feu qui me consume, Qu'il me force à rougir d'autant plus qu'il s'allume. Mon discours s'en confond, j'en demeure interdit ; Ce que je ne puis dire est plus que je n'ai dit : J'en hais les vains efforts de ma langue grossière, Qui manquent de justesse en si belle matière, Et ne répondant point aux mouvements du caiu Te décou\Tent si peu le fond de ma langueur. Doris, si tu pouvais lire dans ma pensée. Et voir jusqu'au milieu de mon âme bles:'' ■,