‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 132 sur 1093 · HT, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

HT, SCÈNE VII

Ne craigne aucunement qu'on lui donne le change ; Moi-même j'ai tant fait, que ma lille aujourd'hui , ( Le croirais-tu , Géron.? ) a de l'amom- pour lui.

GÉRON

Florange, impatient de n'avoir pas encore L'entier et libre accès vers l'objet qu'il adore , Ne pourra consentir à ce retardement.

CHRYSANTE

Le tout en ira mieux pour son contentement. Quel plaisir aura-t-il auprès de sa maîtresse. Si mon fds ne l'y voit que d'un œil de rudesse , Si sa mauvaise humeur ne daigne lui parler, Ou ne lui parle enfin que pour le quereller ?

GÉRON

Madame, il ne faut point tant de discours frivoles. Je ne fus jamais homme à porter des paroles , Depuis que j'ai connu qu'on ne les peut tenir. Si monsieur votre fds... i

CHRYSANTE

Je l'aperçois venir.

GÉRON

Tant mieux. Nous allons voir s'il dédira sa mère.

CHRYSANTE

Sauve-toi ; ses regards ne sont que de colère.

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