SCÈNE IL
FLORAME
Jamais neverrai-je finie
Cette incommode affection,
Dont l'impitoyable manie
Tyraimise ma passion?
Je feins , et je fais naître un feu si véritable. Qu'à force d'être aimé je deviens misérable.
village. Et parce qu'il y en a plusieurs , chascun marque au .fjuartier qui luy est donné par le mareschal des logis , escrivant à la porte du logis le nom et la qualité de celuy qui y doibt loger, avec son paraphe. »
' Planche se prend pour un ais tout plein et uni , porté sur iesdeux bords d'un fossé, pont, ruisseau, ou riverote, ou sur les croupes de deux murailles servant à passer d'un lez àl'aultre ; pour lequel usage de ladicte planche on dict, par métaphore, faire la planche aux suyvants, quand plusieurs ont à passer par une affaire diflicile , et l'un en faict l'ouverture , et fraye le «hemin le premier. (NicOT, Thresorde la langue française.)
Toi qui m'assièges tout le jour,
Fâcheuse cause de ma peine ,
Amarante, de qui l'amour
Commence à mériter ma haine , Cesse de te donner tant de soins superflus ; Je te voudrai du bien de ne m'en vouloir plus.
Dans une ardeur si violente ,
Près de l'objet de mes désirs ,
Penses-tu que je me contente
D'un regard et de deux soupirs ?
Et que je souffre encor cet injuste partage Où tu tiens mes discours, et Daphnis mon courage ?
Si j'ai feint pour toi quelques feux ,
C'est à quoi plus rien ne m'oblige :
Quand on a l'effet de ses vœux ,
Ce qu'on adorait se néglige.
Je ne voulais de toi qu'un accès chez Daphnis : Amarante, je l'ai ; mes amours sont finis.
Théante , reprends ta maîtresse ;
N'ôte plus à mes entretiens
L'unique sujet qui me blesse,
Et qui peut-être est las des tiens.
Et toi , puissant Amour, fais enfin que j'obtiemie Un peu de liberté pour lui donner la mienne !