III, SCENE
Qui n'en sont pas toujoms de fort siirs témoignages i Je n'ai que sa parole, et ne veux que sa foi.
PHILANDRE
Je connais donc quelqu'un plus avancé que toi.
TIRCIS
J'entends qui tu veux dire, et pour ne te rien feindre, Ce rival est bien moins h redouter qu'à plaindre. Éraste, qu'ont banni ses dédains rigoureux...
PHILANDRE
Je parle de quelque autre un peu moins malheureux.
Je ne connais que lui qui soupire pour ello,
PHILANDRE
Je ne te tiendrai point plus longtemps en cervelle :
Pendant qu'elle t'amuse avec ses beaux discours ,
Un rival inconnu possède ses amours ;
Et la dissimulée au mépris de ta flamme.
Par lettres, chaque jour, lui fait don de son âme.
TIRCIS
De telles trahisons lui sont trop en horreur.
PHILANDRE
Je te veux , par pitié , tirer de cette erreur. Tantôt, sans y penser, j'ai trouvé cette lettre ; Tiens , vois ce que tu peux désormais t'en promettre.